Grande-Bretagne: y a-t-il un flic pour lutter contre l'homophobie?
REVUE DE PRESSE. Alors que le nombre d'agressions homophobes est en forte hausse outre-Manche, Channel 4 se demande si ces agressions sont réellement prises au sérieux par les forces de police.
Suite au meurtre homophobe de Ian Baynham à Londres il y a une dizaine de jours - qui s'est déroulé en pleine rue à deux pas de Trafalgar Square - Channel 4, l'une des plus importantes chaînes privées de Grande Bretagne (qui avait diffusé il y a plus de dix ans Queer as folk en prime time), a consacré, dans un JT, un assez long reportage à la question des crimes homophobes. Question principale: ces crimes sont-ils pris suffisament au sérieux par les autorités?
En effet, l'accroissement des crimes homophobes en Grande-Bretagne semble être une tendance lourde, et pas uniquement à Londres : les villes de Manchester et Glasgow seraient également touchées. Selon la Metropolitan Police de Londres, les incidents homophobes ont augmenté entre octobre 2008 et septembre 2009 de 18,3 %, atteignant 1192 cas. À Manchester entre avril 2007 et mars 2008, c'est près de 533 incidents qui ont été comptabilisés par les forces de police, soit une augmentation de 63%!
Homophobie latente
Le reportage souligne que la Metropolitan Police travaille régulièrement et directement avec la communauté gay, mais selon les associations LGBT interrogées, elle ne fait pas assez pour combattre les crimes homophobes. Des policiers sont pourtant interrogés sur la question dans le reportage (pour mémoire, la préfecture de police de Paris n'avait pas donné suite aux demandes d'interview de Têtu en 2007). Selon eux, ces chiffres en hausse s'expliquent surtout par le fait que les homos agressés ont moins peur de le signaler.
Un responsable policier souligne enfin l'importance de l'éducation pour lutter contre l'homophobie, en plus des poursuites judiciaires: selon un sondage, 24 % des britanniques pensent que l'homosexualité devrait être illégale !
Un reportage à voir ci-dessous (en anglais):












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De NémoGizmo
un vrai problème dans tous les pays...
"l'accroissement des crimes homophobes" est valable à Londres comme ailleurs dans les villes européennes, c'est observé par les LGBT un peu partout (Italie, Pays-Bas, Allemagne...) depuis plusieurs années. Ce n'est pas seulement (même si cela compte) parce que les victimes osent + porter plainte ou/et médiatiser les agressions.
Et pourtant, la police britannique est -a priori- plus ouverte sur le sujet LGBT que la France (le Préfet de Police refuse toujours, depuis 2 ans en = des interviews à Têtu, le moindre rendez-vous à l'association de flics homos FLAG!... consternant!!!).
Droits pour les conjoints homos, surveillance de lieux de drague parfois, policiers qui manifestent aux "Prides" en uniformes...
pas simple.
entre tabous, routine indifférente et réflexes machistes de "la base" des troupes?
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De vpi79
Bizarre tout de même que le préfet ait le droit d'interdire de rencontrer une association reconnue. Cela me semble totalement illégal et anticonstutionnel. Si le FLAG veut s'exprimer, il doit pour voir le faire en tout point, au nom de l'asso et de ses adhérents, et non pas au non de l'institution policière.
Le préfet de police n'est pas au dessus des lois. Sinon autant dire tout de suite que l'asso est illégale et l'interdire. D'ailleurs, en tant qu'asso, elle est nécessairement ouverte, et à ce titre doit certainement y adhérer des personnes qui ne sont pas policiers et pas assujetties aux décisions préfectorales, ni même au secret professionnel : conjoints, enfants, parents, amis, représentants d'autres associations.
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De vpi79
Ceci dit les statuts du FLAG imposent les conditions suivantes pour l'adhésion qui est ouverte :
- à tout policier homme ou femme, quelque soit son grade, son ancienneté, sa direction d’emploi, son service, sa situation géographique ;
- aux agents fonctionnaires ou contractuels dépendants du Ministère de l’Intérieur. (agents de préfectures, de la sécurité civile…) ;
- aux agents de Police Municipale ;
- aux militaires de la Gendarmerie Nationale.
Je ne vois pas du tout en quoi le Préfet est en droit d'interdire la parole aux autres membres suivants qui y sont admis et qui ne relèvent pas de son autorité et conservent (ou retrouvent) leur entière liberté d'expression car ils ne sont pas directement engagés dans la mission de service public dont le Préfet a la garde :
- agents retraités et/ou réservistes ;
- élèves des Ecoles de Police ;
- adjoints de sécurité ;
- cadets de la République ;
- sympathisants sur parrainage d’un adhérent.
Et d'ailleurs sans doute aussi :
- les agents de la Sécurité Civile ;
- et les contractants du Ministère de l'Intérieur (qui peuvent avoir terminé leur mission temporaire mais rester adhérent).
On n'a pas de chiffres (les adhésions et données personnelles sont confidentielles) mais ça doit en faire du monde quand même capable de s'exprimer sans rien devoir demander à Monsieur le Préfet ou au Ministre de l'Intérieur.
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De vpi79
Maintenant je me demande pourquoi le FLAG réserve la lecture de son magazine aux seuls membres.
Ne serait-ce déjà que rendre public les anciens numéros, car je pense sincèrement qu'il n'est pas inutile que la voie du FLAG soit entendue au delà la seule asso.
A moins qu'il y ait dedans des infos personnelles dont les membres ne souhaitent pas la diffusion, mais alors pourquoi ne pas en préparer un condensé purgé de ces infos personnelles (de type petites annonces et numéros de téléphone privés, ou photos hors de celles visibles déjà dans son site).
Ou alors des propos et opinions internes qui seraient jugés très négativement hors des rangs de la police ou de la gendarmerie?
TETU pourrait-il le demander ou doit-il encore attendre l'autorisation illégitime du Préfet ou du Ministre?