Los Angeles: au cœur d'une manifestation anti-Prop 8
Reportage photo dans le quartier historique du Pueblo de Los Angeles, à la veille de l'examen par la cour suprême de Californie de la «Proposition» contre le mariage des couples homosexuels.
A Los Angeles, Coralie Garandeau pour TÊTU.

La procédure judiciaire contre la Proposition 8 débute aujourd'hui en Californie, où des dizaines de veillées étaient organisées par les supporters du mariage gay. En jeu, l'avenir de 18.000 unions prononcées depuis juin 2008.
Ils ne sont pas venus manifester à Los Angeles hier, mercredi 4 mars, pour influencer la justice, mais pour «raconter aux gens leur histoire, leur bataille avec la foi, la famille, cette histoire universelle que nous partageons tous en temps qu'êtres humains», lance Lisa Pavell à la foule qui se presse autour du kiosque. La veillée organisée par les opposants à la proposition 8 dans le quartier historique du Pueblo de L.A. a réuni quelque 200 personnes sous une pluie battante. Les participants de la veillée ont choisi de «montrer leur force en tant que communauté». «Nous avons besoin que tous les Californiens soient derrière nous», répètent-ils.
Francis et Marcos, 27 et 28 ans (photo ci-dessous), travaillent dans l'industrie du film et viennent de fêter leurs cinq mois de mariage. «On pensait vraiment qu'on allait gagner contre la Proposition, on a été très déçus», disent-ils. Ce soir, ils ont remis leurs costumes pour une courte cérémonie de renouvellement des vœux du mariage, prononcée par le maire de la ville Antonio Villaraigosa (dernière photo), ardent supporter et réélu depuis deux jours. «On a fêté hier soir sa réélection à West Hollywood, la communauté homo constitue son électorat!». Sur l'écran, le diaporama monté par «Courage Campaign» montre des dizaines de couples mariés et leur famille brandissant les slogans «Ne divorcez pas mes mamans», «Ne soyez pas Gaycists» ou «Ne brisez pas 32.000 cœurs» sous l'air de la chanson Fidelity de Regina Spektor, devenue l'hymne de la campagne. Six autres couples en tenue de fête entourent le maire sur la scène, les mains enlacées, visiblement émus. «Les droits sont les droits, ils ne peuvent être retirés, niés ou soumis aux électeurs de temps en temps» scande Villaraigosa.




















