DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Le tatouage est-il l'avenir de la sportive?
CHRONIQUE. Natasha Kai, footballeuse ouvertement lesbienne: son maillot du Sky Blue FC du New Jersey, son pied magique, son accent hawaïen à couper au couteau et ses tatouages...

Ce week-end, il n’y en a que pour les All Blacks. Ils en valent la peine, c’est sûr, surtout lorsque le XV de France se met dans la tête d’aller les défier chez eux. Dans l’univers du rugby, les Néo-Zélandais se posent là, c’est sûr. Mais vous saviez, vous, qu’il existait un pendant féminin aux Blacks? Non, à moins d’être absolument incollable quant aux programmes de certaines chaînes sportives du câble, vous ne le saviez pas, tout simplement parce que l’on ne vous en parle pas. Nulle part. Elles ne s’appellent pas les «Blackettes», mais les Kiwi Ferns. Elles font elles aussi le haka et elles ont juste remporté la Coupe du monde. C’était l’année dernière, en même temps que la «vraie»; celles des hommes. Mais c’est passé totalement inaperçu. Certaines d’entre elles arborent même d’aussi jolis tatouages maori que leurs confrères de l’autre sexe. Mais ça vend moins.
Une médaillée d’or ouvertement lesbienne
Les tatouages. C’est pourtant par là que pourrait passer le salut du sport féminin. En tout cas dans le football, et en tout cas aux Etats-Unis. Grâce à Natasha Kai. Cette joueuse ouvertement lesbienne avait, avant de se rendre à Pékin pour remporter la médaille d’or olympique avec toutes ses copines de l’équipe des Etats-Unis, publiquement évoqué son «ex petite-amie». Et ces jours-ci, elle est l’héroïne médiatique qui accompagne le lancement de la Women’s Professional Soccer League.
Après le fiasco de la précédente tentative –la Women’s United Soccer Association- dissoute en 2003, avec, à la clé, le retour au bercail de notre Frenchie Marinette Pichon, la pression est grande pour cette ligue professionnelle. Toute autre issue que le succès est inenvisageable. Natasha Kai, donc. Son maillot du Sky Blue FC du New Jersey, son pied magique, son accent hawaïen à couper au couteau et ses tatouages. Ces signes extérieurs de champion-attitude et de charisme ont tapé dans l’œil de pas mal de fans de sports, jusqu’au très sérieux New York Times, qui lui a consacré un long article sur son blog foot.
Tatoos, truck et accent à couper au couteau
Où l’on apprend par exemple que l’avant du Sky Blue a participé à une émission sur les tatoos, «L.A. Ink» animé par la Dita Von Teese-esque Kat Von D, et qu’un seul de ses tatouages –dans le dos- a un rapport avec le foot. Quant aux autres pièces de body art de Natasha Kai? Eh bien, figurez-vous qu’ils fascinent l’Amérique. Presque autant, nous affirment les journaux, que le gros truck qu’elle conduit.
En matière de tatouages, encore, la très glamour pilote d’IndyCar, Danica Patrick n’a pas grand chose à lui envier. Elle avait même suscité la polémique au moment de poser pour le supplément maillots de bain de Sports Illustrated. Les jugeant trop voyants, trop nombreux, trop tout ce qu’on veut, le magazine les avait retouchés. Ni une ni deux, la belle s’en était fait faire de nouveaux.
Nouvelle polémique à son actif ces jours-ci. Pas avec ses performances sur la piste, elle qui est devenue il y a un peu plus de quinze jours la première femme à se classer 3e des 500 miles d’Indianapolis. Mais avec la nouvelle publicité dont elle et l’héroïne. Sortie de piste ou humour très transgenre? A vous de juger dans la vidéo ci-dessous…











LES CHAÃŽNES 













