La basketteuse out Sheryl Swoopes revient!
DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. La triple championne olympique américaine vient de signer avec le Tulsa Shock, un club de WNBA. Une nouvelle qui passionne plus les States que l'Europe. Pourtant, elle est toujours l'une des rares sportives de premier plan ouvertement lesbienne.
Sheryl Swoopes revient en WNBA. Aux States, la nouvelle a même droit aux titres d'ESPN, la Bible des sports US. C'est dire qu'il s'agit d'une news d'importance. L'ancienne triple MVP (meilleure joueuse) de la ligue féminine nord-américaine de basket, quintuple All-Star, triple championne olympique, fait son come-back à 40 ans, et pas n'importe où. Au Tulsa Shock, la franchise de l'Oklahoma qui avait fait grand bruit la saison dernière en signant Marion Jones, la reine du sprint déchue. Parenthèse, d'ailleurs: le club vient de renouveler le contrat de l'ancienne pensionnaire d'un pénitencier du Texas. Mais qui est-elle, cette Swoopes, au juste? Disons, qu'il s'agit d'une légende des parquets dont la fin de première carrière ne s'était pas très bien passée.
À ses meilleures heures, la native de Brownfield au Texas avait été l'artisane principale du quadruplé inédit de Houston, sacré champion national de 1997 à 2000. Mais sa dixième et dernière année dans l'équipe avait été un cauchemar, vécu la plupart du temps sur le banc de touche en raison de douleurs au dos. En 2008, Seattle, après avoir fait mine de lui donner sa chance l'a tout simplement virée comme une malpropre. Un petit passage en Grèce, pas spécialement convaincant, et un trou noir de deux ans. Pas très bien vécu, est-il besoin de préciser. Autant dire que ce retour annoncé à grand renfort de com' surprend un peu. «La seule raison pour laquelle je le fais, assure Sheryl Swoopes, c'est que j'aime toujours le basket. Je suis très contente de me voir accorder l'occasion de faire un come-back et d'une certaine manière de pouvoir ainsi partir sur une bonne note, mais plus simplement de faire de nouveau partie de tout ça. Même à mon âge, je suis en mesure de dire honnêtement que physiquement, je me sens mieux que je ne l'ai jamais été depuis trois ans. Si je sentais que je n'en étais pas capable, je ne le ferais pas.»
Elle n'a pas eu peur de dire: «je suis homo»
Le Sock de Tulsa devrait ce recrutement à la coach assistante de l'équipe, Teresa Edwards, une ancienne co-équipière de Swoopes au sein de la formation US qui avait raflé l'or olympique à trois reprises (1996, 2000, 2004). Aucun montant de contrat n'a bien évidemment été officiellement communiqué, mais le manager général a indiqué qu'il avait déjà songé à la recruter l'année dernière, mais que son budget ne le permettait pas alors pas. Cette année si, visiblement.
Bon, c'est bien joli tout ça, c'est une super histoire, ou tout du moins celle d'une énième tentative de retour au plus haut niveau, mais... so what? Histoire de ne pas vous faire mariner plus longtemps, disons-le clair et net: si cette nouvelle a fait frétiller notre cortex de TÊTUE, ce n'est pas juste pour une question d'amour du triple-double ou des passes décisives. Sheryl Swoopes reste à ce jour l'une des rares sportives américaines de premier plan -hommes et femmes confondus- à n'avoir pas eu peur de dire: «je suis homo».
Fatiguée de vivre dans le mensonge
En 2005, quelques semaines seulement après avoir été couronnée pour la troisième fois MVP de la ligue, la basketteuse choisissait en effet de faire coming out commun dans ESPN Magazine et The Advocate. À la publication LGBT, elle dira: «Je ne vais pas dire que jusqu'ici j'ai vécu dans le mensonge, mais cela fait sept ou huit ans maintenant que je ne me sens pas à l'aise avec moi-même, mes amis et ma famille.» Au bi-hebdomadaire sportif, elle expliquera sa décision de se déclarer publiquement de la sorte: «Je suis fatiguée de devoir cacher mes sentiments pour la personne que je chéris. Pour la personne que j'aime.» Cette personne était en l'occurrence l'ancienne joueuse et entraîneur assistant des Houston Cornets, Alisa Scott, avec qui Sheryl Swoopes élevait alors son fils Jordan, né de son mariage avec un joueur de football. «Je suis nerveuse, je suis anxieuse, je suis excitée, je suis soulagée, disait-elle à l'époque. Je n'ai plus peur.»
Six ans plus tard, elle n'a plus droit à des questions portant sur sa sexualité («Êtes-vous lesbienne ou bisexuelle?») et dans les articles publiés en ligne par ESPN ou l'Associated Press, par exemple, il n'est même pas fait mention de son homosexualité. À chacune de voir s'il s'agit d'un mal ou d'un bien. D'une avancée dans le droit à l'indifférence, ou d'une reculade dans celui à la différence.
Regardez un reportage sur son coming out (en anglais):
Sheryl Swoopes en action:
Photos: DR.











LES CHAÃŽNES 














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De ZeFlatteuz
Quel talent...! et put*** de sexy :-D
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De neptunes
Toute flatteuse vit au dépens de celle qui l'écoute lol.Elle est jolie,brillante,battante.C'est un comble qu'elle ne soit pas plus connue ?Il n'y en a que pour les mecs!