Portugal: la cour constitutionnelle ne veut pas du mariage homo
Le tribunal a rejeté la requête de deux lesbiennes qui estimaient que le mariage réservé aux hétérosexuels violait les principes constitutionnels de non-discrimination. Mais le débat est relancé sur le terrain politique.
Deux lesbiennes portugaises, qui avaient introduit un recours en justice pour pouvoir se marier, ont été déboutées par le Tribunal constitutionnel, selon un jugement rendu public vendredi. Il n'en fallait pas moins pour relancer le débat sur la légalisation du mariage gay au Portugal.
«Pas de violation de la Constitution»
Actuellement, le mariage entre personnes du même sexe y est interdit par le code civil qui définit le mariage comme l'«union de deux personnes de sexes différents». C'est cette définition que les plaignantes voulaient voir invalidée par le tribunal constitutionnel, considérant que «la Constitution du Portugal interdit toute discrimination en fonction de l'orientation sexuelle».
Dans son jugement, le Tribunal constitutionnel a cependant estimé que le droit au mariage homosexuel n'était «pas imposé» par la Constitution, et que son interdiction ne constituait «ni une violation des principes de dignité et d'égalité, ni une violation de la Constitution».
Promesse électorale
Cette décision a immédiatement rouvert le débat sur le mariage gay que les socialistes au pouvoir ont promis d'autoriser en cas de victoire aux législatives du 27 septembre.
Pour Miguel Vale de Almeida, militant des droits des homosexuels et candidat socialiste aux législatives, «le Tribunal constitutionnel ne s'est pas opposé au mariage homosexuel, il dit seulement qu'il s'agit d'une décision
parlementaire et politique».
Mises en garde de l'Eglise
En octobre dernier, le Parlement portugais avait rejeté une proposition de loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe. Les socialistes, qui disposent d'une majorité absolue à l'Assemblée, avaient alors voté contre, expliquant que le débat n'était «pas encore mûr» dans la société portugaise, très majoritairement catholique.
Depuis, le Premier ministre José Socrates, candidat à un second mandat et favorable à titre personnel au mariage homosexuel, a inscrit cette proposition à son programme électoral, en dépit des mises en gardes répétées de l'Eglise catholique qui a jugé que cette question allait «diviser les Portugais».
Avec AFP.




















0
De Fastbear
« cette question allait «diviser les Portugais» »
.
Ca ne vas pas diviser les portugais, ils sont contre ! Il ne faut pas croire que parce que c'est la même péninsule c'est le même esprit que l'Espagne. Et encore en Espagne... L'esprit varie beaucoup suivant la ou on est.