DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Ta meuf en bikini sur le terrain de foot
CHRONIQUE. Des filles qui jouent au football américain en soutien-gorge... Au départ, l'idée peut sembler très macho. Mais après avoir étudié de très près la «Lingerie Football League», TÊTUE.com a changé d'avis et décidé de vous faire partager sa découverte.
Vraiment, si les Américains n'existaient pas, il faudrait les inventer. Les voici parvenus à l'inconcevable: nous intéresser nous, pauvres béotiennes de frenchies, au football. Attention, le football, le vrai à l'aune US, pas le soccer si cher à nos mœurs européennes. Ce football où quand tu mets la main, tu te fais huer, car c'est la tête ou tout le corps qu'il aurait fallu jeter dans le tas. Le tackle football, un vrai sport de contact, un truc viril où la fille est réduite à jouer les cheerleaders ou les femmes de... Notez qu'à ce jeu-là, on n'a rien contre Tom Brady, le quarterback des Patriots, qui a épousé la top Gisele Bündchen...
Soutien-gorge, bikini et casque obligatoires
Bref. Un jour, un gars bien de chez lui, abreuvé à la bière et au Superbowl depuis sa plus tendre enfance a une idée de génie: combiner ses deux passions, en y ajoutant une troisième grandissante, à savoir les filles. L'idée fait son chemin dans le cerveau en ébullition de Mitchell Mortaza et bingo, en 2003, il créé la LFL. Soit la «Lingerie Football League». Et ce qui, du propre aveu du concepteur, est au départ un «mix de Maxim et de la NFL», curieusement, pourrait également ravir les plus Têtues d'entre nous. Car cette année, la LFL, qui n'était jusqu'ici qu'un amusement payant en prélude au Superbowl s'est dotée d'un vrai championnat, avec un vrai enjeu, un vrai recrutement et, surtout, de vraies sportives. Vêtues en guise de tenue de combat d'un soutien-gorge, d'un bas de bikini, d'un casque, d'épaulettes et de protège-tibias.
Test physiques géants
Dotée de deux conférences, à l'instar de ce qui se pratique en NFL, la ligue de football américain, ou en NBA (basket) ou en NHL (hockey), la LFL atteindra son point culminant en février prochain, à Miami où la meilleure équipe de l'ouest affrontera la meilleure équipe de l'est dans une grande finale. Dix équipes composées de jolies, voire très jolies, filles, nul ne le contestera. Mais qui présentent, outre le facteur esthétique, un autre argument de taille: elles savent toutes jouer au football pour l'avoir pratiqué au niveau universitaire. D'ailleurs, elles n'ont pas été recrutées sur photos mais lors de tests physiques géants, certes en tenue, mais surtout en jeu, scrutées dans leurs moindres défauts techniques par d'anciens joueurs pros devenus coaches.
C'est à constater dans la vidéo ci-dessous :
«Touch me, I wanna feel your body...»
Bien sûr, l'aspect fantasmatique d'équipes de sept filles bien roulées qui s'affrontent dans le gazon et la boue, dont le mot d'ordre le temps d'un match semble être «Touch me, I wanna feel your body», tant elles donnent de leur personne dans l'aspect contact de la discipline, contribue au succès auprès des mâles de cette ligue unique en son genre.
Mais le fantasme marche aussi pour les filles. Rien que le nom des dix franchises engagées par exemple. À l'est: Chicago Bliss, Miami Caliente, New York Majesty, Philadelphia Passion, Tampa Breeze. À l'ouest: Dallas Desire, Denver Dream, Los Angeles Temptation, San Diego Seduction, Seattle Mist. «Nous ne sommes pas une blague, précise d'ailleurs comme juste à notre attention Jenn Myers la quarterback de Tampa. Nous sommes des jeunes femmes athlétiques, belles et qui aiment le football.»
Et la sculpturale blonde de se souvenir des journées de recrutement pour être sélectionnée dans l'équipe. «Beaucoup de filles du genre mannequins qui n'avaient jamais fait de sport avant ça pensaient que ce ne serait pas du vrai football, dit-elle. Mais une fois qu'elles se sont rendu compte que, si, c'en serait, elles se sont éliminées d'elles-mêmes.»
Miami Caliente ou New York Majesty?
Tous les ingrédients sont réunis dans cette LFL, vous dit-on. Même les fights entre filles. Après le match qui a opposé New York à Miami, deux joueuses se sont mises dessus. Verdict: Krystal Gay, du Majesty, et Anonka Dixon du Caliente ont en conséquence été suspendues pour une rencontre. C'est mal mais... grrrrrr! Non?
Et vous, quelle sont votre joueuse et votre équipe préférées? À TÊTUE, autant le dire tout de suite, le Miami Caliente tient la corde. La faute au nom et au look très Papi dans The L Word, sans doute. Tout ça, c'est le bandana…











