Gay pride au Cap: «La haine n'est pas africaine!»
Une marche des fiertés s'est tenue hier dans les rues de la capitale parlementaire de l'Afrique du Sud. Fête et musique au programme, mais les participants ont aussi dénoncé les affaires de criminalisation de l'homosexualité qui entachent le continent.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi pour la gay pride dans les rues du Cap, la ville la plus friendly d'Afrique du Sud.
Loi anti-homo en Ouganda
Hommes, femmes et quelques enfants ont marché dans la capitale parlementaire du pays, qui accueillera des matchs de la Coupe du monde de football en juin, en reprenant des hymnes comme bien sûr «I will survive» de Gloria Gaynor.
Parmi les chars, on pouvait lire sur les pancartes des messages comme «Je suis né homo, Jésus a dit "aime ton prochain", la haine n'est pas africaine». Une façon de rappeler que les autres pays d'Afrique ne sont pas aussi tolérants avec l'homosexualité. Les participants ont ainsi protesté contre le projet de loi anti-homo en Ouganda (lire notre dernier article) et le traitement réservé à un couple d'hommes au Malawi, détenu depuis trois mois pour «atteinte à la pudeur» (lire notre article).
Des lesbiennes victimes de «viols correctifs»
De son côté, l'Afrique du Sud est à la pointe de la défense des droits des homosexuels avec l'adoption en 1994 d'une Constitution trés libérale. En 2006, le pays a aussi légalisé les unions entre personnes du même sexe. Mais dans les faits, les discriminations sexuelles restent fréquentes.
Selon une étude publiée en 2009, jusqu'à 10 cas de «viols correctifs» sont signalés chaque semaine au Cap dont sont victimes des lesbiennes que leurs agresseurs disent vouloir «soigner» de leur homosexualité. En outre, au moins 31 lesbiennes ont été tuées au cours d'attaques homophobes au cours de la décennie écoulée. Mais seul un prévenu a été condamné.












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De Voilier
Ben, pour être déjà aller plusieurs fois au Cap, je peux vous dire que, c'est vrai, que ça donne vachement envie de tout "claquer" et de partir s'installer là bas... :-)
Allez, on part tous en Afrique du Sud??? ;-)
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De Bereal
" ... 10 cas de «viols correctifs» sont signalés chaque semaine au Cap sur des lesbiennes pour les «soigner» de leur homosexualité. En outre, au moins 31 lesbiennes ont été tuées ..." Le Cap, l'Afrique du Sud ? Non merci !
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De lancia33
pas moi!!! ce un pays tres violent
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De NémoGizmo
c'est vrai qu'outre la liberté et l'égalité théoriques (dans la Constitution "arc en ciel" du pays depuis Mandela, c'est important), la vie des LGBT n'est pas rose pour autant.
entre hyper-violence (notamment les viole smentionnés ici, mais aussi les meurtres!) et pauvreté persistante, entre racisme et "ghettos de riches", entre bidonvilles et taux record de sida, il ne fait pas toujours bon être d'origine modeste.
il faut aider et encourager le pays, oui, mais de là à aller y vivre... pas encore!