DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Le bisou d'Ireen, la casquette de Viktoria, la lingerie de Julia…
CHRONIQUE. Les Jeux olympiques d'hiver touchent à leur fin. On essuie ses larmes et on se réjouit d'une belle image. Et puis on commence à se documenter sur l'une des révélations de la quinzaine. Viktoria, elle s'appelle.
Un p'tit bisou et ça repart. Pour fêter sa médaille d'or sur 1.500 m aux Jeux olympiques d'hiver, la patineuse de vitesse Ireen Wüst (photo), dont nous vous parlions ici-même la semaine dernière, a embrassé sur la bouche, au bord de l'anneau de glace de Richmond et devant l'objectif des caméras de télévision, sa compagne Sanne van Kerkhof, spécialiste de short-track, elle aussi engagée sous les couleurs néerlandaises à Vancouver. C'est vrai qu'on n'a pas trouvé mieux pour faire retomber le stress. Et le stress, il y en avait chez Ireen, condamnée à attendre un à un les chronos des concurrentes qui patinaient après elle pour être enfin fixée sur son sort. «J'étais très nerveuse, a-t-elle reconnu après la victoire. C'était très difficile de regarder les autres, alors mon coach l'a fait pour moi. Il me hurlait à l'oreille: Tu vas le faire, tu vas le faire!»
Et elle l'a fait. Ireen Wüst a conquis, à 23 ans, sa deuxième médaille d'or olympique, après Turin en 2006. Elle est belle, elle est fière, elle est… championne. Et doit pourtant encore lire des phrases telle que celle-ci, qui a accompagné le récit de son sacre dans USA Today: «Wüst avait surpris la légion de fans du patinage de vitesse en Hollande en reconnaissant sa relation en octobre dernier.»
La nouvelle reine Viktoria
Même si «nos» skieuses ont bien déçu à Whistler, il n'y a pas de raison de ne pas se réjouir de certaines jolies découvertes au-delà de nos frontières. Viktoria Rebensburg en est une. À 20 ans, cette Allemande est littéralement sortie du brouillard pour remporter le géant. Certains commentateurs l'ont qualifiée d'«inconnue». Ce n'est pas complètement vrai. Peu connue ou méconnue, d'accord. Car, même si elle a bénéficié des mauvaises performances de certaines favorites, celle que tout un pays surnomme désormais «Gold-Vicky» était quand même rien de moins que championne du monde junior de géant et de super-G l'année dernière. Son ski et sa fraîcheur avaient tout, on le présageait, pour s'imposer sur des parcours riches en mouvements de terrain et parsemés de neige humide.
«Gold-Vicky»: sa casquette à l'envers et son je-ne-sais-quoi
Gold-Vicky, nous détaillent les médias allemands, est une fille aux deux visages. Timide, amicale et très attachée à son Kreuth natal. Au point de participer à des festivités locales -certes pour la photo mais tout de même...- en tenue bavaroise traditionnelle. Mais une fois les skis chaussés, Viktoria change du tout au tout et devient puissante, guerrière, un peu solitaire. «Solitaire mais dans le bon sens du terme, témoigne la plus célèbre de ses coéquipières Maria Riesch. Je ne le dis pas de façon négative. Elle fait son propre truc.»
Et dans ces cas-là, «son propre truc» se traduit aussi par sa grande casquette vissée à l'envers mettant parfaitement en valeur son anneau à l'oreille au pied de la piste. Et rien que ça, on ne sait pas pourquoi, ça nous donne envie de la suivre de très près à l'avenir…
Pour le plaisir des yeux, encore
Vous vous souvenez de Julia Mancuso ici-même la semaine dernière? L'Américaine était la tenante du titre en géant et a donc été très nettement dominée, comme toutes les autres, par Viktoria Rebensburg. Si Julia Mancuso a fait parler d'elle cette semaine, c'est moins en raison de ses résultats qu'à cause de son site internet. Oui, oui. Car le Comité international olympique (CIO) en a fait bloquer la partie commerciale. Pour non-respect de l'alinéa 3 de la règle 41 de la charte olympique, qui stipule qu'aucun athlète, entraîneur ou officiel «ne doit permettre que sa personne, son nom, son image ou ses performances sportives soient exploités à des fins publicitaires pendant les Jeux Olympiques.»
Du coup, si jamais l'envie vous prenait d'acheter des strings ou toute autre pièce de lingerie de la collection «Kiss my Tiara», propriété de la skieuse de Lake Tahoe, il vous faudra attendre le 5 mars, date où cette règle prendra fin jusqu'aux prochains Jeux. D'ici là, c'est juste plaisir des yeux. Et encore. Car –faut-il y voir un lien de cause à effet?– depuis que le CIO a joué les Big Brother, c'est le site complet de la belle qui joue les inaccessibles…
Photos: DR.












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Bravo!!! par contre la Mancuso no merci!!!!!