Athlétisme: Yelena Isinbaeva revient au bercail
DANS LE VESTIAIRE DES FILLES. Alors que les garçons s'en mettent plein les yeux grâce à un hebdomadaire sportif français, les filles, elles, n'ont droit à rien. Du coup, TÊTUE a décidé de s'offrir un petit cadeau en vous donnant des nouvelles de Yelena Isinbaeva. Na!

Un premier feuilletage en diagonale de L'Equipe Magazine du week-end nous avait pourtant mis l'eau à la bouche. On y parlait des vestiaires et on les mettait même à l'honneur en couv'! Depuis le temps qu'ici même on vante les mérites de ce haut-lieu du sport, il était temps qu'il soit enfin reconnu à sa juste valeur. Et si le choix des handballeurs en une ne satisfaisait pas entièrement notre curiosité, on se disait malgré tout qu'il laissait présager de bien belles choses, pourquoi pas avec leurs homologues féminines et moult autres sportives à l'intérieur. Déshabillées, ou un peu moins, peu importe...
Et finalement... que nenni, non point! Une seule femme trouve grâce aux yeux des concepteurs du dossier. Amélie Mauresmo. On ne se plaindra pas d'un choix pareil, mais tout de même, on la sent un peu trop seule dans ces pages. Du coup, pour ne pas être d'humeur trop chafouine, rien de tel qu'un petit plaisir perso. Comme on ferait un trop-plein de chocolat ou de glace à même le pot afin de se changer les idées. En conséquence, tan tan tan (roulements de tambour): voici le retour de Yelena Isinbaeva! Na!
Yelena change tout dans sa vie
La Tsarine est à la rue. Fans d'athlé et fidèles de TÊTUE, vous n'êtes pas sans l'ignorer. Après un zéro pointé aux Mondiaux de Berlin et une 4e place à ceux de Doha, la Russe avait décidé de prendre une année sabbatique, qui s'est achevée il y a quelques mois. Mais on l'a bien vu lors de sa reprise à Moscou, les résultats ne sont toujours pas à la hauteur de ses espérances, elle qui, on n'est pas près de l'oublier, est double championne olympique et du monde de saut à la perche, et surtout, oui, surtout recordwoman du monde à 5,06m. Tous les observateurs, fans et beaucoup moins fans -et il y en a légion- lui en prédisaient pourtant bien d'autres, des barres au-delà des 5m, tant elle laissait à chaque fois au moins deux malles entre elle et la barre. Et trois trains entre elle et ses poursuivantes. Même Romain Mesnil, ici même (lire notre article), nous avait confié avoir prédit des 5,15m ou 5,20m.
Sauf que... La course infernale aux records et aux picaillons qui vont avec chacun d'entre eux (35 000 dollars) a visiblement coûté à Yelena Isinbaeva enthousiasme et réussite. Absente des Championnats du monde en salle de Bercy il y a deux semaines, la Russe nous avait un peu inquiétées. Mais aujourd'hui, on en sait un peu plus sur les raisons de son absence. Peut-être la maladie invoquée alors n'était-elle qu'un prétexte. Car en fait, Yelena a décidé de se remettre la tête à l'endroit et de renouer avec ses racines pour redevenir qui elle est. Et de tout changer dans sa vie.
Bye bye la machine Bubka, vive le retour aux sources
Exit Vitaly Petrov, l'ancien coach de Sergei Bubka, celui qui avait bien façonné la machine ukrainienne à battre les records centimètre par centimètre et qui dans la foulée des Mondiaux de Helsinki qui avaient vu la Isinbaeva devenir la première femme au-dessus des 5m, avait pris en main la destinée de la championne. Yelena Isinbaeva vient de renouer avec son ancien mentor, celui qui l'avait amenée au sommet, Evgeniy Trofimov. Et revient, par la même occasion, dans sa ville natale de Volgograd, là où l'entraîneur l'avait découverte. Un vrai retour au bercail, des adieux à Formia, en Italie, où elle s'entraînait avec coach Petrov, ainsi qu'à Monaco, où elle s'était -tiens donc- installée à l'époque où elle était la golden girl incontestée de l'athlé.
Isinbaeva a failli tout arrêter
«Elle m'a expliqué qu'elle en avait tout simplement marre de vivre loin de chez elle, a commenté dans la presse le président de la fédération russe Valentin Balakhnichyov. Elle m'a demandé conseil, mais il s'agit de sa décision.» Et quid du principal intéressé, Evgeniy Trofimov, qui lui avait tout appris depuis qu'il avait repérée, à 15 ans, celle qui était alors gymnaste? Et qui, lorsqu'elle l'avait congédié en 2005, s'était dit «trahi»? «J'ai été un peu surpris lorsqu'elle m'a appelé pour me dire qu'elle voulait revenir, a-t-il commenté. Mais d'un autre côté, j'avais le sentiment qu'elle était en train de passer à côté de quelque chose. Je crois savoir qu'elle avait déjà tenté une approche l'an dernier, mais je ne voulais pas avoir le moindre contact avec elle.»
C'est qu'il a la dent dure, le Trofimov. Mais une chose, outre le talent unique de son ancienne protégée, l'a finalement décidé. «Lorsqu'elle m'a appelé la semaine dernière, elle m'a demandé pardon. Et cela m'a fait changer d'avis parce que j'ai compris qu'elle pensait sérieusement à quitter pour de bon le monde du sport si jamais je lui tournais le dos.» Merci donc monsieur Trofimov. Parce que nous, on a bien envie de la voir jusqu'à l'automne 2013 et les Mondiaux de Moscou, son ultime objectif annoncé, la Isinbaeva. Même repentie. Même moins bitchy dans son attitude. Quoique... pas trop non plus quand même!
Photos: DR.











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De maribarr
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