Large victoire de la droite en Espagne: mauvaise nouvelle pour le mariage homo
Le Partido Popular (droite) a largement remporté les élections législatives espagnoles ce dimanche. Son leader, Mariano Rajoy, va bénéficier d'une majorité absolue qui lui permettra, s'il le décide, de revenir sur la loi autorisant le mariage gay.

Madrid dimanche soir, peu avant vingt-trois heures. Mariano Rajoy vient de remporter les élections législatives espagnoles. Au premier étage du siège du Partido Popular (droite conservatrice), le futur chef du gouvernement s'avance pour saluer la foule des militants. Dans une séquence très bourgeoisie de province, il embrasse du bout des lèvres son épouse sur la bouche, lève les bras au ciel puis s'apprête à prendre la parole. A ce moment précis, une banderole se déploie quelques mètres sous ses yeux. Brandie par des militants en liesse, elle indique «Ni à seize ans, ni à dix huit ans, avortement: abolition!» Le message est clair: l'Espagne conservatrice, forte désormais d'une majorité absolue, fait son retour en force et ne parle pas que d'austérité budgétaire.
«Les lois qui détruisent la famille»
Ce slogan n'est qu'une introduction aux pressions que l'aile conservatrice du Partido Popular s'apprête à exercer. La majorité absolue donne désormais à la droite espagnole les coudées franches pour revenir sur les lois progressistes votées sous Zapatero. En ligne de mire: le mariage des homosexuels et le droit à l'avortement. Le Foro de la familia (Forum de la famille), puissante organisation très catholique et proche du parti, a déjà donné le ton. «Aussi graves que les problèmes économiques et structurels qu'affronte l'Espagne, il y a aussi tous les éléments déstabilisant notre société, nés des dernières lois et politiques qui détruisent nos familles.» La menace sur le mariage gay est claire et se précisera certainement dans les prochains mois.
Rajoy, considéré politiquement comme au centre de son parti, a refusé de se positionner sur le sujet pendant sa campagne électorale. Il se dit réticent à l'emploi du mot «mariage» et ne s'engage pas à maintenir la loi, mais sans clamer non plus son intention de l'abroger. Si ses électeurs conservateurs se font entendre, d'autres personnalités du Partido Popular, notamment Alberto Ruiz Gallardon, maire de Madrid et probable futur ministre, se sont prononcés en faveur du maintien de la loi. Certains élus gays du parti, qui se sont mariés grâce à cette mesure, vont dans le même sens. Pris entre deux courants au sein de sa propre formation politique, Mariano Rajoy devra donc trancher.
Trois millions d'Espagnols LGBT
Pour peser dans le débat et faire pencher la balance du bon côté, les collectifs gays et lesbiens misent sur une mobilisation sans faille et sur la popularité du mariage gay dans la société espagnole. «Rajoy dit qu'il écoutera la société, note Augustin Lopez, président de l'association Cogam. Mais quelle société? Celles des groupes conservateurs ou celle des collectifs défenseurs des droits lgbt? Selon les enquêtes, 70% de la population espagnole est favorable au mariage gay. S'il veut écouter la société, voilà sa réponse!» Ce lundi matin, la puissante fédération des collectifs lgbt (FELGBT) a de son côté averti Rajoy que «la majorité absolue n'est pas un chèque en blanc pour supprimer des droits comme celui qui autorise le mariage entre personnes du même sexe (...) Rajoy dit vouloir gouverner pour tous les Espagnols. Nous lui rappelons que trois millions d'entre eux sont lesbiens, gays, transexuels ou bisexuels.» À l'appel des collectifs, une manifestation en défense du mariage gay aura lieu le 6 décembre prochain, jour de la constitution en Espagne. Sans doute la première d'une longue série.
Photo: AFP











