Le maire de Londres: Le mariage pour tous? «Où est le problème?»
Une évidence pour le maire de Londres, «une simple question d'égalité» selon le Premier ministre, la légalisation du mariage pour tous semble être en bonne voie Outre-Manche, malgré les grondements des opposants.

«Pourquoi diable interdire le mariage à qui que ce soit?» Cette question, c'est Boris Johnson, le facétieux maire de Londres, qui l'a posée dans une tribune publiée dans The Independent. Membre du pari conservateur majoritaire, il soutient la volonté de légalisation du Premier ministre, David Cameron, et du gouvernement actuel.
«Âge de pierre»
«Je ne vois pas où est le problème, écrit-il, le mariage est une vieille institution humaine, bien plus ancienne que les religions pratiquées aujourd'hui. Il est temps qu'il sorte de l'âge de pierre.» Ayant pris de soin de rappeler qu'aucun lieu de culte ne sera forcé de célébrer le mariage d'un couple de même sexe, le maire ajoute que, si on peut choisir sa religion, on ne choisit pas d'être «homo ou hétéro». Une évidence qui, avoue-t-il, lui a longtemps fait croire que le mariage gay était légal. «J'ai été totalement sidéré quand j'ai appris (que ce n'était pas le cas, ndlr)».
Ce n'est pas la première fois que Boris Johnson se prononce en faveur du mariage pour tous. Il avait été l'un des premiers membres du parti conservateur à le faire, et cet été il avait enregistré une vidéo pour «Out4marriage» où il se disait perplexe devant la volonté de dénier «l'heureux statut matrimonial» à qui que ce soit.
Au programme d'ici la fin de l'année
Dossier prioritaire
C'est durant la conférence annuelle des conservateurs à Birmingham que cette tribune a été publiée. Il faut dire qu'au premier jour de l'événement, une grande manifestation anti-mariage gay avait été organisée dans la même ville (lire notre article). Un certains nombres de membres du parti conservateur et de l'Eglise anglicane sont en effet contre cette légalisation, mais le Premier ministre a réitéré sa volonté de voir le mariage pour tous légalisé d'ici la fin de cette législature en 2015. C'est pour lui «une simple question d'égalité qui doit être traitée», selon une source proche de Downing Street, citée par The Independent. Le quotidien croit même savoir que David Cameron a demandé à ce que le dossier soit traité comme prioritaire. La loi pourrait donc être inscrite à l'agenda du parlement d'ici la fin de l'année, ajoute-t-il. Contrairement aux autres partis de gouvernement, les parlementaires conservateurs ne devront suivre aucune consigne, et seront totalement libres de leur vote.










LES CHAÎNES 











11
De Arthur-H
c'est vrai ça ou est le probléme !
3
De NémoGizmo
il a raison, mais rien n'est sûr de passer avant 2015... beaucoup de résistances dans le parti conservateur.
on aura l'égalité des droits, avec le mariage, avant eux :-P
0
De FakeFrenchBoy
Compte pas tes poules avant...
0
De Didier56
Cool, plein de bonnes nouvelles pour 2013, si tout va bien:
Mariage homo en France et au Royaume-Uni, adoption par le parent du conjoint en Suisse!
0
De vpi79
En attendant les Anglais sont beaucoup plus avancés que les Français en terme de pacte d'union civile.
C'est surtout pour ça que le maire de Londres croyait que ce mariage était déjà légalisé (même si ce pacte civil ne comprenait toujours pas la création d'une famille au sens civil).
Mais il a pu être guidé sur ce qui faisait encore des différences notables, et sur le fait que la reconnaissance des unions n'accordait pas le même niveau de protection légale des familles qu'un mariage civil complet (le mariage religieux ne confère, lui, aucune protection légale, même si en Angleterre un mariage civil *peut* être conclu devant un officiant religieux disposant de la délégation civile pour les prononcer et les enregistrer.
Ce en quoi je ne vois pas non plus pourquoi en France on oblige absolument à ce que tous les mariages civils soient faits devant un officiant civil et dans un lieu civil, quand la même cérémonie pourrait avoir lieu devant une entité religieuse ayant reçu la charge civile nécessaire, sans pour autant obliger les couples à passer devant un prètre, un rabin, un pasteur ou un imam pour se marier : on autorise bien les capitaines de navires à célébrer les mariages français quand ils sont hors des eaux territoriales françaises, à charge pour eux de les faire enregistrer devant l'autorité civile et, en attendant, à les consigner sur le livre de bord).
Les pasteurs anglais ou américains qui célèbrent les mariages civils n'obligent pas non plus les couples à se convertir dans la religion du célébrant. En cela ils exercent cette charge civile. (S'il y avait une telle obligation, ce ne serait plus reconnu comme un mariage civil). En faire un mariage religieux lors de la cérémonie reste du choix personnel des époux (en fonction de leur croyance), mais les formules et obligations officielles civiles liées à la charge doivent rester respectées, indépendamment des autres formules religieuses qui s'y ajoutent (mais qui n'ont qu'une valeur spirituelle et non légale).
Et d'ailleurs nombre de mariages civils devant un pasteur anglican ne donnent pas lieu à une cérémonie de mariage religieux, juste à une bénédiction (par exemple parce qu'il y a déjà des enfants et des témoins de la famille et des proches des époux, pour leur demander d'accueillir et accompagner les nouveaux membres de leurs familles et amis réunis et leur souhaiter aussi le même bonheur dans leur vie, qu'ils soient croyants ou non d'ailleurs).
De même tous les mariés civils en France qui vont ensuite faire une cérémonie religieuse devant un prêtre n'y vont pas pour célébrer un mariage religieux (les bénédictions simples sont fréquentes aussi, essentiellement destinées aux familles des époux ou de seulement l'un d'eux, particulièrement quand l'un d'eux n'est pas croyant ou est d'une autre religion et ne désire pas se convertir ni donner de sens religieux à son mariage civil).