Escale interdite à Casablanca pour le bateau de croisière gay
Finalement pas d'escale au Maroc pour les passagers de la croisière gay. Partis de Barcelone le 29 juin pour une croisière d'une semaine, quelque 2000 gays devaient faire escale à Casablanca au Maroc pour une journée. Cela devait être la première fois qu'une croisière gay accostait dans un pays musulman.

Avis de tempête au Maroc. La presse locale évoque l'annulation de l'escale à Casablanca d'un paquebot de croisière accueillant quelques 2.000 touristes gays américains et européens.
Le site marocain Yabiladi explique ainsi que, «prévue ce dimanche, l'escale casablancaise, clou de la croisière «Exotic Mediterranean» en provenance du port de Barcelone n'a finalement pas eu lieu. (…) L'arrivée du bateau de croisière, appartenant à la compagnie américaine Holland America Line, était prévue à huit heures au port de Casablanca. Le bateau devait quitter par la suite la capitale économique du Maroc à 20h.»
Une interdiction de dernière minute
Une annulation de dernière minute que semble ne pas comprendre l'agence organisatrice du voyage RSVP Vacation. L'agence qualifie ainsi, dans un courrier adressé à ses 2.000 clients, cette interdiction de «déception». Avant d'ajouter: «Notre agent au port de Casablanca nous a avisé que les autorités ont refusé notre visite prévue le 1er juillet bien qu'elles nous l'aient confirmé précédemment.»
«J'étais dans le salon lorsque le capitaine a annoncé par haut-parleurs que l'escale de Casablanca était annulée pour des raisons de sécurité, et parce que l'arrivée du navire était devenue un sujet public de controverse», explique Eric à nos confrères espagnols d'El Pais. Eric est fonctionnaire du gouvernement américain, il a payé près de 7.100 euros pour deux personnes pour faire partie de l'aventure.
Pas d'escale pour les homos
Une interdiction démentie par le ministre du Tourisme, à Rabat. «Nous n'interdisons aucun bateau de croisière, et nous ne demandons pas à nos visiteurs leurs préférences sexuelles», assure Lahcen Haddad. Avant d'ajouter que les passagers de la croisière pouvaient, s'ils le souhaitaient, visiter la mosquée Hassan II et faire une excursion à Marrakech, comme c'était prévu initialement. Une position que ne semble pas partager le ministre de l'Intérieur, Mohand Laenser, qui est à l'origine de cette interdiction selon nos confrères du journal El País.
Depuis son annonce, mi-juin, cette escale était vivement dénoncée par les conservateurs. Le site marocain Yabiladi rappelle que «cette interdiction intervient dans un contexte socio-politique marqué par une vive confrontation entre deux courants: moderniste prônant la défense des libertés individuelles et un autre conservateur». Pour mémoire, l'article 489 du code pénal punit l'homosexualité de «six mois à trois ans de prison et des amendes de 120 à 1.200 dirhams» au Maroc.
Le navire a finalement continué sa route et fait escale à Cadix, dans le sud de l'Espagne, avant de repartir pour Ibiza.










LES CHAÃŽNES 











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De Hicham90
C'est dommage, mais honnêtement : ils s'attendaient à quoi?
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De Sokar
En effet, couru d'avance comme réponse des autorités marocaines.
Du reste je ne pense pas que l'évolution politique du Maroc soit comparable, du fait qu'il s'agit d'une monarchie avec un fonctionnement plus ou moins parlementaire, avec ce qui se passe en Tunisie, en Égypte ou en Libye.
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De Flysmith
Non ça ne revient pas au même car finalement au Maroc c'est une sorte de dictature avec un "Homme raisonnable" à sa tête.
Le Roi concentre les pouvoirs, alors le fait que que l'islam radical soit au pouvoir ça ne change pas grand chose finalement car tous les pouvoirs régaliens appartiennent au Roi, qui semble être un peu plus modéré que l'islam radical même si c'est le signe d'un retour en arrière dans les mentalités pour ce pays qui semble s'être pas mal occidentalisé ces derniers temps.
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De Sokar
Je suis d'accord pour dire que la situation des LGBT est difficile dans tous ces pays, avant ou après la révolution d'ailleurs.
Pour ce qui est du Maroc, le roi s'est contenté d'une réforme de la Constitution qui tout en lui laissant une grand part de pouvoir à lui et à son entourage, esquisse des pouvoirs plus importants pour le parlement et le premier ministre où pour la première fois les islamistes (qui avaient déjà gagné les précédentes élections mais pas assez pour diriger le pays) sont arrivés au pouvoir sans doute pour réduire les réformes sociales et les droits à l'égalité plus que pour instaurer la charia qui n'est pas dans la tradition du Maroc (à l'inverse de l'Arabie saoudite ou des émirats du golfe persique).
Plus qu'un islam radical comme on l'a vu apparaître en Libye par exemple ou sous un jour "réformé" en Tunisie et en Égypte, les islamistes au Maroc sont plus des conservateurs que des religieux jusqu’au-boutistes et ils auront assez peu de marge de manœuvre dans un pays où le clan du Roi possède tout et où tout marche au pot-de-vin.
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De Vic2Guem4
Si j'ai bien compris (je commence à connaître les habitudes du site), après "mamie la futée", revoici "tony", c'est cela ? trois précisions :
-accès : accent grave
-infantile (avec un i) : moins d'un an ; enfantine : moins de cinq ans
-prisée (avec un e)
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De AmourBond
C'est pénible messieurs de TÊTU de voir un commentaire apparaitre qui semble n'avoir ni queue, ni tête, faisant référence à l'intervention d'une personne ayant posté un commentaire que vos modérateurs ont supprimé comme à chaque ils le font avec cette "Mamie futée" ou ce "Tony".
Je comprends que vous supprimiez un post insultant, mais cela ne serait-il pas plus compréhensible pour ceux qui lisent Têtu avec un décalage de laisser la fenêtre avec le nom du fauteur de trouble et à la place du comm insultant, mettre comm censuré car homophobe ou quelque chose comme cela.
Cela permettrait de comprendre qu'il y a eu à un moment M un poste mais que vous avez dû le retirer pour X raison, ainsi les postes en réponse seraient plus compréhensible. Merci.