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Le journaliste crypto-gay de CNN porte secours à un garçon haïtien

Par Rédaction mercredi 20 janvier 2010, à 12h14 | 6726 vues
Plus de: Haïti, Anderson Cooper

Anderson Cooper a posé la caméra pour sortir une jeune garçon haïtien en proie aux coups de pilleurs. Regardez la vidéo.

Confusion du rôle de journaliste avec celui de l'acteur de terrain, ou réaction humaine et salutaire face à une situation d'une violence exceptionnelle? Le débat est ouvert. Toujours est-il que les images d'Anderson Cooper, qui «sauve» un garçon d'une bagarre avec des pilleurs, lors d'un reportage après le séisme en Haïti, ont fait le tour du monde.

Anderson Cooper avait été outé par le magazine Out en 2007. Depuis, même s'il refuse toujours de parler publiquement de son homosexualité, il ne fait guère d'effort pour la dissimuler ou nier les informations selon lesquelles il vient d'emménager avec son boyfriend Benjamin Maisani, un patron de bar à New York.

Dans cette autre vidéo traduite par Rue89, Anderson Cooper raconte ce qui s'est passé: «J'ai vu (ce petit garçon) s'effondrer. Il était blessé et ne pouvait pas se lever. Il a essayé avant de retomber. Du sang coulait sur son visage. Il était conscient mais il ne pouvait vraiment pas bouger. J'ai eu peur que quelqu'un ne le voit couché là. (…) J'ai eu peur qu'il se fasse tuer. (…) J'ai couru à l'endroit où il se démenait pour tenter de survivre et je l'ai pris dans mes bras. Je l'ai emmené à une trentaine de mètres de là. Je sentais son sang chaud couler sur mes bras.»

«Je l'ai remis debout mais il était manifestement incapable de marcher», poursuit Anderson Cooper. «Il a essuyé son visage ensanglanté et j'ai essayé de le réconforter. Il ne savait pas où il était et n'arrivait vraiment pas à marcher, alors je l'ai à nouveau pris dans mes bras. Je l'ai laissé à quelqu'un derrière le baraquement de fortune. Tony, un homme d'affaires américain, lui a donné une serviette humide. Quelqu'un l'a emmené ailleurs. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé.»

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46 réactions de la communauté

 
Numa

De Numa

Le 20 janvier à 12h23

Mouais... Pas beaucoup d'affection de ma part pour un crypto-gay.

 
hector dumas

De Jimmy Carter

Le 20 janvier à 13h17

@ Numa

en fait j'ai zappé qui était sa mère mais elle était très célèbre et il s'est retrouvé sous les feux des projecteurs dès son plus jeune âge et garde un souvenir horrible de tout ce bordel : c'est ainsi qu'il justifie son refus d'évoquer sa vie privée.
Il "joue" avec plutôt : il a animé l'émission de CNN pour le passage à 2010 avec Kathy "The D List" Griffin, l'une des personnalités les plus gay friendly de la télé US....
Il est l'une des seules personnalités non out qui n'énerve pas les militants LGBT US pour qui le coming out des célébrités est fondamentale. Ils ont une tolérance à l'égard de ses choix (ultra-discrétion) qui est étonnante.

 
hector dumas

De sybr

Le 20 janvier à 16h47

@ Jimmy Carter. La mere d'Anderson Cooper est Gloria Vanderbilt.

 
hector dumas

De Franck16

Le 20 janvier à 17h23

qui te permet de juger. On voit bien là le totalitarisme des gays.... pathétique.

 
pierredu31

De pierredu31

Le 20 janvier à 12h28

Il s est conduit en homme et pas juste en journaliste filmant les exactions, bravo.

 
hector dumas

De Fab

Le 20 janvier à 12h35

+1

 
hector dumas

De NémoGizmo

Le 20 janvier à 13h06

oui, c'est un bon réflexe (gay out ou pas), il a dû sauver la vie du gamin.

c'est toujours mieux que ces télés qui filment tous ces malheurs et morts sans jamais rien faire...

 
hector dumas

De berjoi

Le 20 janvier à 15h24

oui enfin un journaliste que ne fait pas que filmer les événements terribles de Haïti ! Bravo à lui !

 
hector dumas

De Mahou phoenix

Le 22 janvier à 17h45

Ben oui ,gay ou pas on s en fou ,il a sauvé une vie, c est très bien !!
le titre (un journaliste a sauvé un garçon haïtien ) aurai été suffisent!!
Mais n aurai eu aucun intérêt pour tétu lol

