DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Mauresmo à NYC, le foot bleu qui sourit: vive la rentrée!
CHRONIQUE. Pour nos sportives préférées aussi c'est l'heure de retrouver leur cartable. Caster Semenya qui court de nouveau, Amélie Mauresmo qui retrouve l'US Open, l'équipe de France de foot qui gagne: le point sur les moments forts de cette rentrée.
La rentrée, ce n'est pas que la possibilité d'étrenner sa trousse toute neuve ou la vaine tentative de faire durer le plus longtemps possible son bronzage au bureau. Non, avec elle, vient également la joie de renouer avec nos coups de cœur sportifs... Oh, bien sûr, les plus fidèles des Têtuenautes n'auront pas manqué une miette de chair athlétique au cours de l'été. Mais pour les autres, voici à l'heure de la reprise, une séance de rattrapage en accéléré: que fallait-il retenir ces derniers jours et qui va-t-il falloir suivre ces jours-ci? De nouvelles têtes et des habituées. On replonge donc dans l'arène avec...
Caster Semenya. Il y a les aficionados d'Amour, Gloire et Beauté qui pensent que les meilleurs feuilletons ne finissent jamais. Tandis que les fans de Dynastie se souviennent encore du grand n'importe quoi des ultimes épisodes de la série culte et craignent que le feuilleton Semenya ne soit plutôt de ce genre de shows-là. Car ô joie, Caster Semenya a recouru! Quatre courses officielles, trois victoires obtenues haut la main par la championne du monde du 800m. D'un wagon, voire d'un train entier à chaque fois. Avant une "petite" 3e place à Bruxelles ce vendredi. Mais joie incomplète puis que, même si la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a autorisé la Sud-Africaine à reprendre la compétition chez les femmes après une batterie de tests de genre, les discussions ne sont pas finies pour autant. Pas plus que les grincements de dents de ses concurrentes.
Ainsi, la Britannique Jemma Simpson s'est-elle épanchée dans le New York Times: «C'est évidemment une affaire de droits de l'homme, mais les droits de l'homme concernent tout le monde dans la course, pas seulement une personne, or le reste des filles est ignoré.» La Canadienne Diane Cummins a, elle, estimé que «même si elle (Semenya) est une femme, elle est à la limite de la composition biologique d'une athlète féminine. C'est pourquoi je pense que beaucoup parmi nous ont l'impression de courir contre un homme.»
Amélie Mauresmo. Figurez-vous que l'ancienne n°1 mondiale aujourd'hui retraitée sera présente à l'US Open. Là-même où, l'an dernier, elle avait disputé et perdu son ultime match face à la Canadienne Aleksandra Wozniak. Mais toujours pas dans l'esprit de faire «une Kim» ou «une Justine». Pas de retour sur le circuit professionnel pour la trentenaire, mais un job de commentatrice télé durant la quinzaine new-yorkaise. Peut-être également l'occasion pour elle de taper la balle malgré tout puisque sa copine Svetlana Kuznetsova, sacrée à Flushing Meadows en 2004, a reformé la cellule d'entraînement de notre double championne en Grand Chelem: après Jérôme Bianchi, le kiné, la Russe s'est adjoint les services de Loïc Courteau en tant que coach. Et elle songerait désormais à travailler ponctuellement avec le préparateur physique fétiche de la Française, Xavier Moreau. Le tout dans le but affiché de devenir n°1 mondiale. En l'absence de Serena Williams, qui, blessée au pied droit, arbore un joli plâtre sur les tapis rouges mais a dû renoncer au quatrième tournoi du Grand Chelem de la saison, elle sera l'une des femmes à suivre dans le Queen's.
Carole Péon et Jessica Harrison. Les deux meilleures triathlètes françaises enchaînent les belles performances. Le 21 août, les deux sociétaires du Pôle France de Montpellier, par ailleurs couple à la ville, sont devenues aux côtés de Frédéric Belaubre et David Hauss, vice-championnes du monde par équipe de triathlon de sprint à Lausanne. A noter qu'elles se sont par ailleurs classées respectivement 7e et 16e de la course individuelle.

La Marseillaise Louisa Necib lors du match contre la Serbie.
L'équipe de France féminine de football. Le bilan des Bleues lors de leur parcours dans les éliminatoires du Mondial 2011, bouclé le 25 août sur un cinglant 7-0 affligé à la Serbie asseyant ainsi un peu plus leur invincibilité défensive, est plus que prometteur. Sans compter que cinquante buts plantés dans cette belle campagne, ça impose le respect. À tel point que, c'est à souligner, cette dernière rencontre a été diffusée sur Direct 8 à 20h45. Tout arrive! Seule la Suède a fini devant elles dans le groupe 1, en conséquence de quoi, la France est assurée d'un statut de tête de série pour les barrages de la Coupe du Monde dont le tirage au sort sera effectué ce lundi 30 août à Nyon, en Suisse.
Ce qui lui garantit de ne pouvoir retrouver, les 11 ou 12 septembre prochains (match aller) puis les 15 ou 16 septembre, ni la Suède, donc, ni la Norvège ni l'Angleterre. Elle peut en revanche être opposée à l'Italie, la Suisse, le Danemark ou l'Ukraine. Qu'en dit Bruno Bini, le sélectionneur? Eh bien, il philosophe: «Entre les éliminatoires de l'Euro et ceux du Mondial, nous avons disputé 18 matches, en gagnant 17, pour une seule défaite. Mais personne ne s'en souviendra dans quinze jours si jamais le sort nous est défavorable lors des barrages. C'est donc une éternelle remise en question.» Si telle est la clé, ça vaudrait le coup de faire passer le message...
Photo: FFF












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De P-L
Bravo à nos sportives!