Le retard de la Grèce est pointé du doigt par l'Europe
Ce pays, membre de l'Union européenne depuis 1981, offre aux homosexuels l'une des protections les plus faibles du continent.
Vassilis Hatzopoulos, l'expert légal désigné par l'Agence des droits fondamentaux (FRA) pour dresser un état des lieux de l'homophobie et de la discrimination subie par les gays en Grèce, a rendu un rapport pessimiste, voire alarmant, le 30 juin dernier. Si le droit grec est en conformité avec la législation européenne en matière d'égalité face au travail, sa mise en application concrète reste trop complexe pour qu'il soit efficace. En effet, trois commissions différentes sont habilitées à traiter une même plainte pour discrimination. Résultat: depuis 2000, aucun dossier n'a été traité par les instances juridiques. Liberté de mouvement, droit d'asile, regroupement familial et questions trans: sur aucun de ces sujets, l'auteur du rapport ne délivre un satisfecit à la Grèce, où les couples homosexuels ne sont, par ailleurs, toujours pas reconnus, alors qu'un pacs a été adopté dans plusieurs pays membres de l'Union européenne depuis 2004 seulement. Enfin, l'auteur souligne l'homophobie latente de la société grecque. Il l'attribue à la puissance de l'Église orthodoxe, au machisme affiché par la classe politique, à l'image négative des homosexuels transmise par les médias, à l'absence d'éducation sexuelle à l'école ainsi qu'à la mauvaise volonté récurrente des gouvernements successifs à traiter des sujets LGBT. Et ce, alors que la Grèce est membre de l'Union européenne depuis 1981!











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