 
Numa

De Numa

Le 20 janvier à 13h17

Et il va devenir un héros pour ça ? On est vraiment en manque de héros, alors... J'espère que tout le monde en aurait fait autant que lui...

 
hector dumas

De sylvio

Le 20 janvier à 14h16

Bah ça on ne le saura que lorsque l'on sera face à une telle horreur, on ne peut que se rassurer que l'on ferait de même...on ne le saura peut être jamais.

 
hector dumas

De flavourebony

Le 21 janvier à 13h16

hahaha... de la part d'une personne qui sort :"Mouais... Pas beaucoup d'affection de ma part pour un crypto-gay".

entendre : "J'espère que tout le monde en aurait fait autant que lui... " me parait profondément ridicule,
il me semble vue ta vision du monde bien cloisonnée que justement, tu n'aurais certainement pas fait grand chose.

C'est rigolo de voir un représentant d'une minorité sexuelle telle que la notre être aussi peu ouvert d'esprit...

 
hector dumas

De sylvio

Le 21 janvier à 20h36

@ flavourebony :

Ou est le ridicule dans le fait que Numa dénonce le manque de courage de ce personnage dans le fait qu'il est un "planqué"...et ne reconnait pas de courage dans le fait qu'il ait sauvé ce gosse parce qu'elle pense qu'il s'agit d'un automatisme humain que tout le monde est censé avoir en soi.
Donc pour elle pas de quoi crier au héro.

Bah après tout, son commentaire se tient, que tu sois d'accord ou non.
Je ne vois pas ou est le cloisonnement de sa vision du monde, et puis ce n'est pas parce que tu penses autrement que tu aurais fait la même chose...enfin ça c'est moi qui le dit...Numa penserait sans doute avec espoir que tu le ferais...

De plus, je ne vois pas non plus la corrélation qu'il peut y avoir entre ouverture d'esprit et minorité sexuelle...la bêtise, l'inculture touche autant les majorités sexuelles que les minorités.
Beaucoup de ceux et celles qui sont issues des minorités sexuelles ne se posent pas plus de questions que la majorité...c'est une légende ( et on aime bien y croire )...même s'ils sont un peu plus enclin à s'en poser de par les souffrances qui leur ont été (et sont encore ) infligées. N'empêche que ce n'est pas automatique...lol !

Ah et puis Numa, n'est aucunement un représentant d'une minorité sexuelle telle que la notre, éventuellement une représentante, et si je ne m'abuse elle ne représente qu'elle même, tout en faisant partie de cette minorité qui est la notre.

 
hector dumas

De vpi79

Le 24 janvier à 10h48

Ta définitin du "courage" est parfaitement ridicule. Je ne vois pas en quoi ne pas vouloir parler publiquement de sa vie privée et ne pas accepter de discuter d'un outing forcé par d'autres en fait quelqu'un de "planqué".

Je pense même que traiter de quelqu'un de "crypto-gay" est une parfaite insulte. Je suis totalement opposé au outing forcé et sur le fait de devoir être obligé de répondre sur des sujets de vie privée qui n'ont pas leur place pour juger de la professionnalité de quelqu'un (qu'il soit journaliste ou non), surtout si justement il ne fait pas lui-même d'attaques personnelles contre aucune des "communautés sexuelles".

Je trouve très bien que quelqu'un laisse de côté sa vie privée et cherche à la protéger de toute intrusion de sa vie professionnelle. Du point de vue moral c'est hautement préférable, et dans son métier ça permet d'être témoin et pouvoir approcher tout le monde et pouvoir parler à tout le monde sur tous les terrains. Et justement, ça n'enlève rien au fait que le journaliste est humain et va réagir d'abord pour sauver sa propre vie, puis quand une vie est en danger, agir selon sa conscience.

D'ailleurs le temps de son intervention, ce n'est plus lui, le journaliste qui agisssait ce sont les autres journalistes qui l'ont filmé. Parce que c'était un geste public envers des personnes qu'il ne connaissait pas directement, je ne vois rien de choquant non plus à ce que son acte soit rapporté et qu'il soit interrogé là dessus. Mais, pour nous, il faut qu'on oublie le fait qu'il soit gay ou pas, ça n'entre pas du tout en ligne de compte dans son acte qu'il savait parfaitement aussi qu'il serait rapporté: ce n'était plus le journaliste qui agisait mais l'humain face à d'autres humains.

