Le gouvernement indien reste divisé quant à la légalisation de l'homosexualité
Les audiences ont repris devant la Haute Cour de justice de Delhi afin d'examiner la possibilité d'une dépénalisation de l'homosexualité.
Les audiences ont repris devant la Haute Cour de justice de Delhi afin d'examiner la possibilité d'une abrogation de la loi qui interdit l'homosexualité en Inde. Lors de la dernière session en juillet, les juges avaient demandé aux ministères de la Santé et de l'Intérieur d'adopter une position commune sur le sujet (lire Quotidien du 8 juillet).Hier, le gouvernement a demandé un délai supplémentaire pour parvenir à un accord. Contrairement au ministère de la Santé, qui est favorable à la dépénalisation de l'homosexualité, celui de l'Intérieur estime que "la suppression de l'article 377 (qui criminalise les relations sexuelles "contre nature", NDLR) peut ouvrir les vannes à des comportements délinquants", c'est-à-dire notamment à la pédophilie. Le 8 septembre, 120 organisations de défense des droits de l'homme, dont des activistes gays, avaient adressé une lettre ouverte au ministère de la Justice indienne. Ils soulignaient que dans sa version actuelle, l'article 377 était également inadapté pour lutter contre les abus sexuels sur les enfants et appelaient à sa révision.Photo: la Lesbian & gay pride de Bombay (Têtu).











