DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Tout pour un planter du bâton avec Tessa...
CHRONIQUE. C'est reparti pour un tour de Coupe du monde de ski alpin. L'occasion, si ce n'est pas encore fait, de vous pencher sur le cas Tessa Worley. Entre ses larmes et son sourire, où ira votre préférence? La joueuse de tennis Jelena Jankovic, elle, a choisi. Et si vous avez encore faim, il reste un peu de taekwondo au chaud.
Joyeux anniversaire, Tessa! D'accord, c'est le 4 octobre dernier, déjà, que Tessa Worley (photo) a eu vingt ans. Mais c'est il y a tout juste deux ans que la Franco-Australienne est née au monde des grandes. C'était en Autriche, à Sölden, théâtre aussi blanc qu'incontournable de la première manche de Coupe du monde de ski alpin. Et c'était, déjà, du géant. Car Tessa Worley est skieuse. Géantiste de l'âme à la spatule. «Skieuse de poche» disent les observateurs lorsqu'ils ont la flemme de chercher d'autres qualificatifs moins galvaudés. En même temps, c'est vrai qu'1,57m, cela fait d'elle une skieuse «de poche»... Mais pas dénuée de talent, loin s'en faut.
Un millimètre de larmes et jet-set
Il y a deux ans, donc, âgée de dix-huit ans à peine, cette junior prometteuse avait bluffé tout le monde en se classant 5e à Sölden. L'année dernière, sur cette même piste, Tessa avait terminé le parcours en larmes. À cause d'un millimètre. Celui qui, en trop sur ses skis, lui avait coûté une disqualification. Les larmes, donc et la rage, celle de «vite passer à autre chose», avait-elle prévenu sur le glacier Rettenbach. Bingo. Course suivante, à Aspen. Station chérie de la jet-set américaine, mais surtout magnifiée par la Lower Ruthies Run, une piste réputée exclusive. Pas en raison d'un droit d'entrée astronomique. Non. Mais parce que, en principe, elle ne s'offre qu'aux anciennes du circuit. Sauf cette fois-là. Remontée à bloc par sa débâcle de Sölden, Tessa Worley a tout lâché dans le Colorado. Dix-neuf ans, première fois sur ce tracé, et hop: une victoire. La première pour elle en Coupe du monde, et la première pour une Française depuis Régine Cavagnoud en 1999. Derrière, forcément, les attentes ont été grandes. Les déceptions aussi.
Douche froide, guéguerre et sourire radieux
Car la skieuse du Grand-Bornand n'a pas échappé à la douche froide du clan tricolore lors des Mondiaux de Val d'Isère. Une guéguerre l'a opposée à sa fédération pour cause de tonton préparateur mental jugé trop envahissant. Bref, tout ne s'est pas déroulé aussi vite ou aussi bien qu'escompté. L'apprentissage de l'âge adulte en somme. Reste que Tessa est douée, très douée. Et qu'elle est l'une des meilleures chances de médaille, et pourquoi pas de globe de cristal, dans le clan français cette saison. Pour enfin voir plus souvent un grand sourire qu'un flot de larmes sur son doux visage.
Mâchouillon et Livre des Records
Une qui sourit tout le temps, c'est bien Jelena Jankovic. On change de sport, c'est du tennis. La Serbe en énerve plus d'une, de l'autre côté du filet, avec cette banane permanente. Une marque de chewing-gum, elle, a préféré capitaliser dessus et sponsoriser smile-girl. Concours de photos du plus beau sourire lancé par la multinationale du mâchouillon: au final 137 264 clichés envoyés par des fans depuis le 1er mars et qui ont fini par composer un portrait géant -960 m2- de «Janko» exposé à Belgrade. Pas mal l'air de rien, puisque cela constitue rien de moins qu'un record du monde, homologué par le Livre des Records.
Jelena Jankovic
Gendarmette et coups de pieds circulaires
On n'est pas des manches en sport de combat. Gwladys Epangué a été sacrée, à 25 ans, championne du monde de taekwondo en -67 kg. De Copenhague, elle est repartie dare-dare à Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne. Car Gwladys vient d'intégrer la Force de gendarmerie mobile d'intervention. Des missions sensibles, du coup de pied circulaire: quelque chose nous dit que ce n'est pas forcément pour nous déplaire, ça...











