Bombay accueille sa première gay pride dans le calme
Entre 700 et 1000 personnes ont réclamé l'abrogation de l'article 377 du Code pénal indien qui criminalise l'homosexualité.
C'est dans le parc où Gandhi avait exhorté les Britanniques à quitter l'Inde il y a plus de soixante ans que la première gay pride de Bombay s'est déroulée samedi 16 août, au lendemain du jour de l'Indépendance du pays. Le coup d'envoi de la marche a été donné par l'actrice gay-friendly Celina Jaitley, qui avait déjà soutenu publiquement les droits des gays (lire Quotidien du 8 février). Entre 700 et 1.000 personnes ont défilé dans les rues de la mégalopole, sous des bannières arc-en-ciel, en costumes traditionnels ou en tee-shirts branchés, le visage parfois caché derrière des masques à plumes pour préserver leur anonymat. Les manifestants se rejoignaient autour d'une revendication principale: l'abrogation de l'article 377 du Code pénal, qui criminalise l'homosexualité en Inde. L'ambiance détendue laissait presque oublier que le bon déroulement des événements n'était pas acquis d'avance. Jusqu'au dernier moment, les organisateurs ont bataillé pour obtenir la protection de la police, qu'ils ont finalement reçue grâce à l'intervention privée de quelques personnalités et intellectuels. Le 29 juin, Calcutta, Delhi et Bangalore avaient également accueilli des gay prides similaires (lire Quotidien du 30 juin).Lire aussi notre reportage: "Les Indiens font leur coming-out" dans Têtu n°136, en kiosques aujourd'hui.











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