DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. «Stupéfiant», le mot à la mode. Mais sans malice
CHRONIQUE. Il n'y a pas que le Tour de France dans la vie. Il y a aussi le golf. Et les golfeuses. Surtout Rosie Jones, la seule à avoir fait son coming-out alors qu'elle était encore en activité. Et puis, il y aussi des jeunettes encore un peu naïves dans le tennis.
Il paraît que le Tour de France se termine ce week-end. Mais ne soyez pas trop tristes, car le sport continue malgré tout. Si, si. Marrant, au passage, de voir comment certains utilisent et déclinent à outrance le terme «stupéfiant» pour qualifier les performances de quelques coureurs aux avant-postes de l'épreuve sportive la plus contrôlée au monde. N'y voir aucune malice dans le choix des termes, bien sûr.
Médecin mongol aux méthodes alternatives
Stupéfiant. Dans ce cas, le mot convient également pour définir le comportement de la jeune joueuse de tennis autrichienne Tamira Paszek. La 59e joueuse mondiale, âgée de 18 ans, a récemment donné une conférence de presse dans laquelle elle a expliqué avoir reçu des injections de son propre sang enrichi de médicaments homéopathiques, le tout lui ayant été prescrit par un médecin mongol adeptes des méthodes alternatives. Reste que les autotransfusions, si elles sont indécelables, sont interdites et considérées comme une pratique dopante. Du coup, la jeune femme est sous le coup d'une enquête de l'agence autrichienne anti-dopage.
Au fait, il y a belle lurette que la Grande Boucle Féminine Internationale, elle, s'est achevée. Le 21 juin précisément. Sur une victoire finale de la Britannique Emma Pooley. Mais son maillot jaune à elle, on l'a beaucoup moins vu à la télé.
Golf babes bankables...
Curieusement, lorsque l'on parle de golf féminin, ce sont également toujours les mêmes que l'on voit le plus à la télévision. L'Evian Masters, qui se déroule en France, est la plus grande épreuve féminine internationale, après les tournois du Grand Chelem, bien sûr. Sur ces greens considérés comme parmi les plus difficiles du circuit, il est bien fait mention, quand même, de la numéro un mondiale, la Mexicaine Lorena Ochoa, pas à la fête sur ce parcours, il est vrai. Les Françaises ont elles aussi droit à une légère mise en avant. À commencer par Karin Icher, la seule Tricolore à pouvoir se vanter d'évoluer à plein temps sur le circuit américain. Mais les golfeuses qui emportent la palme des sponsors et des droits télévisés, ce ne sont pas elles. Non. Ce sont plutôt des joueuses qui se voient systématiquement qualifiées de «pin-ups» par nos confrères masculins. L'Américaine Nathalie Gulbis et la Russe Maria Verchenova. La blonde et la brune, histoire qu'il y en ait pour tous les goûts.
... et coming-out au sommet
À TÊTUE.COM, nous ne préférons ni l'une ni l'autre. Nous goûtons davantage le profil de Rosie Jones (photo). Pas une question de physique. Non. Rosie Jones, aujourd'hui à la retraite, a fait son coming-out alors qu'elle était encore en activité. C'était en 2004 et elle était alors âgée de 44 ans. À l'époque, la joueuse venait d'être contactée par Olivia, la société organisatrice de croisières et de voyages lesbiens. Après un léger temps de réflexion, elle s'était dit qu'après tout, le timing était bon pour faire une déclaration publique via une lettre ouverte dans le New York Times. Bien sûr, elle craignait pour ses sponsors. Car aux Etats-Unis, elle était une sportive de premier plan.
Près de deux ans plus tard, pour sa dernière année sur le circuit professionnel, Rosie Jones a fait mieux: elle a arboré fièrement le nom d'Olivia sur sa visière et son polo. Aujourd'hui, la société l'accompagne toujours dans l'organisation de stages et de tournois de golf.
Et qu'avait dit après cette déclaration publique la LPGA, l'instance dirigeante du circuit féminin américain de golf? Rosie Jones était soutenue, c'est sûr. Mais une anecdote mérite d'être rapportée ici. C'était au printemps 2006. Têtu cherchait à obtenir une interview de la golfeuse. Une attachée de presse de la LPGA avait immédiatement répondu à notre email. Très enthousiaste, la «communiquante» avait, by the way, demandé quel serait le sujet de l'interview et pour quelle publication. Tous les emails qui ont suivis la réponse du magazine sont restés lettre morte.
Mais, comme en cyclisme, n'y voyons là aucune malice, bien sûr.











