DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Avé (l'autre) Maria et pourquoi la batte, c'est bath
CHRONIQUE. Ah, l'Open d'Australie, sa Justine, sa Serena, ses odeurs de nourriture... et sa belle surprise Maria Kirilenko. Mais il ne faudrait pas que tout cela nous fasse oublier le cricket et Catalina Grenoli.
L'Open d'Australie, ses opossums dans le parc quand vient la nuit, ses hot dogs au fromage et aux oignons, ses surprises dans le tableau féminin. Ça marche à peu près à tous les coups. On passera sur la demi-«surprise» Henin (quand la Belge nous assure à longueur d'interview qu'elle n'en attendait pas tant pour son «deuxième tournoi seulement» depuis son retour après dix-huit mois de retraite, on n'est pas forcément obligée de la croire... si?) pour s'intéresser à l'heureuse (re)découverte de cette quinzaine australienne. Maria Kirilenko. Russe, blonde et très jolie. Exactement comme celle qu'elle a sortie au premier tour, Maria Sharapova.
Redécouverte, dit-on, parce qu'il y a quelques années déjà que l'on connaît son joli minois. Même si, avouons-le d'un bloc d'un seul, sa plastique a également été une redécouverte à l'occasion de ce premier majeur de la saison 2010. En revanche, côté résultats, c'était un peu moins marquant... Voilà qui est réparé, puisqu'après avoir créé la première sensation de la compétition en sortant l'autre Maria, la joueuse de 23 ans, la sculpturale Maria Kirilenko, 58e mondiale, s'est hissée jusqu'en quarts de finale où elle a été balayée par la Chinoise Jie Zheng. Ce qui lui a fait dire après coup, malgré la défaite: «J'ai obtenu mon meilleur résultat en Grand Chelem, alors bien sûr que c'était un tournoi très agréable pour moi!»
Maria a aussi une belle main
En plus d'être extrêmement bien faite de sa personne, cette jeune fille a une belle main, comme vous pourrez le constater (les deux affirmations, d'ailleurs !) sur cette vidéo.
Et Maria a également une personnalité attachante. Moins exubérante que sa consœur, rivale et victime du premier tour, mais tout de même. Flash back. Wimbledon, en juin dernier. Le fiancé de Maria, un joueur russe, Igor Andreev, s'apprête à disputer un huitième de finale extrêmement important face à l'Allemand Tommy Haas. Sur les courts en contrebas, Roger Federer ou encore Serena Williams tape la balle sans relâche.
Igor et Maria: le couple anti-sexisme
Mais c'est un couple qui attire tous les regards en cette fin de matinée à Aorangi Park, les courts d'entraînement du Grand Chelem anglais. Igor a choisi un sparring-partner de luxe. Ou plutôt, une sparring. Dans ce monde par toujours exempt de machisme qu'est celui du tennis professionnel, il avait choisi une fille pour lui donner la réplique! Et Maria Kirilenko avait pris sa tâche avec sérieux. Il y avait de l'amour entre eux, mais pas que. Un petit quelque chose, que d'autres n'ont vraiment pas, et qui nous faisait dire comme ça, à vue de nez, que cette fille-là, elle devait être vraiment terrible...
D'un sport à l'autre en Australie. L'autre grande question du moment down under nous paraît bien exotique, et pourtant elle est essentielle : qui va ressortir vainqueur des test-matches de cricket? C'est qu'il faut voir l'effervescence autour de ces «One Day Cricket», de Sydney à Hobart, en passant par Adelaide...
Catalina, apprends-moi
Du coup: question. Les filles, ça joue aussi au cricket, ou pas? Réponse (car TÊTUE a enquêté, vous pensez bien): eh beh té, pardi, bien sûr! Il existe même une Coupe du monde de la spécialité et des test-matches exclusivement féminins sont également disputés avec pas mal d'enjeu. Et depuis quelques mois, certains pays où les filles se dédiaient auparavant essentiellement au hockey sur gazon -comme en Amérique latine par exemple- s'y mettent petit à petit. D'ailleurs, tiens, cadeau, pour finir: une petite leçon particulière avec Catalina Grenoli, la capitaine argentine. De quoi donner des envies de parapharser Superbus: «A-a-a- prends-moi...»
Photo: DR.











