Divers/Cité (6): Les gays s'éclatent sur les beats de DJ David Morales
EN DIRECT DE DIVERS/CITÉ. Le DJ superstar, grand maître gay-friendly de la hard house et remixeur de stars comme Mariah Carey ou Toni Braxton, a transformé le parc Emilie-Gamelin en un immense dance-floor survolté.

De notre reporter à Montréal.
Il est plus de 20 heures. La Sunset Party bat son plein depuis 14h. Doucement, le soleil qui a caressé Montréal toute la journée se carapate. Le parc Emilie-Gamelin, épicentre du festival LGBT, tremble sous les beats puissants de David Morales, une des plus grandes stars de la house, un «mythe vivant» selon les fans.
Boum, boum, boum. C'est parti pour un set de 8 heures que le DJ finira au théâtre Telus. Pour la première fois depuis le début de la semaine, le festival au public habituellement si éclectique, prend des airs de dance-floor 100% gay. Avec un peu d'imagination, on se croirait même dans une boîte en plein air d'Ibiza. Des centaines de teufeurs sautillent sur place, balancent leurs bras dans tous les sens, ondulent leurs corps aux rythmes souverains et vigoureux de Morales. La plupart sont en short, torses nus, le tee-shirt sur l'épaule ou simplement accroché à la poche arrière. Les nombreux tatouages brillent sur les peaux humides. Un couple de garçons s'embrasse goulument. Plus loin, un beau gosse se frotte en rythme aux muscles saillants d'un black exsudant. C'est chaud ! Sur la gauche, deux blondinets vêtus d'un mini-short moulant se lancent dans une étrange choré mi-samba mi-tecktonik. Boum, boum, boum. Un sample de «Let the sun shine in». Les beats s'accélèrent. On est en pleine montée. Les bras se lèvent. Boum, boum, boum. La foule hurle à l'unisson.
Bouillonnant comme un jour de gay pride
Derrière les platines, sous douze boules à facettes, David Morales est magistral. Biceps généreusement tatoués, torse nu lui aussi (et le quasi quinqua a encore de sacrés atouts !), il balance une house qu'il teinte de trance et de deep. C'est sa patte, et les festivaliers adorent. D'ailleurs, David Morales a un club de fan assez fourni chez les homos du monde entier. Certainement parce qu'il a toujours aimé présenter son travail dans des clubs gays de renom, et surtout parce qu'il a remixé de nombreuses divas que les gays vénèrent, comme Madonna, Diana Ross, Mariah Carey ou encore Toni Braxton. D'un coup de platine magique, il est capable de transformer le plus pop des tubes, même sirupeux, en hit dance. Et il le prouve encore pendant le set qu'il offre à quelques pas du Village, bouillonnant comme un jour de gay pride. Au même moment, dix blocs plus loin, sur une des scènes du festival des Francofolies, la chanteuse Jorane mêle sa voix cristalline à un orchestre symphonique. Cette semaine, Montréal fête la diversité. Sous toutes ses formes.
Photo ci-dessus: Stéphane Moran. En page d'accueil: DR.
Au menu, le dimanche 2 août, dernier jour de Divers/Cité:
La Grande danse, avec notamment Peter Rauhofer, Isaac Escalante, le Jeune ballet du Québec, Ana Paula..., sur la scène Berri-Ontario. A partir de 13h ; entrée libre.
Le Grand bal, avec notamment Anjulie, V.Nus, India, Just 4 Fun, Oka, Maninho Costa, Batucada Carioca, ballet Raices de Colombia..., sur la scène Lotio-Québec, parc Emilie-Gamelin. A partir de 15h ; entrée libre.
D/C Ball, avec Alain Jackinsky, Magic Solutions, Isaac Escalante, Ana Paula, au théâtre Telus, 1280 rue Saint-Denis. A 23h ; 80 dollars canadiens (53 euros).
En bonus, quelques photos prises sur le vif:





















