MONDO LESBO: A Berlin, la scène lesbienne s'amuse et laisse le féminisme aux garçons!
Votre Mondo Lesbo continue! Avec aujourd'hui Berlin et sa fameuse scène lesbienne queer. Contre toute attente, notre correspondante TÊTUE tord le cou aux clichés, en montrant que les femmes ont laissé le féminisme aux hommes, et que les lesbiennes, elles, très fêtardes, s'éclatent dans de multiples soirées mainstream ou alternatives.
Avec ses 115 bars, clubs, hôtels et saunas gays, Berlin est sans aucun doute une des capitales européennes les plus queer du moment. Pourtant, le régime autoritaire de la RDA n'est tombé qu'il y a à peine vingt ans. A partir de la fin des années 70, l'Eglise évangélique, opposée au régime en place, a abrité les premiers courants féministes et lesbiens est-allemand. Les groupes de travail ne comptaient pas plus de trente habituées et l'homophobie était très forte dans une société qui paradoxalement prônait la formation des femmes et leur indépendance financière. Ainsi, comme l'explique l'ancienne députée Verts Christina Schenk, «avec le bouleversement de l'automne 89, les embryons de mouvements de femmes ont pu prendre une force sociale».
Un féminisme pratiqué de plus en plus par les hommes
L'engouement politique est aujourd'hui quelque peu retombé. Bien qu'il y ait une identité féministe partagée par les hétéros et les lesbiennes, peu s'engagent vraiment. Le pavé berlinois regorge pourtant de Frauenzentrum (centres pour les femmes) mais à l'intérieur, on a plutôt l'impression de tourner un remake de Good Bye Lenin. Ce qui saute aux yeux aussi c'est qu'ici le féminisme n'est pas intergénérationnel. Ainsi, Romy, la trentaine, citadine et féministe jusqu'au bout de ses ongles manucurés, avoue ne faire partie d'aucune association: «J'ai essayé mais je devais travailler avec des femmes qui pensaient comme Alice Schwarzer qu'on ne peut pas être féministe si on se maquille donc ça n'a pas collé». A Berlin, le féminisme qui fait sensation en ce moment, c'est celui pratiqué par les hommes, notamment à l'intérieur du mouvement Antifa où de plus en plus de groupes de garçons se forment pour dénoncer le sexisme et... la hiérarchie masculine!
La tolérance ça s'apprend à l'école
A 1h30 de Paris, Berlin offre un dépaysement total: très larges trottoirs, vélos à gogo, passants lookés et sentiment de sécurité attendent les petites Frenchies. Marie, une lesbienne française résidente à Berlin, explique qu'«à Paris, je n'ai pas peur, mais je ne me sens pas à l'aise en rentrant chez moi le soir, encore moins accompagnée d'une fille alors qu'ici les gens n'ont même pas l'air de remarquer si c'est deux filles ou un couple hétéro qui s'embrasse». Cependant, l'homophobie existe et c'est pour cela que la ville ne cesse de développer des programmes d'informations et de tolérance à l'homosexualité, notamment auprès des écoliers. Ainsi, chaque professeur d'école possède une sorte de fiche technique pour pouvoir répondre aux questions des jeunes et organiser des jeux de rôles en vue de «détabouïser» l'homosexualité. Cette tendance continue à la fac où les Berlinois peuvent étudier les Queer Theories, l'histoire de l'homosexualité au XXème siècle ou encore la littérature lesbienne.
Des lesbiennes qui regrettent de ne pas faire la fête avec les garçons
A Berlin, sortir est un vrai sport. Et oui, il faut avoir de l'endurance ! Les soirées lesbiennes s'enchaînent chaque semaine sans se ressembler. Le milieu accueille en fait deux «scènes» principales: les mainstream et les alternatives. Ainsi, les premières préfèreront danser au Schwuz, une des premières boîtes gays de Berlin, ou alors dans la belle salle style RDA du Kino International lors de la soirée bimensuelle Girlstown. Les alternatives-queer, elles, se réserveront par exemple pour la Female Attack d'où elles sortiront au petit matin faisant leurs premiers pas à l'air libre au beau milieu des tags du RAW-Tempel, cet ancien hangar où auparavant on réparait les trains. Selon la dj Marsmädchen, pilier énergique du milieu lesbien «c'est vraiment dommage qu'il n'y ait pas plus de mélange entre les différentes tendances lesbiennes. D'ailleurs, on ne peut pas vraiment parler de "communauté" homo à Berlin car les seuls mecs qui viennent aux soirées lesbiennes accompagnent en fait leurs potes filles». Et sinon un conseil pour draguer les Allemandes? «Soyez o-ffen-sives! Et puis les filles raffolent de l'accent français. Moi malheureusement je ne parle pas cette langue, enfin je connais juste les bases comme «Voulez-vous coucher avec moi ce soir?». Ok, c'est noté!















LES CHAÃŽNES 














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De ZeFlatteuz
cool cool... ça donne bien envie d'aller tâter de la berlinerin !!!