Têtu : le magazine des gay et lesbiennes

Plutôt filles ?

Rejoignez Têtu et profitez d’infos personnalisées

Connectez-vous ou inscrivez-vous
Mot de passe oublié ?
» Inscrivez-vous
» Inscrivez-vous
 
fermer
GarconsGarçons
Fillesou Filles
Têtu/Têtue : personnalisez votre version
  • T
  • Actualités
  • Agenda
  • Clubbing
  • Associations
  • Cover boys
  • Têtu+
  • Le Mag
  • Blogs
  • Shopping
  • À ne pas manquer
  • Les blogs TÊTUE
  • Les blogs TÊTU
  • Découvrez l'équipe TÊTUE !
  • International
  • France
  • Santé
  • Culture
  • Média
  • People
  • Télévision
  • Élysée 2012
  • Le plus commenté : François Fillon contre le (...)
  • Spectacles
  • Concerts
  • Festivals
  • Expos
  • Colloques
  • Prochainement : Le Maxi Monster Music Show à Apt, PACA, Apt, le 01 (...)
  • Trouver un événement
  • Voir les galeries photos des soirées
  • Prochainement : CATHY, Paris, le 17 février
  • Trouver une association
  • Les rendez-vous associatifs
  • Le prochain événement associatif : Tournoi international de badminton, Tours, (...)
  • Tout nouveau : Jürgen, Ich liebe dich
  • Le plus maté : Andrew Stetson
  • Il fait réagir : Rodrigo Calazans
  • Têtu + édition 2010/11
  • Toutes les infos santé
  • Têtu + c'est le Guide d’information gratuit sur le VIH. Portraits, prévention... news santé
  • Sommaire du dernier numéro
  • Archives
  • Abonnement
  • David Gandy - Le député gay Franck Riester - Céline Dion à Las Vegas - Le (...)
  • L'ÉQUIPE DE TÊTU - La rédaction
  • La membre du jour: Catherine Le Bihannic
  • Accueil
  • Camarades de shopping
  • Sélection musicale TÊTU 168 - Juil/août 2011
numéro précédent
International
Solidarité internationale: Act Up zappe l'Elysée
numéro suivant
International
Lituanie: le Parlement européen attentif à une loi relative à l'homosexualité
 

Le long chemin des gays de Serbie pour se faire accepter

Par Rédaction vendredi 18 septembre 2009, à 11h03 | 2679 vues
Plus de: Serbie, Belgrade, lesbian & gay pride, Inter-LGBT

Partager :

|

REPORTAGE. A Belgrade, les militants des droits de l'homme -et l'homo de la rue- ne veulent pas céder à ceux qui menacent la gay pride, prévue ce dimanche, et qui s'annonce très tendue.



«L'amour dans la rue, les hooligans en prison!» proclamait l'an dernier une campagne contre l'homophobie.

Cela ressemble à une invitation à une soirée branchée, sous la forme de messages sur Facebook ou de courriels au contenu codé, expliquant à l'initié où il faut se rendre et à quelle heure. Mais les destinataires de ces messages mystérieux se connaissent pour la plupart et les lieux de réunion sont des boîtes de nuit, des appartements ou encore des bars, autant d'endroits où la communauté gay de Serbie aime à se retrouver en sécurité.

Au «Toxic» à Belgrade, plusieurs dizaines de personnes dansent aux derniers rythmes de la musique techno. Les gardes surveillent de près les nouveaux venus pour éviter tout incident, qui ne sont pas rares. Le mois dernier encore, des jeunes gens masqués ont tenté, en vain, de lancer des gaz lacrymogènes à l'intérieur de l'établissement.

«Moi je n'ai pas honte»
«La Serbie est encore loin d'accepter les gays», soupire ce conseiller financier de 38 ans, qui ne veut pas révéler son identité, comme la plupart des personnes réunies ce soir-là au «Toxic». «Je n'ai pas honte de ce que je suis, mais l'environnement dans lequel je vis est homophobe et répugne à reconnaître mon identité sexuelle», ajoute-t-il. Lorsqu'il fit part de son homosexualité à ses parents, ceux-ci ne lui adressèrent plus la parole pendant plus de deux ans. C'est uniquement lorsque son père tomba sérieusement malade qu'il reprit contact avec lui.

Lara, une enseignante de 27 ans, confie avoir dissimulé son identité si souvent qu'elle ne conçoit pas de l'évoquer en dehors de ses intimes. «Il m'aurait été impossible d'avoir ce travail si je leur avais dit la vérité. Je n'aurais pas pu louer un appartement avec ma compagne si nous n'avions pas menti, en expliquant que nous étions des soeurs. Le tout à l'avenant», explique la jeune femme.

«Votre vie n'a plus de sens»
«Si vous devez dissimuler chaque jour ce que vous êtes, mentir à tous par crainte des réactions de rejet ou de violence, maîtriser vos émotions à l'égard de votre partenaire dès que vous sortez, votre vie n'a alors plus de sens», commente le militant des droits homosexuels Predrag Azdejkovic.

La plupart des gays et lesbiennes en Serbie ont préféré cacher leur identité sexuelle, dans un pays où les réactions conservatrices sont encore très fortes, en dépit de l'adoption récente d'une loi contre les discriminations.

Défilé dimanche sous tensions
La lesbian & gay pride prévue dimanche à Belgrade et les réactions d'hostilité qu'elle suscite illustrent les difficultés pour la communauté homosexuelle serbe à se faire accepter. Ses organisateurs espèrent d'ailleurs que la manifestation permettra d'attirer l'attention sur leur sort.

