DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Qui aime regarder les fesses des joueuses?
CHRONIQUE. Marion Bartoli l'a dit dans un grand quotidien sportif : «Les hommes aiment bien regarder les fesses des joueuses». Quid des filles?

Vous avez dû le sentir à cette terre battue qui commence à vous chatouiller les narines, à ces bruits de balles qui se font plus nets. Roland-Garros commence. C'est la bonne, l'excellente nouvelle du moment, même. L'occasion d'admirer Amélie Mauresmo, Ana Ivanovic, Serena Williams, Dinara Safina ou Elena Dementieva; mais pas que. Car Maria is back. Sharapova. Pour la première fois depuis Montréal l'année dernière, la Russe a regoûté à la compétition. C'était à Varsovie, où elle s'est arrêtée en quarts de finale, expédiée par Alona Bondarenko 6/2, 6/2. Mais l'important, c'est que l'épaule a tenu. Et que l'on a pu vérifier une chose : les hurlements de Maria lorsqu'elle frappe dans la balle nous avaient sincèrement manqués.
Marion Bartoli a également dit, au même endroit : «c'est pénible de voir toujours le tennis féminin ramené à des filles qui posent en maillot de bain.» Pénible, ce n'est peut-être pas le mot.
«Tati» en tribunes
La camarade d'entraînement de Maria Sharapova du temps de l'Académie Bolletieri, Tatiana Golovin, a justement posé il y a quelques mois pour le supplément maillots de bain du magazine américain Sports Illustrated. Et elle revient elle aussi à l'occasion de Roland-Garros. Mais pas pour jouer. Non, victime d'une blessure chronique au dos, notre «Tati» nationale va, elle, officier en tant que consultante à la télévision. Son «plus produit» ? Des analyses techniques, des interviews ou des plateaux en situation. Comme celui qu'elle a tourné à vélo dans Paris avant le début du tournoi, ou comme cette rencontre micro en main avec Rafael Nadal lors d'une exhibition à Rueil-Malmaison. «Une nouvelle direction» donnée à sa carrière dit pudiquement la Française de 21 ans. «Une nouvelle façon de connaître les joueuses d'un autre œil». Reviendra-t-elle un jour de Londres, où elle s'est installée avec son chéri le footballeur Samir Nasri, pour retrouver le chemin de courts ? Pas si sûr. Mais pas impossible non plus. «L'année dernière, dit-elle, je m'étais fixé beaucoup d'objectifs, notamment avec les Jeux Olympiques, et je n'ai pas envie de retraverser cette déception. Je reviendrai quand je serai prête.» Le temps pour elle de regarder encore quelques matches de foot dans les stades anglais, directement dans les tribunes. Et de poursuivre ses études en relations internationales.
Le penalty qui tue
Le foot, justement. Vous en avez marre que les garçons qui vous entourent se pâment constamment sur la plastique de Yoann Gourcuff ? Pas de problème: parlez-leur de son jeu de tête et de sa capacité à frapper le penalty qui tue. Ça calme. Beau et bon à la fois.
Les fesses, ça fait donc vendre. Certes. Mais pas toutes, il faut croire. Les basketteuses professionnelles qui évoluent en France en ont désormais la cruelle certitude. Cinq équipes de Ligue féminine, dont les historiques Union Hainaut et Villeneuve-d'Ascq, viennent ainsi d'être rétrogradées en division inférieure par la commission de contrôle de gestion de la Fédération. La faute à une situation financière des plus inquiétantes. L'argent, pourtant, il doit bien y avoir une autre façon que de se mettre à poil pour en gagner, non ?












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De jeanpaul
Les fesses des joueuses non, jamais ! Mais les fesses des joueurs OUI !