Et dans un tel cas, intervenir est un devoir et il faut justement ne plus vouloir impliquer directement son métier. Il est sain de savoir gérer les situatiuons et séparer les rôles.

Vous auriez voulu quoi? Qu'il proteste contre le outing et fasse un démenti? S'il est facile de vérifier qu'il l'est, alors qul aurait menti publiquement (et aux Etats-Unis un mensonge public est pire que tout: on reproche beaucoup plus à une personne ce qu'elle a dit plutôt que ce qu'elle a fait, que ce soit légal ou non. Et dans le cas des journalistes, un mensonge public est carrément une faute professionnelel grave. Alors comment protéger sa vie privée? D'abord en n'en parlant pas et en refusant de répondre à ce sujet.

C'est tout à fait louable, et ceux qui ont fait ce outing forcé sont les perdants: ils ont cherché à déstabiliser un journaliste pour le menacer dans son métier qui est de rapporter les faits publics tout en conservant leur humanité et leur conscience.

En France, la question ne se poserait même pas: il n'y a pas de question de morale ou de valeur dans le fait de sauver une vie: la loi nous impose d'agir en toute circonstance dans la limite de ses moyens et de ses compétences, car c'est un crime de ne pas porter assistance à quelqu'un en danger, cette assistance pouvant être de protéger (pas seulement la victime mais aussi toute autre personne autour ou témojn), ou d'alerter (pas nécessairement secourir si on ne sait pas le faire ou si agir seul nous met nous même ou d'autres personnes en danger). Et c'est valable dans TOUS les métiers : porter assistance passe avant tout devoir professionnel ou obligation de conscience, et s'impose à tous, à tous les ages, dans toutes les situations: la seule chose qui autorise à ne pas intervenir c'est qu'il est impossible de le faire sans se mettre soi-même en danger, et dans presque tous les cas on peut au minimum alterter si on a les moyens nécessaires, et protéger les autres pour les tenir à l'écart du danger.

Alerter, c'est permettre de passer le relai à d'autres qui auront peut-être la capacité d'agir et qui ont d'autres moyens. Mais même dans ce cas, il y a des cas où personne ne peut intervenir car il est légitime que les secouristes, meˆme professionnels, ne soient pas eux-même en danger (même si souvent ils prennent certains risques plus élevés que les autres personnes, grâce à leur formation ou leur condition physique).

On peut tous être des secouristes et on a tous dans sa vie bien des occasions de pouvoir intervenir, raison de plus pour se former un peu aux gestes essentiels. Mais même dans ces stages de secourisme, on vous dira que la mission de secours n'est pas prioritaire: alerter, et protéger (soi-même, puis les autres puis la victime) vient d'abord avant tout secours direct. Et pour secourir il faut aussi le faire sans nuire: nuire c'est faire un geste qui dont les conséquences seront agravées pour la victime par rapport à ne rien faire. Si on ne peut rien faire, le minimum c'est de montrer son humanité et rassurer la victime même si elle va mourrir. C'est lui parler et lui dire que les autres autour ne sont plus en danger, c'est aussi l'écouter, la réconforter, et la soulager de certaines douleurs ou inconforts dans cette situation pénible.

Note: pour quelqu'un en arrêt circulatoire (cardiaque et/ou respiratoire, c'est équivalent, les deux étant directement liés), il est préférable de la laisser avoir froid plutôt que de réchauffer la personne, surtout si des secours compétents arrivent: le froid est protecteur dans ce cas et fait gagner des minutes (c'est démontré cliniquement, il est plus facile de réanimer quelqu'un en hypothermie après un arrêt cardio-respiratoire, il y a moins de séquelles, et la récupération est meilleure et plus rapide). Le froid agit aussi comme un antalgique pour atténuer les douleurs en cas de blessure. Réchauffer la personne, c'est lui nuire dans ce cas, SAUF si le froid est justement la cause directe de sa détresse vitale (hypothermie par noyade ou pour cause climatique), et il vaut mieux le savoir !

 
PATRICKMONTEAU

De PATRICKMONTEAU

Le 20 janvier à 13h18

+1

 
Rivo

De Rivo

Le 20 janvier à 13h33

Ce sont les gays "dans le placard" qui font un coming out. S'il ne s'est jamais caché, faire un coming out est donc totalement inutile. Je regarde assez souvent son JT en podcast (vu qu'à la télé, il passe à 4h du mat hre française) depuis la dernière élection US et je trouve qu'il défend plutôt bien nos valeurs. Sur Haiti, les américains en font un peu trop dans le spectaculaire, le but étant de faire de l'information mais aussi de récolter des dons. Ils sortent de leur rôle, mais bon, la cause est louable.

