DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Caroline Woznia-qui?
CHRONIQUE. La planète tennis connaît un changement de taille: une nouvelle n°1 mondiale déboule aux commandes. Elle s'appelle Caroline Wozniacki et c'est une star chez elle, au Danemark. TÊTUE vous aide à ne plus jamais dire: Woznia...qui ?
Il y a un peu moins de deux ans, par une froide soirée d'hiver à Copenhague, un petit groupe tentait de réchauffer l'air glacial par autre chose qu'une haleine au vin chaud. Et puis soudain, le mot «tennis» fut, allez savoir comment, prononcé. Et là, les yeux des convives danois se mirent à briller. «C'est pas vrai?Tu côtoies les joueuses?Tu connais Caroline alors?» Vu de partout ailleurs que du Danemark, la Caroline en question n'était encore qu'une teenager prometteuse qui se rapprochait à grande vitesse du top 10. Dix-huit ans, un joli minois et déjà pas mal d'assurance. À coup sûr, Caroline Wozniacki (photo) serait l'une des nouvelles étoiles du circuit WTA, oui mais... une de plus. Et pour combien de temps? Mais après que ce même questionnement fut revenu de bouches différentes plusieurs fois dans la soirée, et même le lendemain, de la part d'une très sérieuse adjointe au maire de la très progressiste capitale nordique, il avait fallu se rendre à l'évidence: Caroline Wozniacki avait déjà acquis un statut de star chez elle. Inimaginable vu de chez nous, alors, depuis le reste du monde...
La fille qui transpire la plus connue au Danemark
Quand, quelques mois plus tard, au moment où la blondinette d'Odense est devenue la première Danoise à intégrer le top 10, ces mêmes convives de Copenhague étaient, fait du hasard, en visite à Paris. C'était pourtant veille d'Eurovision, mais la conversation s'est une nouvelle fois très vite orientée sur les mérites et le parcours de la joueuse. Alors, autant vous dire qu'aujourd'hui qu'elle est devenue, à 20 ans et 3 mois, la 20e n°1 mondiale de l'histoire du jeu, détrônant Serena Williams herself, le Danemark se pâme comme jamais pour Caroline. La sportive qui est parvenue à presque faire oublier le handball féminin, religion nationale, est la fille qui transpire au haut niveau pour gagner sa vie la plus connue du Royaume. Et ses courbes en ont fait peu à peu une égérie glamour. Elle affole autant les gazettes sportives que la presse people. Ses amours présumées, notamment avec Fernando Verdasco, font causer. Il faut dire que les Wozniacki sont une famille connue entre Mer du Nord et Baltique. Piotr, le papa, qui est également le coach ultra-présent de sa progéniture, est un ancien footballeur professionnel en Pologne (son pays d'origine) et au Danemark, Anna, la maman, est une ancienne volleyeuse en équipe de Pologne et Patrik, le frère, est actuellement footballeur professionnel, lui aussi. Les feux des projecteurs, chez les Wozniacki, on connaît et on apprécie.
Les fondues de tennis connaissent le jeu de la nouvelle n°1 mondiale. Pas vraiment spectaculaire, sans réel point fort, si ce n'est un physique récemment renforcé. Mais un œil et une capacité à remettre encore et toujours la balle dans le court et des tentatives de plus en plus assumées d'aller vers l'avant. Un charisme que certaines cherchent encore, mais que les magazines masculins semblent, eux, goûter. Mais, attention: même sans le moindre titre du Grand Chelem, Caroline Wozniacki a mérité sa couronne, elle est la plus régulière des douze derniers mois. «Je suis très fière de pouvoir dire que je suis n°1 mondiale désormais, a-t-elle commenté. C'est un sentiment incroyable et une chose pour laquelle j'ai toujours travaillé.»
Serena veut redevenir la taulière
Cette place, Serena n'entend sûrement pas lui laisser sans rien faire. Car, comment dire? Sur le front des picaillons, Caroline Wozinacki contribue sans aucun doute à faire vendre pas mal de produits, dont des tenues Stella McCartney, mais il ne faudrait pas oublier que si elle en est là, c'est aussi parce que la cadette des Williams n'a disputé que six tournois cette saison, dont trois majeurs. Depuis Wimbledon, une coupure au pied l'a tenue éloignée des courts. Alors, bien sûr, il ne s'agit pas de mettre Paris ou la WTA en bouteille avec des «si», mais... que ce serait-il passé «si» Serena n'avait pas été si dilettante cette saison? «Serena a été blessée une bonne partie de l'année, s'est d'ailleurs empressé d'ajouter la nouvelle taulière du circuit. C'est une immense championne, et réussir à accomplir ce qu'elle a accompli dans sa carrière est un rêve pour moi.»
Photo DR.
Ah oui! Si vous ne connaissez pas encore Caroline Wozniacki, imaginez cette déclaration ponctuée de «you know» en fin de phrase et prononcée dans une sorte de large sourire à la Martina Hingis. Et avec le même ton, presque la même voix. Hingis, son idole, d'ailleurs. Un bon point quand même: ces jours-ci, l'internaute qui arrive sur la page d'accueil du site officiel de Caroline Wozinacki lance sans le vouloir une vidéo totalement hagiographique, mais qui a le bon goût de s'ouvrir sur le «Wait you turn» de Rihanna. «The wait is ova», ça dit. Du côté de Serena Williams, l'attente n'a au contraire jamais été aussi intense.











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