LES CHAÃŽNES 














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De ojosasi
l'Espagne vit dans un malaise économique et social profond. Je ne pense pas qu'il soit bon pour Rajoy de supprimer un droit à une partie de la population et puis je ne pense pas que ce soit sa priorité à l'heure actuelle!
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De Yama
Puisses tu dires vrai !!!!!!!!
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De gayboy39
En effet, mais le PPE est en partie l'héritier du franquisme, même si je ne veux pas dresser de procès d'intention au nouvel élu. C'était vrai dans le cas d'Aznar.
L'Espagne devrait avoir d'autres chats à fouetter que de revenir sur les avancées sociétales de Zapatero.
Lequel fut franchement désastreux dans sa politique économique
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De Phil86
c'est aussi ce que je pense, j'espère qu'on ne se trompe pas !
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De jlth
J'espère aussi ...
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De oum-bearto
... et la situation économique que le parti socialiste a du gérer à partir de la crise de 2008 est en grande partie la conséquence de la politique économique du parti populaire entre 1996 et 2004 pour ce qui est de la bulle immobilière!
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De Aldarius
Oh non, mamie...
le trio lobbyiste? Bref...
"face au laxisme instaurée par la gauche socialo-communisto-maoiste"
Laisse moi deviner, tu as taper socialiste dans un dictionnaire en ligne, et tu copier/coller les synonyme qu'ils donnait?
Enfin bref...
"en espagne au moins on ne risque pas d'entendre répéter à des enfants qu'ils ne sont pas encore filles ou garçons et qu'ils le deviendront "
La théorie du Genre, ça faisait longtemps. Néanmopins, ton "Alléluia" en dit long sur ton état d'esprit. Peut être suggérerais tu d'apprendre aux enfants que la Terre est plate, et que Dieu l'a créé. Ah oui, le must: Comme il s'ennuyait, il a créer l'homme a partir de boue. Puis il a arraché une côte a sa création pour créé la femme...
Pour infos, l'espagne a voter a droite pas par rejet des avancés social, mais dans une tentative désespéré de sauver leur économie.
Mais sache que c'est toujours un déplaisir de te revoir.
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De Alex Simons
Mamie, tu devrais éviter de te réjouir trop vite de l'arrivée de la droite concernant "l'instauration de la sécurité", on a vu ce que ça donnait en France! (augmentation des violences sur les personnes, augmentation des cambriolages, etc...)
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De Eliot petit loup
Et HOP ! Y'a plus Mamie !
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De NémoGizmo
zut j'ai raté le mauvais délires de Mamie l'homophobe.
le retour de la droite, en effet le PP est l'héritier direct du parti post-franquiste c'est une réalité historique en Espagne, c'est non seulement une mauvaise choses pour les LGBT, mais aussi pour les droits des femmes. :-(
Faudra être vigilants...
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De jeff34
Absolument d'accord, et rajoy a été élu uniquement pour tenter de résoudre la grave crise économique que zapatero n'a pas su gérer. Il n'a jamais été question de revenir sur le mariage gay, d'ailleurs il n'en n'est nullement question dans le projet politique de rajoy, qui ne peut se permettre aujourd'hui d'avoir une partie de la population à dos. faut arrêter de se faire des films ou de faire des suppositions à deux balles, c'est ridicule. Certains veulent provoquer des problèmes là où il n'y en a pas!
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De Phil86
le drame c'est que les recettes de Rajoy ne pourront QUE aggraver la crise... appauvrir les Espagnols ne permettra certainement pas de relancer l'économie ! bilan, dans quelques mois la situation sera encore plus grave qu'elle ne l'est déjà , c'est absolument certain...
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De vpi79
Franchement, si le gouvernement espagnol, qui va avoir bien d'autres chats à fouetter pour imposer un plan de rigueur dur et contenir une contestation sociale forte, en vient sur ce terrain, il risque de passer complètement à côté de ce qu'il aura à faire car en même temps il ne pourra pas justifier son plan avec en même temps des mesures liberticides, pour s'en prendre en plus à des lois qui en plus ne coûtent rien du tout au pays mais sont source d'espoir pour des millions de personnes.
Qu'est-ce qui motive les gens: si déjà on les appauvrit, on les prive de travail, on leur fait perdre leurs logements ? D'abord c'est la possibilité de pouvoir exercer une solidarité et justement renforcer les liens familiaux, amicaux. Peu importe que cela ne plaise pas à certains, l'amour aide à faire passer bien des choses et rends la vie supportable.
Le mariage homo c'est avant tout un contrat moral et un contrat social de solidarité entre des personnes. Ce que ne peut pas faire l'Etat pour chacun, ce sont les individus qui entre eux trouvent des solutions efficaces qui ne coûtent rien à personne. Un Etat ne devrait pas oublier que l'essentiel de la solidarité des gens se situe, économiquement, dans les petites structures familiales, amicales et locales (associations). Une entreprise en grave difficulté trouve des solutions pour survivre justement en impliquant la solidarité entre dirigeants et employés. Cette solidarité permet même de faire passer des mesures douloureuses : on n'impose pas ces mesures, ce sont des mesures assumées, choisies, adaptées localement aux besoins et en fonction des moyens disponibles. Même si cela ne se traduit pas au plan comptable par une facture ou une feuille de paye, cette solidarité a un poids économique énorme et est justement le moteur de la reconstruction de tout le reste de l'économie.
Maintenant si le gouvernement espagnol veut aller sur ce terrain, il ne fera qu'ajouter à la contestation sociale grave, et il n'a certainement pas besoin de ça. Il faut qu'il réalise qu'un cap social a été franchi et que cela ne sert à rien de revenir dessus. Et si'il maintient ce cap coûte que coûte, cela sera une perte de temps grave alors que les marchés qui scrutent le pays ne feront que constater le retard dans la prise des mesures économiques, et ne vont pas rater à le faire payer encore plus gravement au pays. Rien que l'annonce de ces mesures est déjà un mauvais signe: ce gouvernement perd du temps inutilement et gesticule pour rien.
Aussi je suggère dès à présent qu'on instaure un traité international visant à protéger les droits acquis (et aussi déjà internationalement reconnus) en terme de structures familiales, de même type que les traités forts pour rendre irréversible l'abolition de la peine de mort, celle de l'esclavage, le droit à une éducation gratuite pour tous (et toutes) au moins jusqu'aux acquis fondamentaux permettant l'expression de la citoyenneté (savoir lire/écrire, compter, parler la langue du pays dans lequel on vit, et accéder à la culture), ou celles contre la prolifération des armes de destruction massive ou les mines antipersonnelles, ou pour protection des hôpitaux et centres de secours sur tous les terrains (même en cas de guerre), et contre le racisme et les discriminations sociales des minorités ethniques/religieuses : ce sont des progrès fondamentaux sur lesquels aucune politique ne devrait avoir à revenir, et qui pourtant sont régulièrement menacés pour de très mauvaises raisons.
La plupart de ces traités impliquent pourtant des politiques qui ne coûtent rien à l'Etat (même l'éducation qui représente un budget important ! car c'est un investissement à long terme en faveur de l'activité du pays) et justement lui permettent aussi de faire de sérieuses économies, ce sont des mesures en faveur de la paix (à tous les niveaux) ; sinon c'est qu'on veut retourner au Moyen-Âge...