DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. À Wimbledon, ça twitte avec Serena!
CHRONIQUE. Le monde du sport s'y est lui aussi mis. En sont des adeptes réguliers : Lance Armstrong, Shaquille O'Neal, Andy Murray et... Serena Williams.
Là, ça sent vraiment les vacances. Adeptes du tourisme vert, direction Wimbledon plus que recommandée! SW 19, comme on dit au pays de la Reine Elizabeth II pour parler -via son code postal- de cette banlieue cossue du sud-ouest de Londres. Wimbledon, son gazon, ses fleurs, son pollen qui volette, ses fraises à la crème, ses vieilles ladies anglaises aux larges chapeaux et légèrement pompettes au champagne... Bref, ses traditions. Mais la modernité a également son mot à dire lors de ce troisième Grand Chelem de la saison. Cette année plus que jamais. D'abord, il y a ce fameux toit que l'on a osé poser au-dessus du vénérable Centre Court. Le même qu'à l'Open d'Australie. Sauf que, preuve aussi que les temps changent, il aura finalement fallu attendre plus longtemps qu'escompté pour le voir se déployer. La faute au soleil. Quand on vous dit que les temps changent. La pluie qui se fait désirer, on dreame debout...
No eating in the locker room!
Et puis il y a aussi Twitter. Ah, Twitter! Que serait-on sans ce site de micro-blogging? Le monde du sport s'y est lui aussi mis. En sont des adeptes réguliers : Lance Armstrong, Shaquille O'Neal, Andy Murray et... Serena Williams. Ce qui nous ramène tout droit à Wimbledon.
La championne 2003, finaliste contre sa sœur Venus l'an dernier, livre dans ses «twitts» («gazouillis» en V.O.) tous ses états d'âme. De ses pensées et prières à la famille de Michael Jackson à la vie de ses deux chiennes -Jackie, la Jack Russel et Laura le bichon maltais- en passant par la dénonciation des «règles qui n'ont aucun sens». Et qui l'énervent. A Wimbledon par exemple, ce qui rend très upset Serena c'est cette nouvelle «No eating in the locker room» rule. «Je ne suis pas du tout contente de cette règle, écrit ainsi la cadette des Williams. J'ai été informée avant mon match que je ne pouvais PAS manger dans le vestiaire désormais!» Ce qui l'énerve autant là-dedans? Deux choses, en fait. D'abord, qu'on lui casse ainsi une sorte de routine qui est la sienne depuis des années. Elle mange toujours dans les vestiaires avant un match. Bien? Mal? C'est comme ça, un point c'est tout.
Des bananes et du baume au cœur
Ensuite, et surtout : qu'il s'agisse, selon elle, d'une règle totalement absurde. Serena s'explique : «Ce qui n'a aucun sens, poursuit-t-elle sur son compte Twitter, c'est qu'au moment où on m'a informée de cette règle, il y avait, dans vestiaire, une dame en train de mettre en place des bananes et des barres énergétiques pour moi et les autres joueuses! Et ça a du sens, ça?»
Heureusement, les quelques 450 000 «suiveurs» que Serena Williams compte sur Twitter lui postent des messages de soutien. Et lui mettent ainsi du baume au cœur.
Mais à Wimbledon, l'Américaine trouve aussi des choses qui lui plaisent. Comme les serviettes offertes aux joueuses pour leur match. Sauf qu'en terrain britannique, cette royale -et néanmoins très moelleuse- pièce de linge est en principe destinée à être rendue. En principe seulement. Car que répond une championne du calibre de Serena lorsqu'on lui demande s'il est possible, éventuellement, peut-être, sans vouloir l'offenser, de rendre lesdites serviettes? «No». Tout simplement. Serena? Yes, she can.











