Les eurodéputés exhortent la Lituanie à renoncer à son projet de loi homophobe
Le parlement européen a voté hier une résolution rappelant à l'Etat balte les textes de l'Union qui s'opposent clairement au projet de pénaliser la «promotion» de l'homosexualité.

Encore en étude par le Parlement lituanien, une loi pourrait être modifiée afin de sanctionner la «promotion publique des relations homosexuelles» par des amendes allant de 580 à 2900 euros. Le 30 novembre, l'Agence européenne des droits fondamentaux avait déjà souligné dans un rapport le fait que cette loi serait susceptible de criminaliser quasiment toute description publique de l'homosexualité ou toute information à ce sujet (lire notre article). En effet, si elle était adoptée, cette mesure interdirait toute information auprès des jeunes et priverait évidemment les Lituaniens de toute Gay pride.
Appel au veto de la présidente
Les eurodéputés de gauche, libéraux et écologistes ont fait voter hier une résolution au Parlement européen en rappelant que «les institutions européennes et les États membres ont le devoir de garantir le respect, la défense et la promotion des droits de l'homme dans l'Union européenne, sans aucune distinction fondée sur l'orientation sexuelle». Dans leur résolution, les parlementaires ont souligné l'importance de l'accès à l'information pour les jeunes car «l'éducation sur la diversité sexuelle encourage la tolérance et l'acceptation des différences».
Les parlementaires ont aussi appelés la Commission à établir une feuille de route incluant des mesures concrètes afin de lutter contre l'homophobie et la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.
Les eurodéputés demandent en outre à la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite d'opposer son veto aux modifications de la loi si celles-ci sont adoptées par le Parlement de son pays invoquant le fait qu'elles sont contraires à la Constitution de la Lituanie. La présidente, ainsi que son ministre de la Justice, avaient déjà critiqué ces modifications juridiques (lire notre article).
«L'homophobie n'a pas sa place dans l'Union Européenne»
Jean Lambert, une eurodéputée écologiste britannique s'est félicitée du vote du Parlement qui «a envoyé un message clair au Parlement lituanien qui est que l'homophobie n'a pas sa place dans l'Union Européenne. Elle ne peut certainement pas être consacré dans une de ses législation.» Elle a d'ailleurs ajouté que «si la Lituanie désirait rester dans l'Union Européenne alors ses lois fondamentales devaient respecter notre corps commun de valeurs et les droits de l'homme, fondamentaux, notamment avec la liberté d'expression et l'égalité de traitement».
Les amendements de la loi interdisant «la promotion de l'homosexualité» devaient être votés en deuxième lecture par le Parlement lituanien le 16 décembre dernier. Cependant, cette question avait été retirée de l'agenda car elle n'avait pas été examinée par les commissions parlementaires concernées. Elle pourrait être mise à l'ordre du jour de la prochaine séance plénière au printemps de cette année.
Photo: DR.











