DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. «Petite Lune» affole la Chine pendant qu'Eunice se met au bob
CHRONIQUE. Les Championnats du monde d'escrime n'ont pas souri à Laura Flessel. Mais ce n'est pas sa faute. À Antalya, l'illumination est venue de «Petite Lune», l'Allemande Britta Heidemann. Et sinon, Eunice Barber veut faire les JO... en bobsleigh.
Laura Flessel n'aura pas réussi son pari de revenir des Championnats du monde d'escrime avec une médaille d'or. C'étaient ses onzièmes Mondiaux. A bientôt trente-huit ans, la Guêpe a certes perdu de cette hargne qui était sa marque de fabrique. Mais il ne faudrait pas lui rejeter la faute de la décevante campagne bleue à Antalya. Que Nenni. Car Laura est toujours membre du top 5 mondial. Et de l'entraînement à la diététique, son implication est toujours un modèle du genre. De quoi montrer la voie aux jeunettes.
Petite Lune s'effeuille...
Alors du coup, dans cette grisaille ambiante en Turquie, l'illumination est venue du clan allemand. Et de «Petite Lune». Le jeu de mot est facile car l'épéiste qui a hérité de ce surnom s'est déjà effeuillée pour Playboy. Pourtant, rien à voir. Britta Heidemann est championne olympique et doit cette appellation poétique à ses fans chinois. La Chine, elle s'y rend régulièrement depuis son adolescence et elle en parle la langue. Alors «Xia Yue» -Petite Lune, donc- est ravie de sa popularité dans le Céleste Empire. En mai dernier, lors d'un déplacement à Shanghai avec la Mannschaft de football, qui le lui avait demandé, elle a presque créé l'émeute. Pour ses camarades footballeurs, le but recherché était clairement de profiter de son aura avant d'affronter les joueurs locaux. Ils ont pu constater de leurs propres yeux qu'«elle est presque aussi populaire qu'Oliver Kahn», d'après l'attaquant du Bayern Munich Bastian Schweinsteiger, cité par L'Equipe. D'ailleurs, dit la belle dans les colonnes du même journal, «j'étais soulagée d'entendre que les gens, à l'hôtel, criaient aussi
Laura Flessel
mon nom chinois.»
Marraine de la Coupe du monde féminine de football
A vingt-six ans, Britta Heidemman envisage de poursuivre sa carrière jusqu'aux Jeux olympiques de 2012. Après? Après, elle verra. Elle s'imagine peut-être travailler dans les médias. En tout cas, elle croule déjà sous les propositions. Les talk-shows d'outre-Rhin se l'arrachent, les campagnes sociales pour enfants aussi. Elle est marraine de la Coupe du monde de football féminin qui se déroulera en Allemagne en 2011. Et ces championnats du monde 2009 l'ont privée d'une participation à un show tv où les célébrités dansent. «Petite Lune» est déjà une star.
Britta Heidemann dite «Petite Lune»
Mc Arthur à la retraite, Barber en bob
Il n'y a pas qu'Amélie Mauresmo que la retraite titille. La navigatrice Ellen McArthur est en retrait de la compétition en solitaire depuis février 2005 et son record du tour du monde en solitaire. Elle a même décidé de ne plus prendre la mer. Pas en course et pas tout de suite. «J'ai des choses plus importantes à faire», dit-elle. En l'occurrence, s'occuper de protection de l'environnement.
Pour Eunice Barber aussi, c'est fini. En tout cas bientôt, et en tout cas l'athlé. Parce que sinon, la championne du monde d'heptathlon et de saut en longueur se met au bobsleigh. Avec comme but les Jeux olympiques d'hiver de Vancouver, l'année prochaine. Respect.
Eunice Barber











