Psy, gay et quinqua, il se suicide avant la parution de son livre... sur le bonheur
REVUE DE PRESSE. Juste après avoir fini son «guide du bonheur pour les gays de quarante ans et plus», Bob Bergeron s'est donné la mort dans son appartement new-yorkais. En laissant une dédicace plutôt angoissante sur l'un de ses ouvrages.
Il avait tout pour réussir. Bob était psychothérapeute, beau, talentueux et finissait tout juste d'écrire son guide pratique à destination des gays qui redoutent de vieillir. Pourtant, il n'a pas su faire face à ses propres démons, et s'est suicidé à quelques semaines de la parution de son ouvrage. C'est son histoire que raconte le New York Times dans un long article paru samedi.

Psychothérapeute à succès
Ces dix dernières années, Bob Bergeron était devenu un psychothérapeute réputé du milieu gay new-yorkais. Dans son cabinet à Manhattan, il aidait ses patients et traitait leur anxiété, notamment face au vieillissement et à la fameuse crise de la quarantaine. Récemment, il avait même fini d'écrire un livre de conseils: The Right Side of Forty: The Complete Guide to Happiness for Gay Men at Midlife and Beyond («Le bon côté de la quarantaine: le guide du bonheur pour les gays de quarante ans et plus»).
Et pourtant, à 49 ans et à quelques semaines de la parution de son guide, Bob Bergeron s'est donné la mort dans son appartement du quartier de Chelsea. Sur un exemplaire de son livre retrouvé chez lui, Bob avait écrit une note à l'attention de ses proches dans laquelle il avait précisé: «ce livre est un mensonge écrit à partir de fausses informations». Le titre ne sera finalement pas publié.
Crise de la cinquantaine
Bob Bergeron a-t-il eu du mal à faire face à sa propre crise de la cinquantaine? Dans un article du New York Times, Bob est comparé au héros d'un roman gay des années 70, In Dancer from the Dance, qui préfère se suicider plutôt que vieillir et voir sa beauté flétrir.
Sur son blog, l'homme écrivait pourtant: «j'ai une image précise de ce qui se passe après 40 ans et je peux dire que c'est une grande perspective, pleine de joie. On se sent toujours sexy, on est plus à l'aise avec les autres hommes et l'on a du plaisir à prendre soin de nous».
Angoisse et isolement
Le New York Times évoque aussi l'état de stress intense dans lequel se trouvait le psychothérapeute avant la sortie de son livre. Son ex-petit ami confie: «il pensait remporter beaucoup de succès avec son guide, peut-être aller dans des talk-shows, pourquoi pas celui d'Oprah? Mais je pense qu'il a réalisé que tout ça n'arriverait peut-être pas».
Un autre ami de Bob évoque aussi son isolement: «je suis allé sur sa page Facebook récemment, il avait plus de mille amis. Mais il y a les connaissances et il y a les amis. Je pense qu'il avait sûrement beaucoup de connaissances, et en réalité peu d'amis».
Regardez cette vidéo dans laquelle Bob Bergeron soutient la légalisation du mariage gay à New York (en anglais):

Vous avez plus de 40 ans? Y'a t-il une recette pour être un gay quadra et heureux? Partagez vos expériences!










LES CHAÃŽNES 











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De Ark_Clive
«ce livre est un mensonge écrit à partir de fausses informations».
C'est lourd très de sens comme phrase (en plus d'être un glauque...).
Comme quoi il est impossible de théorisé le "bonheur", mais le souci c'est qu'il incarné un certain idéal homo.
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De Benji - j'étais un maximonstre
Qu'est-ce que le bonheur ? une succession de petits moments de bonheur que l'on choisit d'associer, à mon sens. C'est une manière de voir. Irrationnel avant tout.
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De Yama
@ ark clive Comment tu peux dire qu'il incarnait un certain idéal homo ? C'est absurde et son suicide le prouve ... ...J'ai 52 ans et je viens de me Paccer avec un mec adorable et je ne dirai jamais que j'ai réussi ma vie et je ne voudrai surtout pas que l'on s'idéalise à mon sujet ... ..J'écris aussi un bouquin mais je ne rêve pas de plateau télé je n'aurai pas cette mégalomanie de plus je n'ai pas le gout du paraitre ce que ce mec portait en lui ... A trop vouloir rester jeune on oublie de se regarder tel que l'on est ....Bien à toi
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De vpi79
Un dernier livre écrit comme une tentative d'exorcisme ? Une quête encore de sa propre identité, pour se persuader que le bonheur existe quand soi-même on n'y croit plus et qu'on espère encore pouvoir se forcer à le trouver par l'écriture ? Un dernier appel pour espérer être entendu, voire même contredit, bref pour qu'on s'intéresse à lui au lieu que ce soit les autres qui s'intéressent à lu uniquement pour son image superficielle ?
Certains écrits livrent les démons de leurs auteurs. Mais sont-ce de mauvais livres pour autant ? Sinon aurait-on jamais eu cette merveille d'écriture que sont les « Fleurs du Mal » ?
Parfois aussi les mensonges les mieux fabriqués par leurs auteurs sont aussi les plus intéressants à lire et analyser. Ils aident aussi à réfléchir sur nous-mêmes. Espérons donc que ce livre sera publié quand même. Non pas pur le prendre au pied de la lettre, comme une recette du bonheur, mais chercher à comprendre ce qu'on peut trouver en soi et qui fait qu'on se dit que finalement c'est bien aussi d'être vivant, et que notre bonheur ne dépend pas de l'image que nous donne les autres.
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De Benji - j'étais un maximonstre
Une manière de voir. Irrationnelle avant tout. Le monde a la beauté du regard qu'on y pose (correction post précédent).