 
KaliYuga

De KaliYuga

Le 20 janvier à 14h01

On s´en tape qu´il soit crypto-gay truc bidule chouette. C´est son geste qui importe.

 
adam2lille

De adam2lille

Le 20 janvier à 14h22

Quelqu'un pourrait-il expliquer le terme crypto-gay ?

 
hector dumas

De Pee-Wee

Le 20 janvier à 19h46

Crypto gay : une évocation subliminale de l'homosexualité que seuls des gays peuvent déceler.

 
erunman

De erunman

Le 20 janvier à 14h24

Qu'est-ce qui pousse Tétu à ce type de commentaire : "un crypto gay" ?! Crypto ou pas, c'est un mec qui en sauve un autre, merde ! Il faut vraiment être militant homo jusqu'au trognon pour s'extasier de cette façon sur un gay qui sauve un autre humain, un frère.

 
hector dumas

De KaliYuga

Le 20 janvier à 14h39

Mais grave...On segmente tout et on amalgame la sexualité avec tout.

 
hector dumas

De Numa

Le 20 janvier à 15h10

C'est un people gay, c'est normal qu'on en parle ici.

Quand Cantat est incarcéré en Lituanie, les medias français en parlent car c'est un people français. Et ça ne choque personne.

 
hector dumas

De sylvio

Le 20 janvier à 18h19

@ KaliYuga :

Bah ce que je peux lire c'est que tu fais l'amalgame entre sexualité et homosexualité, le sujet parle de l'homosexualité du protagoniste pas de sa sexualité...tu fais la, un amalgame...lol

Encore une fois, pour un gay faire encore l'amalgame entre orientation sexuelle et sexualité, alors même que nos dirigeants hétérosexuels font l'effort d'employer le concept "d'orientation sexuelle"...même ce crétin de B.XVI l'utilise à présent...alors fait s'il te plait un effort d'utilisation et de compréhension.

Fort de ce concept, tu verras, tu ne penseras plus une seconde que tout est segmenté et que tout est amalgamé avec la sexualité...tu es dans l'erreur à ne pas intégrer "l'orientation sexuelle" comme base de réflexion, cela fausse tes perspectives de jugements.

 
hector dumas

De sylvio

Le 20 janvier à 18h28

Je précise bien entendu que BenoitXVI dénonce le concept d'orientation sexuelle.
C'est tout de même une excellente et suffisante raison pour te mettre à la page...lol

 
FAKE

De FAKE

Le 20 janvier à 15h05

Good man! J'espère que j'aurais eu le courage de faire pareil dans cette situation... La plupart des journalistes sont un peu trop détachés au niveau sentimental, ou trop "bien pensant"...

 
hector dumas

De vpi79

Le 24 janvier à 11h57

Je crois que beaucoup sont capables de faire la même chose. Comme il s'agit d'une question de conscience, la question ne se pose même pas à celui qui fait le geste. Ça prime avant toute autre considération. Surtout que dans le cas présent, il en avait les moyens. Il n'a rien fait d'exceptionnel: il a tiré un jeune garçon d'une mauvaise posture, et peut-être qu'il ne saura jamais ce qu'il est devenu ensuite, mais au moins en voyant qu'après son geste d'autres pouvait s'occuper de l'enfant il a fait l'essentiel.

Il m'est arrivé de porter secours à une personne accidentée, en ayant vu l'accident se produire en pleine ville. Malgré le fait qu'il y avait plein de monde autour, la plupart n'ont fait que regarder, pourtant il y avait une jeune femme blessée, coincée dans son siège, avec une fuite d'essence et un moteur qui tournait encore: si personne n'avait eu le réflexe d'aller couper le contact, ouvrir une autre portière et s'assurer que la victime respirait et pouvait parler, elle serait partie sous les yeux de tout le monde. Et il a pourtant fallu que j'insiste pour que les curieux s'écartent, aillent fumer ailleurs (essence sur la chaussée, chauffée par l'eau du radiateur du véhicule) et dégagent une voie pour l'arrivée des secours et fassent dégager la rue pendant la grosse dizaine de minutes avant que les pompiers arrivent. Et même si je n'étais pas médecin, il fallait quelqu'un pour lui parler, pour lui demander ce qu'elle ressentait et la rassurer. Et quelqu'un pour avertir ses proches. Dès que le pompiers sont arrivés je les ai laissé faire, ça m'a pris une demi-heure, j'ai oublié ce que j'avais à faire et même avec qui j'étais. J'ai fait mon rôle: protéger et alerter, et même secourir en évitant le sur-accident qui était imminent, et fait gagner du temps aux secours.

