L'étrange alliance des homophobes et des homos anglais... pour le droit de s'insulter
Pour avoir le droit de se combattre verbalement, homos et homophobes anglais ont décidé de s’allier dans la campagne «Feel free to insult me». Une arme à double tranchant.

Il est rare de voir des ennemis faire cause commune, mais ça l’est encore plus quand ils se battent pour… le droit de s’insulter! La campagne anglaise «Feel free to insult me», («Soyez libres de m’insulter») a pourtant réussi cet exploit. On y trouve l’activiste LGBT Peter Thatchell aux côtés de parlementaires conservateurs et du Christian Institute, ceux-là même qui s’opposent plus ou moins violement au mariage gay. Mais Thatchell estime qu’il ne se compromet pas dans cette alliance: «La liberté d’expression appartient à tous, mêmes à ceux avec qui vous êtes en désaccord. L’échange libre d’idées – y compris injurieuses – est la caractéristique principale d’une société libre et démocratique. Nous avons mis nos différences de côté pour défendre cette liberté.»
En d’autres termes, pour avoir le droit d’attaquer verbalement ses ennemis d’hier et de demain, Peter Thatchell s’allie avec eux aujourd’hui. Cela signifie bien sûr que ces mêmes ennemis pourront l’attaquer aussi, mais c’est le prix à payer, estime-t-il.
Amis aujourd’hui mais ennemis de toujours
C’est contre une partie de la section 5 du Public Order Act de 1986 que «Feel free to insult me» se bat. Ce texte interdit les «mots ou comportements insultants» susceptibles de provoquer des «persécutions, l'inquiétude ou le désarroi». Peter Thatchell a déjà été arrêté pour avoir enfreint cette loi, notamment lorsqu’il manifestait contre le groupe islamiste Hizb ut-Tahrir, qui appelait à l’exécution des homosexuels.
D’un autre côté, des religieux qui expliquaient aux passants qu’être gay est un péché avaient aussi été arrêtés, de même que les membres de l’Eglise Baptist de Westboro brandissant des panneaux appelant à «la peine de mort pour les tapettes».
Un risque pour les gens vulnérables
Cette campagne pourrait bien avoir du succès. Selon un sondage, 62% des parlementaires estimeraient que ce n’est pas à l’Etat de réguler les insultes. Seuls 17% pensent que le droit à l’insulte empêcherait la police de protéger la population correctement. C’est aussi le point de vue de Maître John Cooper: «Ceux qui ont monté cette campagne sont des gens sûrs d’eux et assez forts pour ignorer les insultes. Mais la loi n’est pas là pour les protéger eux, elle est là pour les personnes vulnérables. Pour certains, une insulte particulièrement vicieuse peut être aussi dangereuse qu’un poing dans la figure.»
«Feel free to insult me» assure que cette réforme n’enlèvera aucune protection à la population. La loi «protège contre les comportements menaçants et abusifs, et cela suffit comme garantie». La campagne a débuté mercredi 16 mai. Si elle fait déjà grand bruit, il est trop tôt pour mesurer sa popularité.
Regardez David Davis (photo ci-dessus), membre du Parlement, expliquer pourquoi il soutient cette initiative (en anglais):










LES CHAÃŽNES 











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De Phil86
C'est crétin (et typiquement anglo-saxon), l'insulte homophobe ne fait pas partie de la liberté d'expression, pas plus que l'insulte raciste. Et c'est dangereux pour les homos vulnérables, en particulier les jeunes.
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De Benji - j'étais un maximonstre
La liberté de s'insulter cible uniquement les gens les plus fragiles puisque qu'on cible l'aspect physique, le sexe, la religion, l'orientation sexuelle... et va donc à l'encontre du principe de la République française, d'égalité.
Aux principes de liberté et d'égalité, qui font partie de la devise chère à la France, les Anglo-Saxons préfèrent le monopole de la liberté d'expression. D'où ce débat incompréhensible au pays des Lumières...
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De assistentedivolo
On peut très bien exprimer son opinion sans pour autant s'insulter, il suffit juste d'avoir des arguments ...
Mais apparemment les anglo-saxons (au nom de l'image un peu biscornu qu'ils ont) de la liberté d'expression ne l'ont pas compris ...
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De Phil86
faut dire que pour certains, être simplement qualifiés "de droite" (ce qu'ils sont) est une insulte ^^
et quand un tétunaute a des positions idéologiques fascisantes, le traiter de facho n'est pas une insulte, c'est juste un constat... comme de se faire traiter de gaucho...
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De Phil86
tu noteras sevilla que les *SEULS* contre lesquels je déchaine mes foudres, ce sont les extrême-droitistes qui s'expriment ici et qui répandent des idées xénophobes, voire racistes, et souvent pour le moins très complaisantes avec l'homophobie et les homophobes... je ne sache pas que le racisme, la xénophobie et la défense de l'homophobie soient des principes défendables dans notre République...
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De Didier56
Quelle régression. On ne devrait pas pouvoir insulter les gens sur ce qu'ils sont, par contre sur ceux qu'ils pensent (islamistes) c'est essentiel pour maintenir la démocratie
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De FakeFrenchBoy
Je pense que les insultes sont faits par des cons, (j'insulte qui?) par contre le droit à l'expression libre est clairement plus protégé en Angleterre. Ce n'est pas une régression, juste un moyen de provoquer le public parce que chaque parent intelligent dira à ses enfants que c'est mauvais de s'insulter, pas illégal, mauvais. Par contre des insultes à répétition seraient clairement classé comme du harcèlement et la loi «protège contre les comportements menaçants et abusifs, et cela suffit comme garantie» comme c'est marqué. Autre culture, autre façon d'agir. On n'a pas le monopole de la pensée en France.
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De Didier56
Non mais alors qu'on applique les mêmes principes pour tous. Qu'on puisse insulter les gens sur leurs couleurs de peau, qu'on puisse nier le génocide. Ce serait de la régression mais au moins ça aurait le mérite d'être cohérent. Quand je pense qu'on parle de la prétendue islamophobie en Europe, qu'on s'occupe d'abord des vrais problèmes de discriminations.
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De Body non buildé
d'accord avec Phil