LES CHAÃŽNES 














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De NémoGizmo
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De NémoGizmo
super!
l'Europe a aussi ses très bons côtés, quoi qu'en disent souverainistes, ronchons et autres nostalgiques...
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De LeBenji
Super ! L'Europe est incapable de condamner la loi liberticide sur la presse en Hongrie, ni de soutenir la révolution tunisienne, mais bon c'est vrai que pour les homos lithuaniens, elle a des bons côtés !
Parfois tu te contentes de bien peu mon cher NemoGizmo...
Ton euro-enthousiasme est bien mal placé (ou alors, c'est moi qui ne le supporte plus)
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De NémoGizmo
@ LeBenji:
il n'y a pas d' "euro-enthousiasme", l'UE a bien condamné la nouvelle loi hongroise, si si.
mais ici, j'ai juste écrit "l'Europe a AUSSI ses très bons côtés" (ce qui induit bien que d'autres côtés sont bien moins satisfaisants!!!), car en effet c'est si facile, si fréquent et même banal de critique l'Europe, quasi comme bouc émissaire.
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De LeBenji
"Le groupe socialiste du Parlement européen, présidé par Martin Schulz, a joint ses voix au groupe conservateur du PPE pour bloquer toute résolution sur la révolution tunisienne et sur la suppression de la liberté de la presse en Hongrie"
Coulisses de Bruxelles, Jean Quatremer le 18/01.
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/01/tunisie-hongrie-lhonneur-perdu-des-socialistes-européens.html
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De NémoGizmo
et bien c'est exact c'est 100% minable, oui.
j'ai trouve sur le net ceci, par l'AFP: "En démocratie, les médias contrôlent le pouvoir. Avec cette loi, c'est le pouvoir qui contrôle les médias et cela ne convient pas dans une démocratie", a relevé le chef des socialistes, l'Allemand Martin Schulz en demandant son retrait." (19 janvier)
et cela aussi:
"D'ici à la fin de cette semaine, nous enverrons une première lettre au gouvernement hongrois, lettre à laquelle les autorités hongroises devront répondre", a déclaré le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso, devant les députés européens réunis à Strasbourg." (18 janvier)
"La Commission européenne a annoncé vouloir demander des clarifications à propos de la réforme des médias, jugée liberticide par ses détracteurs." (20 janvier)
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De nerdavid
@LeBenji : oui, et l'Europe a bien raison de se taire sur la Tunisie, car ce pays ne fait pas et ne fera jamais partie de l'Union. MAM aurait dû se taire aussi parce que ça ne nous regarde en rien. Faudrait-il réagir s'il y avait une révolte au Honduras ? Ben non, bien sûr : parce que ça n'est pas notre affaire, et c'est valable aussi pour la Côte d'Ivoire, la Tunisie, la Corée ou l'Algérie, entre autres. Les vioques qui gèrent les le pays sont ancrés dans de vieilles idées post-colonialistes, mais j'espère que ma génération saura définitivement couper le cordon avec ces résidus de l'histoire.
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De LeBenji
@ Nerdavid :
Donc pour tout ce qui est en dehors de l'UE c'est pas notre problème ? Avec un tel raisonnement, les États-Unis ne seraient jamais intervenus en Europe en 1944.
Évidemment qu'un pays doit dire "je reconnais X comme chef d'État et futur interlocuteur légitime." C'est pas de l'ingérence.
@ NémoGizmo :
Je veux bien essayer de ne pas désespérer des institutions européennes, mais ma patience, comme celle de beaucoup d'autres citoyens, a des limites.
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De nerdavid
@LeBenji : je t'en prie, pas de ça. Les USA ont décidé de s'engager dans la guerre seulement après l'attaque de Pearl Harbor, avant, il ne voulaient majoritairement pas s'en mêler. Pour ce qui est de la reconnaissance du chef d'un Etat, c'est plus le problème de ce dernier qui recherche une légitimité internationale que celui des autres pays. Il n'y a aucun lien utile entre l'UE et la Tunisie. Si on stoppait toute relation diplomatique avec ce pays, il resterait encore un monceau de pays en voie de développement (cf. Europe de l'Est) pour servir de vivier de main d'oeuvre à bas coup aux grands groupe. Je n'ai rien pour ou contre la Tunisie, elle m'indiffère, cher LeBenji, et étant donné la réaction du parlement européen, je ne suis peut-être pas le seul à penser ça.
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De LeBenji
@nerdavid :
"Si on stoppait toute relation diplomatique avec ce pays, il resterait encore un monceau de pays en voie de développement (cf. Europe de l'Est) pour servir de vivier de main d'œuvre à bas coup aux grands groupes."
Magnifique ! Un peuple se soulève et cela t'indiffère. L'important pour toi, c'est d'avoir des pauvres pas loin pour les exploiter.
Boh, je crois que j'ai rien à rajouter. Tu as tout dit !
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De nerdavid
Non. On se s'est pas compris. ça n'est pas l'important pour moi, mais pour les grosses boites des pays occidentaux (les choses qui sont derrières les politiques et dictent leur conduite). Dans l'intérêt des salariés français, crois bien que je préférerais que les salaires, les conditions de travail et le niveau de vie soient les mêmes partout dans le monde, il n'y aurait plus de délocalisations.
Maintenant, libre à toi de t'intéresser à tous les évènements qui se déroulent partout sur la planète, à chacun ses centres d'intérêts, je ne vois pas pourquoi on devrait avoir les mêmes.
Bye.