Nantes: une manif vendredi pour dire «Stop aux discriminations!»
Le centre LGBT de Nantes appelle à un rassemblement place Royale, vendredi 2 octobre, à 17h30, pour dénoncer les agressions homophobes. Son président, Nicolas Liebenguth, s'en explique. Mise à jour 2 octobre: un mineur a été condamné pour l'une des agressions homophobes.
TÊTU: Qu'attendez-vous de ce rassemblement et en particulier des pouvoirs publics ?
Nicolas Liebenguth: Nous espérons une forte mobilisation des membres LGBT et des hétéros sympathisants pour rappeler qu'aujourd'hui, il existe toujours des discriminations et des violences en rapport avec l'orientation sexuelle, et qu'il faut lutter contre cela. Les pouvoirs publics doivent prendre conscience de ces discriminations. Car à l'heure actelle, lorsqu'une agression se produit, c'est souvent nous qui demandons au procureur de la République d'accepter de reconnaître le caractère homophobe des violences, et c'est nous qui avons à le prouver.
Envisagez-vous d'autres actions par la suite ?
Après cette manifestation, nous poursuivrons la journée par un débat sur l'homophobie, à 20 h, à la salle de conférence de la Manufacture, en présence de différentes associations et d'un avocat. En revanche, nous ne manifesterons pas au cours du procès qui doit se tenir prochainement pour l'agression homophobe de juillet dernier* (lire notre article, NDLR), car nous ne voulons pas mettre la pression sur la justice. Nous aurions tout à y perdre.
Nantes avait la réputation d'une ville tolérante, ne serait-ce plus le cas ?
Non, on ne peut pas dire cela. Nous avons simplement constaté une augmentation des agressions à caractère homophobe depuis janvier. Mais on ne peut pas dire s'il s'agit réellement d'une augmentation ou si c'est le nombre de victimes plaignantes qui a augmenté.
Propos recueillis par Nicolas Héry. Photo: Nicolas Héry.
* Mise à jour 2 octobre: Lors d'une audience de cabinet du tribunal pour enfants, un mineur a été condamné aujourd'hui à 1.500 euros de préjudice moral envers la victime de l'agression homophobe de juillet dernier. Les quatre majeurs seront jugés en janvier 2010. La manifestation d'aujourd'hui a réuni 200 personnes et des élus de la Ville de Nantes toutes tendances confondues, sauf l'UMP.












0
De triskel
j encourage cette action -réaction !