La dernière librairie gay de San Francisco ferme ses portes
Installée sur Castro Street depuis 1986, «A Different Light» vient de mettre la clé sous la porte. Les librairies gays sont-elles condamnées à disparaître?

Elle a beau être l'une des destinations les plus gay au monde, San Francisco n'en vient pas moins de perdre sa dernière libraire gay. A Different Light Bookstore, librairie entièrement dédiée à la communauté LGBT, vient en effet de fermer ses portes il y a quelques jours.
Lancée à Los Angeles en 1979, la chaîne A Different Light s'est installée à San Fransico en 1986, à Castro Street, dans le quartier gay de la ville. Jusqu'au début des années 2000, la libraire était un lieu incontournable pour la communauté gay et lesbienne de San Francisco, organisant même des expositions et d'autres événements culturels.
Les librairies gays ont-elles de l'avenir?
La fermeture de cette libraire gay à San Francisco n'est cependant pas un cas isolé. Alors que A Different Light a déjà fermé ses boutiques de New York et de Los Angeles, il n'existe plus qu'une seule librairie gay à Londres, et à Paris, seules deux librairies subsistent encore après la fermeture de Blue Book en 2008. La question paraît alors inévitable: les librairies gays ont-elles encore de l'avenir?
«Les conditions sont de plus en plus dures pour toutes les librairies, pas seulement les librairies gays», explique à myGayTrip.com Sébastien Grisez, en charge des livres à la librairie gay parisienne Les Mots à la Bouche. «Les habitudes de lecture changent, les éditeurs sont moins audacieux, les clients achètent sur internet...»
Handicap
Son conseil pour perdurer? Se diversifier. «Il faut gérer intelligemment son magasin, être aussi une librairie généraliste», déclare-t-il, ajoutant que les librairies gays partent avec un handicap: «Elles souffrent d'être enfermées dans une image».
Mais ce sont parfois les éditeurs, et non les librairies, qui sont au cœur du problème. «Aux Etats-Unis, les éditeurs gays disparaissent donc il n'y a plus de robinet ouvert pour les librairies 100% gays», explique Sébastien. «En France, le système est différent car la littérature gay est disséminée chez les éditeurs généralistes».
Parmi les destinations à explorer sur myGayTrip.com, retrouvez San Francisco, Los Angeles, New York, Londres et le guide complet sur la France.












LES CHAÃŽNES 














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De nerdavid
Quelle drôle d'idée une librairie que gay. Je ne savais pas que ça existait. C'est bizarre, ce serait comme une librairie qui ne vendrait que des romans policiers... Je trouverais plus logique une librairie qui vend de tout avec un rayon spécial gay.
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De oum-bearto
ces librairies permettent et permettaient de diffuser des livres et autres objets liés à la culture gay (oh my gode!) que les librairies refusent ou refusaient de diffuser sûrement et puis à une autre époque (que celle de notre jeune nerdavid) afficher son orientation sexuelle c'était moins évident et même au travers d'achats ciblés gays!
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De lenny85
t'es jamais entré dans une librairie gay ? il y a tellement de livres qu'un rayon spécialisé ne suffirait pas
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De nerdavid
Ben non, je n'ai jamais été dans une librairie gay. Des sexe-shop oui, mais je ne m'attendrais pas à trouver des godes dans une librairie, cher Oum.
Sinon, Lenny85, je ne savais pas non plus qu'il y avait autant de livres gays. Y a peut-être plus assez de gays qui lisent.
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De Alex Simons
@Nerdavid, c'est pas vraiment comme une librairie qui ne vendrait que des romans policiers, puisque "policier" est un genre alors que "gay" c'est plutôt une thématique, qui d'ailleurs existe dans tous les genres, comme pour les films.
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De Phil86
***SOUPIR***
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De ccourouve
Une des plus anciennes librairies gayes est celle de Londres :
http://freespace.virgin.net/gays.theword/
On pourrait croire que c'était superflu, mais culturellement, l'homosexualité est un grand sujet, traité notamment par Montaigne, Voltaire, Flaubert et Nietzsche.
Les grandes bibliothèques ne s'y sont pas trompées, qui dans leurs index matières ont repéré le sujet depuis très longtemps, sous différentes dénominations.
Il n'y avait que Bruno Frappat du Monde (aujourd'hui à La Croix) pour croire en 1975, à la naissance de nouveaux mensuels homos, et lorsque l'interdiction à l'affichage et à la vente aux mineurs d'Arcadie a été annulée, que l'on aurait "très vite fait le tour de la question".
Ces petits Grecs ont un faible pour les gymnases :
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre34320.html
Dictionnaire français de l'homosexualité masculine : http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre33677.html