Des muscles en pagaille au Salon du body-fitness
REPORTAGE. C'est un salon avec beaucoup d'hommes dedans. Exposants, animateurs, athlètes, visiteurs, tous ont un point commun désarmant: des corps de rêve qui rendent la visite fort édifiante. On vous a ramené des photos souvenirs!
Au Salon Mondial Body Fitness, qui vient de s'achever au Parc des expos de Paris, il y a de bien belles bêtes mais ce n’est pas le Salon de l'agriculture. Il y a d'alléchantes plaquettes, mais ce n'est pas le Salon du chocolat. Ici, ça sent le mâle et tout ce qui est exposé (compléments nutritifs, vêtements, machines de musculation dernier cri) a une vocation: mettre en valeur son corps.
Au loin, on entend la musique des animations fitness données dans l'autre aile du Salon. Mais on n'y va pas, on reste avec les musclors. Comme le charmant Raphaël (photo de gauche), animateur sur deux stands, qui se laisse photographier gentiment par à peu près tout le monde. Deux allées plus loin, on scotche devant des kilomètres de boissons protéiniques et de gélules, vendues par des hommes qui ont des bras gros comme le Brésil. Des visiteurs leur achètent des produits (un peu), leur posent des questions (beaucoup), les dévorent des yeux (systématiquement).
Et tout d’un coup, on se retrouve devant un monsieur en slip. Surprenant, ce Salon. En fait, il s'agit de Pierre (photo), athlète culturiste de 19 ans, encore tout couvert de tan car il vient de concourir dans la catégorie Junior + de 75 kilos. On se retourne et on découvre en effet une immense scène avec plein d’autres messieurs en slip dessus. Face à un jury ultra sérieux (la Nouvelle Star, à côté, c'est de la gnognotte), les démonstrations se succèdent, orchestrées par la très officielle Fédération française d'haltérophilie, musculation, de force athlétique et de culturisme. Au public massé devant l'estrade, l'animateur répète qu’il s’agit là de «culturisme naturel», «soumis au contrôle antidopage». «C’est ça, ouais!» balance un spectateur.

La discipline souffrirait-elle d’une mauvaise réputation ? Frédéric Mompo, 5 fois champion du monde de Body Building Naturel, participe à ce Salon depuis la première édition, il y a 23 ans: «Avant, le public était plus axé sur le body building. Mais l'ère du dopage est passé par là et désormais, les gens viennent surtout pour la santé et le sport». Avant de partir, on ne résiste pas, on jette un œil dans les coulisses du concours culturiste. Silencieux, les athlètes s’échauffent et nous fusillent du regard: nous les dérangeons. Le monsieur qui organise leur entrée sur scène, lui, nous sourit. C’est Pascal (photo), ravi de nous apprendre qu’il a fait la couv’ de TÊTU! On pourra dire qu’on aura vu un coverboy en vrai!

Entre deux candidats couverts de tan, on tombe soudain sur Pierre et Gilles. Venus soutenir Steve, un ami et modèle à eux, engagé dans la compétition, ils tiennent à être photographiés avec lui (photo). Sont-ils également en repérage? «Nous avons déjà trouvé ici des modèles, notamment quelqu'un qui a travaillé avec nous assez longtemps», nous expliquent-ils. Un salon comme ça, c'est sûr, ça inspire. On va avoir du mal à vous dire le contraire.
Photos: Jeanne Samak.












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De Award
c'est beau les gros muscles (perso j'adore vraiment). Mais à quel prix? Combien de piqûres de stéroïdes et autres substances...