Dans une autre situation, quand j'étais gamin, j'ai porté aussi secours à mon grand-père, déjà fort âgé mais qui travaillait dans son jardin, et qui est tombé dans le coma et en arrêt après une piqure de guêpe sur la tempe : je ne savais pas quoi faire alors pour le ranimer, pourtant c'était tellement simple de donner l'alerte : le risque vital était dans les 10 minutes, et il a fallu plus de 35 minutes avant que les pompiers arrivent et fassent une réanimation. Mon grand-père a vécu ensuite encore plus de 20 ans.

Porter secours c'est encore possible quand on est jeune: une sortie de boite en fin de nuit en état d'hébriété et qui ne bouge plus par terre en respirant son vomi, alors que ses "amies" toutes aussi imbibées mais "conscentes" (et probablement sous l'effet de drogues) ne voient même pas qu'elle est très mal et en danger. Même si on se fait un peu malmener, il faut les ramener à la raison et insister pour qu'on s'assure qu'elle va bien et peut se relever, et prévenir les secours en voyant qu'elle ne respire pas normalement. Il faut quelqu'un pour rester sur place et intervenir et donner les premier gestes en cas d'arrêt respiratoire.

Intervenir c'est aussi voir que quelqu'un de distrait s'approche à reculons d'une zone de danger sans l'avoir vu. Même si on se fait un peu rabrouer, ça ne coute pas grand chose de la rattraper à temps (c'était à Paris avec quelqu'un qui marchait trop près du bord du quai du métro collé à son téléphone et chargé avec un sac énorme sur le dos.

C'était encore près de chez moi en région parisienne un matin (suite à un glissement et affaissement de terrain en quai de Seine lors de l'été de la grande canicule, affaissement aggravé par un chantier profond avec des pompes tournant 24/24 qui ont asséché le sous-sol alluvionnaire): une colonne de gaz s'est fêlée et a laissait s'échapper du gaz dans la rue où les véhicules roulaient (j'ai repéré l'odeur d'abord chez moi avant de m'apercevoir que cela venait de dehors): il a fallu que quelqu'un bloque la circulation et fasse dégager la rue vite fait et évacuer les immeubles voisins (la fuite était importante, les pompiers ont fait évacuer tout le quartier car le gaz avait envahi les sous-sols et les égouts, et GDF a amené d'énormes ventilateurs, mais les pompiers ont aussi fermé une grosse vanne). Il n'y avait personne à secourir directement, mais beaucoup de monde en danger potentiel avec un risque de déflagration. Il a fallu s'assurer aussi que personne n'était dans les caves (un SDF en train de dormir par exemple), mais ce ne sont que les pompiers avec un matériel de protection qui l'ont fait.

Je suis certains que beaucoup d'entre vous ont des situations similaires et très diverses. Tout le monde peut être amené à intervenir au lieu de rester comme une spectateur immobile et même génant pour les secours. et même s'il y a du sang ou des scènes "choquantes" pour un téléspectateur lambda, en situtation d'urgence on oublie ça, et on est très content (et on se souvient longtemps) d'avoir pu agir, même si en fin de compte la personne secourue vous aura oublié. Demandez vous alors quel intérêt trouvent les gens pour se motiver à prendre des cours de secourisme ou s'engager dans cette voie: peu importe si les personnes ne vous remercient pas et oublient le reste de l'année ce que vous faites, le bénéfice moral que cela vous apporte est immense.

Maintenant si certains pensent que c'est se mettre en scène et chercher une promotion sociale, commerciale ou professionnelle si le secouriste en question est un journaliste, dites-vous bien qu'il ne vous demandera rien et refera son geste sans hésitation. et c'est très bien comme ça: s'il l'a fait c'est qu'il pouvait le faire.

 
baskapari

De baskapari

Le 20 janvier à 15h06

Humainement, très bien, journalistiquement, nul ! Eh ben Tétu? !! Un ptit coup de mou??

 
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