DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Williams, Clijsters, Semenya plus fortes que la «Bataille des Sexes»
CHRONIQUE. Serena Williams et Kim Clijsters ont aidé à établir un nouveau record du monde sous les yeux de Martina Navratilova et Francesca Schiavone. Et Caster Semenya peut enfin recourir!
Les mauvaises langues -donc pas nous, cela va de soi- auraient pu vous dire qu'il y a encore une semaine, Serena Williams ne savait sans doute pas placer la Belgique sur une carte du monde. La n°1 mondiale était vaguement au courant que son aînée, Venus, y avait fut un temps conquis deux titres du côté d'Anvers, la ville des diamants, mais après... Sauf qu'un petit imprévu est venu changer la donne. Dans la foulée de son quatrième Wimbledon, et après un crochet par l'Allemagne, patrie de Sasha son sparring partner, Serena est allée remplacer au pied (et au chéquier) levé Justine Henin au «Best of Belgium». Parce que «Juju» s'est blessée au coude pendant le Grand Chelem sur gazon et que du coup, le promoteur de l'événement a cherché à s'adjoindre les services d'un autre grand nom du tennis. Pourquoi? Mais parce qu'il y avait de l'enjeu.
Le «Best of Belgium» avait originellement été planifié le 8 juillet au Stade Roi Baudoin de Bruxelles comme un événement censé célébrer la présidence belge de l'Union européenne, tout établissant un nouveau record du nombre de spectateurs pour un match de tennis jusqu'ici détenu par la fameuse «Bataille des Sexes» de 1973 entre Billie Jean King et Bobby Riggs. Il devait opposer Justine Henin la Wallonne à Kim Clijsters la Flamande. Tout un symbole au moment où l'unité du pays semble plus que jamais menacée. Du coup, avec le forfait de l'une des Belges, l'enjeu n'était plus «que» de faire plus grand, plus fort en termes de spectateurs. Pari réussi puisque 35 681 personnes ont assisté ce jeudi à la victoire de Kim Clijsters sur Serena Williams (6/3, 6/2) au cours d'une exhibition arbitrée par Martina Navratilova, sous les yeux de la championne de Roland-Garros Francesca Schiavone, qui avait été appelée au cas où le sort se serait acharné sur l'une des deux participantes.
«Serena? Hate Her, Love Her»
«Je me suis dit plusieurs fois: "souviens-toi de ce moment", s'est émerveillée Kim Clijsters à l'issue de la rencontre. Une telle expérience vaut la peine d'être répétée et je tiens à remercier tout le monde pour avoir battu ensemble ce record du monde.» Quant à Serena Williams, eh bien en fin de compte, elle n'a pas regretté son séjour. «Je n'avais jamais joué en Belgique, a commenté la femme aux treize titres du Grand Chelem, et c'est incroyable que tout ce monde soit venu, c'est fantastique qu'il y ait une telle attention portée au tennis. C'était terrible, je n'ai jamais vécu cela au cours de toutes les années que j'ai passées sur le circuit WTA.» Soit quinze, déjà. Quinze années où l'on aura eu tout loisir (et ce n'est pas fini) de s'émerveiller ou s'énerver, selon sa sensibilité, sur le personnage «SW».
Excellent timing, d'ailleurs. La couverture du numéro de cette semaine de Sports Illustrated a tout compris à Serena. «Love Her, Hate Her, She's the Best Ever» peut-on y lire. Et c'est exactement ça: Serena Williams, soit on l'adore soit on la déteste, mais on ne peut que s'incliner devant une telle championne.
Une renaissance pour Caster Semenya
«La Bataille des Sexes», si cela n'avait pas déjà été pris, voilà qui aurait fait un bon titre pour résumer l'affaire Caster Semenya. Parce que la bonne nouvelle de la semaine, c'est que ça y est, on peut enfin la résumer! Depuis mardi, la championne du monde du 800m a le feu vert de l'IAAF pour recourir, et bien en tant que femme. Puisque le panel d'experts sollicité à rendu ses conclusions, fin du questionnement autour du genre de l'athlète sud-africaine, et fin des tests médicaux. «Je suis ravie de rentrer dans l'arène mondiale de l'athlétisme, a commenté la jeune femme de 19 ans, et j'attends avec impatience de reprendre la compétition avec ces questions derrière moi.»
Une date est même fixée pour ce retour: ce sera le 15 juillet à l'occasion du meeting de Lappeerenta. Pourquoi la Finlande? Parce que l'organisateur de la réunion connaît bien l'agent de Caster Semenya, qui se trouve être lui aussi finlandais. Et aussi parce que les proches de l'athlète espèrent ainsi éviter le plus possible l'afflux des médias. Mais là, notre petit doigt ne peut que nous souffler que c'est vraiment mal les connaître.












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De pittbi
L'être "Caster Semenya " a une bite et une paire de couille ? apparement non,
elle a alors un vagin et un utérus, elle est donc une femme ! pas besoin de
chercher plus loin ! Ils sont nazes ces officiels...