Caster Semenya est-elle effectivement hermaphrodite?
La championne du monde du 800 m serait dotée de caractéristiques sexuelles féminines et masculines. La Fédération internationale d'athlétisme est sortie de sa réserve, mais n'a pas confirmé l'information.
La décision officielle de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) dans le cadre de l'affaire Caster Semenya ne devrait pas intervenir avant la fin du mois de novembre. Cependant, l'IAAF a été contrainte dès ce vendredi de s'exprimer sur l'avancée des examens médicaux, forcée par des articles parus quelques heures plus tôt dans des quotidiens australiens. Ils affirmaient en effet que les tests pratiqués sur la championne du monde du 800 m ont révélaient qu'elle était «techniquement hermaphrodite.»
Ainsi, selon le Sydney Morning Herald, «les rapports médicaux indiquent qu'elle n'a pas d'ovaires mais des organes génitaux internes masculins produisant de la testostérone en quantité.» Citant un porte-parole de l'IAAF, Nick Davies, le journal indique : «ces tests ne suggèrent aucune suspicion de tricherie délibérée mais mettent en lumière la possibilité d'une potentielle condition médicale qui donnerait à Semenya un avantage injuste sur les autres concurrentes. Mais dans de tels cas, il n'y a pas d'annulation automatique des résultats.»
«Une victime totalement innocente»
L'IAAF est donc sortie de sa réserve pour commenter cet article et celui paru dans le Daily Telegraph. «L'IAAF a noté des déclarations dans de récents articles de presse concernant l'athlète sud-africaine Semenya. Nous tenons à souligner qu'il ne s'agit en aucun cas de déclarations officielles de l'IAAF», a déclaré le même porte-parole que celui cité par le quotidien de Sydney, Nick Davies. Nous pouvons confirmer de manière officielle que le test de vérification de genre sera examiné par un groupe d'experts. Aucune décision sur ce cas ne sera communiquée tant que l'IAAF n'aura pas eu la possibilité de mener à son terme cet examen.»
Pendant ce temps-là, dans quel état d'esprit se trouve Caster Semenya, qui souffre depuis sa plus tendre enfance de remarques sur son physique «masculin»? «Dans toute cette affaire, Caster est une victime totalement innocente, a indiqué une source -anonyme- proche de l'IAAF au Daily Telegraph. Que pouvait-elle y faire? L'IAAF a accepté son inscription (aux Championnats du monde). Les deux parties fautives sont l'IAAF et la Fédération sud-africaine (ASA). L'ASA était au courant depuis des mois, voire des années. »
Sept autres cas depuis 2005
Reste qu'à l'heure actuelle, aucun texte dans les règlements internationaux ne prévoit le comportement à adopter par les instances dirigeantes dans ce genre de cas. Pourtant, Caster Semenya serait déjà la huitième athlète au «genre sexuel suspect», pour reprendre la terminologie officielle, depuis 2005. «Quatre athlètes ont été invitées à arrêter leur carrière, les autres ont été blanchies», a ainsi révélé Pierre Weiss, le secrétaire général de l'IAAF, tout en taisant leurs noms. Il s'agirait à chaque fois d'athlètes ayant participé «à des Mondiaux ou des Jeux Olympiques.»
Photo: Wikipedia.











LES CHAÃŽNES 














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De NémoGizmo
Les "fuites" organisées ou pas, sont désastreuses dans de telles affaires.
La pauvre athlète a été jaugée, quasi disséquée et asurément moquée sur le web mondial, cela peut détruire une carrière ET une vie...
et ici, quid du secret médical??