Le défilé a reçu le soutien du ministère serbe pour les Droits de l'homme et les minorités et le ministre de l'Intérieur, Ivica Dacic, a promis que tout sera fait pour empêcher des incidents. Il a néanmoins reconnu que la manifestation serait «à hauts risques, comme il n'y en a pas eu depuis longtemps en Serbie», en raison de violences possibles de la part de milieux ultra-nationalistes ou de supporteurs de fooball.

Des violences en 2001
La première lesbian & gay pride s'était achevée en 2001 dans la violence, la police n'étant pas parvenue à protéger les manifestants des assauts de hooligans.

«Nous ne permettrons pas à ce défilé de la honte d'avoir lieu», a déjà averti Mladen Obradovic, du mouvement ultra-nationaliste «Obraz» (Honneur), connu pour ses coups de mains à l'encontre des milieux libéraux.

Alors que certains pourraient décider de rester chez eux par crainte des violences, les militants de la cause homosexuelle en Serbie appellent au contraire les gays et lesbiennes à se faire voir et entendre. «Ce moment est décisif pour que la communauté homosexuelle et lesbienne surmonte ses peurs, souligne le militant Boris Milicevic, et que du rôle de victimes, que leur attribue la société, ils deviennent de véritables combattants en faveur de l'égalité des droits pour tous».

L'Inter-LGBT vigilante
En France, l'Inter-LGBT, l'association organisatrice de la Marche des fiertés LGBT de Paris, a déclaré dans un communiqué que «les LGBT serbes doivent pouvoir défiler en toute tranquillité». Elle réclame aux autorités d'assurerla sécurité des manifestants, et de mettre en pratique la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme, qui prévoient un cadre pour la protection et le soutien dont doivent bénéficier les militants des droits humains.

Avec AFP. Photo DR.

Partager :

|

Et aussi...

International

Une première à Moscou: des militants LGBT défilent sans encombres

International

Un responsable serbe épinglé par la justice pour avoir discriminé les homos

International

Belgrade: L'Union européenne déplore l'interdiction de la gay pride

International

Reportage: A Belgrade, la communauté LGBT déçue poursuit son combat

Votre avis se fait attendre !

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour laisser un commentaire

2 réactions de la communauté

 
NémoGizmo

0

Vous devez vous connecter ou vous inscrire à l'aide des liens situés en haut de cette page pour pouvoir voter.

De NémoGizmo

Le 18 septembre à 12h10

bon, si la police obéit bien aux ordres, ca devrait (totalement ou beaucoup?) limiter les dégats pendant la Marche!
mais autour, et après...? :-(

mais certains supporters de foot extrémistes serbes ont une des pires réputations en Europe, question violence (cf à Prague récemment), donc ca craint quand même... Cela va à l'évidence limiter l'affluence des LGBT à la pride.

 
Violette

0

Vous devez vous connecter ou vous inscrire à l'aide des liens situés en haut de cette page pour pouvoir voter.

De Violette

Le 18 septembre à 12h28

On devrait dire "orientation sexuelle" et non "identité sexuelle". Ce n'est pas la même chose.

 
>
publicité

Le meilleur de l'actu et de l'agenda

Oui, je veux recevoir des offres promotionnelles et des cadeaux de TÊTU et de ses partenaires.

Je n'ai pas coupé les ponts avec mon ex

Je n'arrête pas de me faire draguer par les filles

Je suis gay et j'aime le foot

Je suis black et homo

Effeuillage d'hiver

Le Tango (La Boîte à Frissons) • Paris • France

Le 10 février, à partir de 22h30

Fox Club: One Woman Show Nathalie Rhéa + clubbing

Fox Club • Paris • France

Le 10 février, de 19h00 à 6h

Du son dans mon salon

Les Filles de Paris • Paris • France

Le 10 février, à partir de 23h00

D.I.Y: wild at beat #1

Le Freedom • Lille • France

Le 10 février, de 23h00 à 7h

TOUT LE PROGRAMME CLUBBING

TÊTU 123

5€

TÊTU 49

5€

TÊTU 105

5€

  Tous les produits

Extra, Têtu à votre service !

Têtu X
Têtu Chat
Têtu recrute !

A la une

France

A Bordeaux, parler sexe, c'est bon pour la santé

International

Ouganda: le gouvernement ne soutient pas la loi contre l'homosexualité

Nouveau

Télévision

Jeudi: «Cet homme-là est un mille-feuilles» sur Arte

International

Etats-Unis: Le mariage des homos légalisé dans l'Etat de Washington

France

Le premier «mariage» d'un couple gay en Ile-de-France aura lieu samedi

Élysée 2012

Nicolas Sarkozy confirme son refus du mariage pour les couples homosexuels

  •  

N°174 de février, actuellement en kiosques David Gandy - Le député gay Franck Riester - Céline Dion à Las Vegas - Le trouple, couple à 3 faces - Présidentielle: les petits candidats et les LGBT - Les sex-parties ont la cote... TÊTE-À-TÊTE: Bruno Gaccio, Frédéric Beigbeder

Découvrir ce numéro
1 an pour 49€ : abonnez-vous !
  • Contacts
  • Publicité
  • Mentions légales
  • Conditions générales d'utilisation
  • Newsletter
  • RSS