Les secrets de fabrication des sextoys au féminin
Depuis quelques années, le marché des sextoys spécialement conçus pour les femmes se développe à grande vitesse. Mais comment fabrique-t-on ces jouets? Reportage dans les coulisses d’une de ces entreprises qui visent le public féminin. Ici, les sextoys sont design, colorés, funs, et surtout efficaces. Peut-être parce qu'ils sont réalisés par des femmes pour des femmes...

La designeuse Verena Michel crée des jouets flashy aux formes improbables.
Une énorme boîte de crayons de couleur, des livres de botanique, un ordinateur branché sur un logiciel de dessin 3D... et une dizaine de godes et de vibros aux couleurs flashy et aux formes improbables: bienvenue sur le bureau de Verena Michel, designeuse pour la marque allemande Fun Factory. A 28 ans, et déjà de nombreux prix internationaux de design en poche, son travail est de concevoir, chaque année, six à huit nouveaux sex toys. «On cherche à s'éloigner de la forme phallique pour trouver de nouvelles formes qui combinent esthétique et efficacité. Ma dernière création en date est un mini-vibro à double stimulation, vaginale et clitoridienne pour lequel je me suis inspirée de la forme des bourgeons sur une tige.»
Des toys pour les femmes
L'entreprise n'oublie pas les lesbiennes, avec par exemple le «Share», un double dildo pour celles qui aiment se faire plaisir et faire plaisir en même temps. Le dernier né de la marque, le Yoo, est, lui, un véritable ovni au pays des jouets érotiques. «Il est juste composé de trois boules. Deux sont équipées de moteurs vibrants et désynchronisés.», décrit Valérie Palmiéri, la chef des ventes. «On ne donne pas de mode d'emploi, on laisse les utilisatrices jouer avec leur imagination, et expérimenter elle-même toutes les possibilités.»
La compagnie brêmoise a été une des premières à sortir des sentiers battus du gigantesque pénis en plastique moulé, apanage des sex toys des années 80. «En 1996, la femme de Dirk Bauer, notre PDG, a ouvert un sex-shop féminin... mais ils ont eu beau chercher, ils n'ont pas trouvé de jouets réellement faits pour les femmes, retrace Ilona Offermann, directrice marketing. Alors c'est sur un coin de table qu'ils ont créé les premiers godes en silicone colorée, en forme de pingouin.»
Etre à l'affût des tendances
C'est un succès immédiat. Vite dépassé par la demande, Dirk fonde son entreprise et «industrialise» peu à peu sa production. Mais il garde en tête l'essentiel: les femmes modernes sont en demande de produits d'un autre type, beaux, sains, amusants à utiliser. Une tendance qui s'étend progressivement dans toute l'Europe et particulièrement en France. «Il y a sept ans, nous ne faisions aucunes ventes en France, précise Valérie, et aujourd'hui, les Françaises sont nos deuxièmes acheteuses après les Allemandes!»
Pour durer dans le milieu, il n'y a pas de secret: il faut rester à l'affût des tendances. «Nous sommes constamment à l'écoute du marché, car nous vendons directement nos produits aux boutiques et demandons les retours de nos clientes, explique Ilona. On se rend compte que les femmes sont de plus en plus attachées aux problématiques de qualité, de santé. Elles cherchent des produits qui n'ont pas d'odeurs, sont waterproof, et se nettoient facilement. Il y avait aussi une demande croissante en produits plus écologiques, ce qui nous amené à créer un système unique de recharge sur secteur pour éviter les piles. Enfin, niveau couleur, on cherche à sortir des sentiers battus, en proposant notamment un nouvel orange très vif. La réponse clientèle a été très bonne... sauf en France où les consommatrices préfèrent des tons rosés très classiques. »
Testés et approuvés
Une fois les besoins identifiés, c'est aux designeuses de l'équipe de plancher sur de nouveaux modèles. «L'objectif est de combiner au mieux fonctionnalité et esthétisme... mais à la fin, c'est tout de même la fonctionnalité qui prime!», insiste Verena. C'est d'ailleurs pour vérifier la fonctionnalité ultime de ses prototypes -provoquer un orgasme!- que l'entreprise s'est dotée d'un panel de testeurs.
Hommes, femmes, homos ou hétéros, les testeurs sont avant tout des expérimentateurs exigeants capables de suggérer des modifications précises, comme le souligne Valérie. «On leur envoie un prototype suivi d'un questionnaire très détaillé sur la taille, la forme, la courbure, les angles, la surface etc., qui va permettre de peaufiner le design. Par exemple, le «Delight» était un «S» parfait, mais après retour de nos testeuses, nous avons dû y rajouter une petite bosse faisant office de stimulateur clitoridien... au grand dam du designeur d'ailleurs!». Mais ne rêvez pas, la marque est déjà assaillie de demande et ne cherche pas de nouvelles testeuses. Pour tester le travail de Verena, Valérie et Ilona, il vous faudra donc vous rendre dans votre sex-shop préféré...
Photos de Verena Michel: Stéphane Rabut.
Photos d'illustration: DR.











LES CHAÃŽNES 














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De J_P_M
"Sextoys"... Bof, bof, bof. On appelle ça des "godes", voilà tout. C'est-à -dire des trucs qu'on cherche à vous vendre à tout prix. Là , vous tombez dans la com', à l'instar de la presse tout entière.
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De Violette
Ma compagne et moi en utilisons, parce que nous sommes curieuses et à l'affut de nouvelles sensations. Mais nous ne sommes pas accros au point de délaisser les méthodes classiques :-)
J'adore ces couleurs flashy et ces formes design.
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De EmilieC
absolument pas. "Sextoys" est un terme beaucoup plus large que "gode" qui comprend aussi les vibros, les boules de geisha, les plugs, etc, etc. C'est vraiment dommage que tu te permettes de parler sur des trucs que tu ne connais pas. la prochaine fois n'hésites pas: abstiens-toi.