Le projet de pacs hongrois revu... à la baisse
Le parlement présente une loi proposant un pacs bien différent de celui qu'il voulait faire adopter à l'origine.
La première loi ayant été jugée anticonstitutionnelle par une Cour suprême (lire article du 16 décembre), le parlement hongrois a présenté un nouveau texte. Or force est de constater que la nouvelle version du pacs à la sauce hongroise propose une union pour les gays bien en deçà de ce qui était prévu à l'origine.
Car dans le premier texte, les homosexuels devaient avoir exactement les mêmes droits qu'un couple marié hétérosexuel exception faite de l'adoption. Dans la nouvelle proposition de loi, présentée mercredi 11 février, on en est très loin. Finie la signature en mairie, c'est devant le notaire que les unions pourront être conclues. Adieu aussi le nom commun: il sera interdit d'utiliser le patronyme de son pacsé. Et envolés les rêves de transmission: la famille reste prioritaire sur le pacsé, afin de bien montrer que le Pacs ne saurait être le fondement... d'une famille, justement.
Mi-décembre, la cour suprême hongroise avait abrogé la loi sur le pacs quinze jours avant son entrée en vigueur, sous prétexte qu'elle concurrencait une institution, le mariage, protégée par la constitution. Le Premier ministre lui-même, défendant sa loi, s'était inquiété des dérives «fondamentalistes» des juges.


















De laurencedarabie
article extrêmement intéressant!