Des photos de lesbiennes choquent la ministre de la Culture sud-africaine
La ministre sud-africaine des Arts et de la Culture a quitté une exposition après y avoir vu des photos de couples de lesbiennes nues. L'affaire fait beaucoup de bruit et la ministre a publié un communiqué pour se justifier.

Le 9 août 2009, Lulu Xingwana, ministre sud-africaine des Arts et de la Culture, devait faire un discours à l'occasion de l'ouverture, à Johannesburg, d'une exposition de jeunes artistes noires sud-africaines, intitulée «Innovative Women». Celle-ci était financée par son ministère à hauteur de 300.000 rands (environ 3.000 euros). Selon le journal sud-africain The Times, qui vient de révéler l'affaire, c'est lorsqu'elle a vu les photos de Zanele Muholi, artiste et militante lesbienne, représentant des femmes nues enlacées, que la ministre aurait quitté les lieux.
Des œuvres jugées pornographiques par la ministre de la Culture
Cette dernière a d'abord confirmé, via sa porte-parole, qu'elle était partie car certaines œuvres étaient «immorales et offensantes». «Ces photos s'opposent à la construction de la nation», a-t-elle déclaré. Par la suite, la ministre a soutenu que sa réaction n'avait rien à voir avec l'orientation sexuelle des personnes représentées sur les photos. «Je ne suis pas homophobe, affirme-t-elle. Mais je trouvais que ces photos n'étaient pas adaptées à un public familial. De jeunes enfants ne devraient pas être exposés à de la pornographie».
Zanele Muholi a réagi en assurant que ses œuvres n'avaient «rien de pornographique». «Nous devons éduquer les gens à propos de l'homosexualité, a-t-elle dit. Les enfants doivent savoir que cela existe».












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De Erb
Et "Présumés innocents", à Bordeaux ?
Tant de procès, tant de menaces dans le monde que les artistes, les commissaires d'exposition se censurent. Parce qu'on tue pour des représentations.
Le seul point positif, paradoxalement, est que la ministre tente de se disculper de l'homophobie qu'elle ne saurait voir... Car ailleurs on ne prend pas ces précautions oratoires et l'on assassine à bon droit.