Coupe du monde de foot: 5 joueuses à suivre
DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. À l’occasion des quarts de finale de la Coupe du monde qui se déroulent en Allemagne, TÊTUE se penche sur le cas de cinq joueuses à suivre attentivement ce week-end. Et fait les présentations.

Jessica Landström (Suède): out et sexy
Cette façon de porter le marcel blanc comme personne ne saurait mentir. Jessica Landström n'est pas seulement une joueuse capable de scorer dès sa première sélection en équipe nationale. Celle qui a étudié -promis c'est vrai!- l'ingénierie mécanique à l'Université royale de Stockholm est aussi, à 26 ans, une footballeuse professionnelle ouvertement lesbienne. Un mètre quatre-vingt de muscles bien taillés sur un sourire assez inoubliable. Et un coming out réalisé dans le magazine QX, alors que sa famille et ses amis étaient déjà au courant, en novembre 2008 pour les beaux yeux de sa partenaire, Sara.
Pourquoi ne pas l'avoir fait avant? Pour, avait-elle expliqué alors, que ce soient ses performances sur le terrain et non sa vie privée qui soient mises en avant. À part ça, Jessica est une joueuse très physique toujours prête à remettre ça à l'entraînement.

Louisa Nécib (France): la Marseillaise qui irradie
Comme quoi, même une Marseillaise pur sucre peut passer à l'ennemi! À 24 ans, la milieu de terrain de l'OL, qui a très largement participé à la victoire en Champions League des gônesses, est déjà l'une des taulières de l'équipe de France. Élue joueuse du match face au Nigeria lors du match d'ouverture de cette Coupe du monde, la n°10 d'origine algérienne est -forcément- comparée à son idole, Zizou himself. D'autant que celle qui a tapé ses premiers ballons dans les rues de la Busserine a commencé à jouer très peu de temps avant l'épopée France 98. «C'est dans le XIVe arrondissement de Marseille que j'ai fait mes premiers pas dans le football, a ainsi confié Louisa à fff.fr il y a quelques mois, jouant avec des garçons à l'âge de 9-10 ans; c'est là que j'ai pu acquérir l'essentiel de mon bagage technique. Cela s'est passé peu avant la Coupe du monde, où Zidane est alors devenu ma première idole.»
Sa rapidité sur le terrain, son art du dribble et de la feinte, sa pureté technique lui ont valu sa première sélection en équipe nationale à 18 ans. Et aujourd'hui, Bruno Bini, le sélectionneur, est comme nous: totalement sous le charme. «Louisa est, dit-il, une joueuse comme il y en a peu. Ce qu'elle fait, ce n'est pas dans les manuels, c'est une artiste. Alors on dit qu'elle touche un peu trop le ballon. Mais il fait soleil quand elle touche le ballon. Elle irradie l'équipe et elle m'irradie moi aussi.»
Eniola Aluko (Angleterre): Droit au but!
Née au Nigeria, Eniola Aluko a quitté Lagos avec sa famille alors qu'elle n'avait qu'un an, direction Birmingham. À 14 ans, elle avait déjà tapé dans l'œil des coaches du Birmingham City Ladies et honorait sa première sélection de la plus belle des manières: avec un but. Un an plus tard, avec son équipe -qui évoluait au niveau amateur- elle s'est retrouvée à disputer la finale de la Women's Premier Cup face à Leeds, une équipe pro. Dès lors, son ascension a été fulgurante. D'ailleurs, les US ne s'y sont pas trompé, puisque depuis 2009, après un passage à Charlton et Chelsea, la butteuse britannique évolue dans le Women's Professional Soccer, au Skye Blue FC.
En dehors du football, elle est passionnée de droit, au point d'avoir profité de la trêve de la saison 2009-2010 pour préparer l'examen du barreau de New York. La tête et les jambes, quoi.

Hope Solo (Etats-Unis): le cap de la bonne «Espérance»
Rendons ici hommage à ce poste trop souvent honni et accusé de tous les maux: la gardienne de but! Et qui de mieux que Hope Solo, au prénom si prometteur («espérance» en anglais) pour le faire? Toute petite déjà, son truc, à Hope, c'était le sport. Du côté de Richland, dans l'état de Washington, la blondinette a donc tâté du ballon de basket, du snowboard et du beachvolley. En plus du foot, cela va sans dire. Au début, Hope était joueuse de champ, et elle marquait des buts: 109 rien que pendant ses années-lycée. Et puis, en 1999, au moment d'entrer à l'université, elle a switché pour le poste de gardienne.
En plus d'être devenue une «p... de gardienne de but!» aux atouts indéniables, la sociétaire du MagicJack s'est forgé une personnalité de fille plutôt décontractée. Un exemple? À la question, «quelle est votre idée du bonheur parfait?», elle répond: «apprécier les choses simples dans la vie: les macaronis au fromage.» So cute.

Linda Bresonik (Allemagne): la footeuse à mèche
Le sourire carnassier quasi figé quand elle prend la pose, le regard noir et franc, la milieu de terrain de Duisburg met les choses au clair au premier coup d'œil: sur le terrain, elle n'est pas là pour rigoler. La mèche toujours impeccable, elle mouille le maillot.
Médaillée de bronze aux Jeux olympiques de 2008, elle est également double championne du monde (2003 et 2007) et double championne d'Europe (2001 et 2009). Et elle est également adepte de la versatilité puisqu'à l'occasion, elle ne rechigne pas à changer de position. «Je suis très flexible et je peux sans problème permuter, dit-elle.» À suivre donc.
Photos: DR.










LES CHAÃŽNES 











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De Frozen
Au moins nos footballeuses françaises, elles, marquent des buts et gagnent des matchs. J'en ai ma claque des bleuS. *mention spéciale pour la suédoise raooow*