Belgique: Pour la rentrée des classes, des parents soutiennent leur fille trans
Née dans un corps de garçon, la petite Sanne, âgée de 7 ans, est persuadée d'être une fille. Ses parents ont finalement accepté que leur enfant fasse sa rentrée en tant que fille.
Pour la première fois, Sanne, âgée de 7 ans, a pu franchir en tant que fille les portes de l'école à la rentrée. Car cette petite fille est née dans un corps de garçon, et c'est sous le nom de Senne (prénom masculin) qu'elle a débuté sa scolarité. Mais Sanne s'est toujours sentie fille, comme c'est le cas pour un enfant sur 2.000. «Trouble de l'identité de genre», ont diagnostiqué les psychiatres. Et elle est finalement venue à bout des résistances de ses parents.
«Tu es un garçon»
Les médias flamands ont raconté l'enfance de Senne qui, dans les magasins de vêtements, demandait toujours à acheter des robes. «Je veux être une fille», ne cessait de répéter l'enfant depuis l'âge de 5 ans. «Oui, mais tu es un garçon», répondait sa mère.
Pour la fête de Saint-Nicolas (l'équivalent du Père Noël en Belgique), ses parents expliquent que Sanne demandait des poupées, et que si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait, elle jouait avec les jeux de sa sœur. Elle empruntait les talons de sa mère, n'invitait que des filles à son anniversaire... Même si ces histoires ne sont pas rares et ne signifient rien en soi, elles semblaient, chez cet enfant, poussées à l'extrême.
«Le même enfant»
Sa souffrance devenait intolérable pour ses parents, qui ont consulté des psychologues et découvert que leur enfant souffrait de dépression. En juin, ils ont donc décidé d'accepter le genre féminin de Sanne. «Le jour où Senne a pu porter sa première robe, son visage s'est illuminé», confie sa maman. Ils l'appellent désormais Sanne, et parlent d'elle, et plus de lui. «C'est le même enfant, seul l'emballage est différent», disent-ils. Aujourd'hui, Sanne, qui était une enfant asociale et renfermée, semble épanouie.
Mais la décision de ses parents fait débat en Flandre. La rentrée scolaire de Sanne a d'ailleurs été suivie avec curiosité. L'école avait bien sûr été prévenue et un psychologue était présent en classe pour aider Sanne à répondre aux questions de ses petits camarades. Une soirée d'information sera également organisée pour leurs parents. «Je suis certaine d'être une fille et pas un garçon», a expliqué Sanne.
Dans les vestiaires
Mais l'enfant n'est pas au bout de ses peines... Lors des cours de natation par exemple, elle ne pourra pas se changer dans le vestiaire des filles. Et progressivement, son corps va changer et son physique devenir plus masculin. Ses parents ont décidé de prendre le risque, bien que des spécialistes de l'Université de Gand estiment que 80% des enfants «victimes de troubles de l'identité de genre» finissent par accepter leur corps. A l'inverse, beaucoup de trans se reconnaissent dans l'histoire de Sanne et confient qu'ils étaient déjà certains de leur genre à l'âge de 4 ans, que personne ne peut comprendre ce que ressent l'enfant et que la décision de ses parents est admirable. Pour la suite de sa transition, Sanne pourra décider à 16 ans si elle entame un traitement hormonal, et pourra envisager une opération à partir de 18 ans.










LES CHAÃŽNES 











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De Phil86
Laissons les enfants évoluer par eux-mêmes, si Sanne sent qu'elle est une fille, laissons-la être une fille et l'avenir dira ce qu'il en est. Toutes les trans que j'ai rencontrées m'ont dit la même chose : dès petites (vers 6/7 ans) elles savaient qu'elles étaient des filles. Brider la transidentité d'un-e enfant ne peut qu'avoir des conséquences dramatiques et conduire à terme au suicide.
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De chicha
Tu as raison, j'ajouterai seulement que dès l'enfance, il est impératif
d'avertir le futur trans des affres de l'homophobie qu'il pourra croiser question de renforcer le sens de la réalité sociale chez lui, l'informer sur les moyens d'en sortir s'il est confronté à une situation homophobe "précise" et également louer son courage en lui disant que sa lutte sera longue est extraordinaire comme quelqu'un qui défend une opinion.
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De Delphine2612
@ chicha :
pas l'homophobie, la transphobie !
Deux choses bien différentes les discriminations de l'orientation sexuelle n'étant pas les discriminations de l'identité de genre, discriminations non encore reconnues par le gouvernement actuel.
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De chicha
@Delphine
Certes, merci pour la précision; il ne semble qu'on espère trop des lois et de l'Etat , pour moi " tu ne seras mieux gratté que par tes ongles et tu ne seras mieux pleuré que par tes paupières ". On ce qui nous concerne dans une situation d'urgence qu'elle est la différence entre le crime homophobe et le crime transphobe? Et qu'elle est la différence entre un homophobe et un transphobe?
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De Delphine2612
Réponse simple :
le crime homophobe est condamnée par la loi
le crime transphobe, non.
Plus compliqué :
le crime homophobe fait référence à l'étiquette "orientation sexuelle"
le crime transphobe fait référence à l'étiquette "travelo" (expression populaire pour désigner les trans, qui est une autre étiquette pour désigner les personnes exprimant une identité de genre, féminine, masculine ou autre, différente du genre défini à la naissance selon le sexe). Ce qui répond aussi à ta question sur l'homophobe et le transphobe, ce derbier terme désignant une personne qui a peur de tout individu présentant une identité de genre non conforme à la norme (donc ce qui est étiqueté classiquement trans, mais aussi les gays efféminés, les lesbiennes butch, les queers, autres étiquettes propices aux discriminations même chez les LGB).
Il est certain que dans un grande majorité de cas, l'agresseur ne fait aucune différence ou une différence faible mais lorsque l'agresseur est l’État ou le corps médical, la différence est notable puisque l'un est condamnable l'autre non. Et les trans vivent ces crimes étatiques et/ou médicaux tous les jours.
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De chicha
@Delphine
J'ai du mal à croire que l'homicide d'une transexuelle sera purement et simplement ignoré par les autorités publiques malgré leur transphobie, mais à défaut d'une précision dans le terme, on va le classer comme crime de haine à motivation homophobe bien que la victime ait une apparence féminine plus ou moins marquée( perruque, maquillage, vêtement...). Il est certe évident que cette minorité est( en ce qui concerne l'homicide ) très victimisée sans doute.Cela est attribué à mon avis à plusieurs raisons comme la visibilité, (le coté flamboyant ),, inaptitude à l'autodéfence ( réponse aux coups, fuite, expréssions de la colère..), du fait de la discrimination, la transexuelle est astreinte à se prostituer dans des endroits isolés et la nuit, et aussi l'absence
d'un soutien comme un réseaux de collégues en cas de sex workers...L'éventualité de l'homicide se double si la trans est de couleur ou immigrée ne parlant pas la langue du pays d'accueil...Bref des problèmes spécifiques auxquels il faut initier le jeune trans dés le début. Personnellement, je suis un fervent défenseur du communautarisme; tribunaux LGBT, hôpitaux et medecine LGBT, écoles et univ LGBT, du moins pour celles et ceux qui ont fait leur coming out.Cela ne sert à rien de se fondre dans la foule et d'encaisser coup après coups , les gens bornés par leurs émotions de haine, de dégout et de peur trouvent toujours moyens de détourner la loi, mais risquer la vie des
trans par ce qu'elles n'ont le choix que de se prostituer dans des condititions
inhumaines et dangeureuses cela est honteux surtout dans les pays nantis.