DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Pamela Anderson courait bien, elle!
CHRONIQUE. Une histoire bien triviale? Une anecdote qui dessert le sport féminin? Non, juste une nouvelle édifiante en provenance d'Australie. C'est sûr, la championne du monde du 400 m haies Jana Rawlison mérite le détour...
C'est une nouvelle à faire avaler sa tartine de travers. Pourtant, après vérification, même si c'est actuellement le plein été en Australie, down under, le 1er avril ne tombe toujours pas le 1er janvier. Saisons inversées, certes, mais pas chamboulées. Donc, ce qu'on a lu est vrai. C'est de la news bien estampillée insolite mais sérieuse. Qui fait même les gros titres de la rubrique sport de journaux dont la réputation n'est plus à faire. Jana Rawlison, spécialiste du 400 m haies, membre de la sélection olympique australienne et deux fois championne du monde, s'est fait retirer ses implants mammaires. Tout ça au nom de toute une nation. Si.
13 000 dollars pour des nouveaux seins sans lendemain
L'athlète de 27 ans avait, paraît-il, dépensé la bagatelle de 13 000 dollars australiens -soit quelque 8200 euros- ces quatorze derniers mois afin de se faire augmenter la poitrine. On s'en fiche, direz-vous? Sauf que Jana Rawlison est régulièrement qualifiée de drama queen par la presse australienne en raison de son goût prononcé pour la mise en scène de sa personne. Pour parler clairement: elle aime que l'on parle d'elle.
Pas plus tard que deux jours après Noël, elle a par exemple annoncé qu'elle allait épouser une seconde fois son mari, une fois que leur divorce serait officiellement prononcé. Car les tourtereaux s'étaient séparés et déchirés au début de l'année 2009. Quant à sa décision de recourir à la chirurgie esthétique, elle l'avait très largement rendue publique. Logique, donc, que son exact opposé fasse l'actualité aux antipodes.
«Je ne veux pas voler l'Australie»
Mais lorsque, patatra, elle annonce sans prévenir: «Ouais, je suis redevenue plate comme une limande!» (sic) dans les colonnes du magazine Woman's Day, le pays devrait être fier et non se demander quelle mouche l'a encore piquée. Car, explique l'athlète, si elle a renoncé à sa nouvelle poitrine opulente, c'est pour le bien du drapeau. Pas moins.
Alerte à Malibu?
«Chaque fois que je courais, poursuit Jana Rawlison, je paniquais à l'idée que je laissais tomber mon pays, tout cela pour ma propre vanité. J'ai adoré avoir de gros seins, mais je ne veux pas voler l'Australie. J'ai envie de me sentir la plus athlétique possible, de savoir que sur la piste de Londres en 2012 (pour les Jeux olympiques, ndlr) je serai au top de ma forme.» Et pas des formes, donc.
Philosophe, elle a ajouté: «je pourrai toujours me faire réaugmenter les seins une fois ma carrière terminée. Car je sais bien qu'il n'y a pas de médailles récompensant la beauté.»
Oui, mais voilà. Cette nouvelle édifiante sème le trouble. Car Pamela Anderson, elle, semblait si bien courir sur la plage et sous l'œil de la caméra. Les chirurgiens californiens seraient-ils plus «pointus» en performances athlétiques que leurs homologues australiens? Le mystère plane. Ah oui, on oubliait: vive le sport.




















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De Bereal
rien d'autre à rédiger ? ... vraiment désolant ...