Afrique du Sud: le rainbow flag est reconnu symbole LGBT officiel
Le drapeau arc-en-ciel figure désormais parmi les emblèmes nationaux du pays africain le plus progressiste sur les droits des LGBT. Il pourra être utilisé dans les cérémonies officielles.

C’est une première mondiale: l’Afrique du Sud vient officiellement de reconnaître le drapeau arc-en-ciel comme symbole de la communauté LGBT.
Un emblème national
Dessiné par le graphiste et militant politique Gilbert Baker, à San Francisco en 1978, le «rainbow flag» (qui comprenait à l’origine huit bandes, au lieu de six actuellement) est, depuis, devenu un signe de ralliement de la communauté homo.
Cependant, c’est une version légèrement différente de celle utilisée internationalement qui a été enregistrée par le Ministère des Arts et de la Culture sud-africain. Ses couleurs sont identiques, mais il comprend aussi des diagonales noires et blanches, inspirées du drapeau national sud-africain, afin de rappeler la diversité culturelle du pays (ci-dessus). Ce drapeau gay d’Afrique du Sud, apparu en 2010, est une initiative du collectif Gay Flag of South Africa, qui a introduit la demande de reconnaissance auprès du Ministère. Il figure désormais parmi les emblèmes nationaux et est, à ce titre, protégé. Il pourra aussi être utilisé dans les cérémonies officielles.
Toujours une homophobie inquiétante
«C’est un geste positif et, une fois encore, l’Afrique du Sud montre qu’elle peut être plus en avance que pas mal de pays européens quand il s’agit des droits des homosexuels», constate l’activiste Emily Craven. «Mais ce n’est pas cela qui va résoudre les problèmes que rencontrent encore de nombreux gays et lesbiennes dans leur vie quotidienne.»
L’Afrique du Sud est le pays africain le plus progressiste sur l’égalité des droits des LGBT, et fut l’un des premiers pays au monde à abolir les discriminations en fonction de l’orientation sexuelle. Les couples de même sexe peuvent s’y marier et adopter des enfants. Mais, malgré cette législation, le pays est toujours confronté à une homophobie inquiétante.










LES CHAÃŽNES 











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De Fablyon
Je ne suis pas fan des drapeaux (et pour cause pour ceux qui me connaissent :)) mais je trouve l'intiative intéressante.
Néanmoins je vois que je partage une chose au mions avec Emily Craven : les symboles ne font pas tout et n'aident par forcément à faire disparaitre l'homophobie. Et je me souviens d'une interview d'elle qui disait un truc genre "c'est pas non plus en courbant le dos qu'on y arrivera" ... Fiers !
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De chicha
le drapeau n'aide pas peut être à faire disparaître l'homophobie mais nous sommes prêts à mourir pour lui.
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De Fablyon
Heu parle pour toi Chicha :)
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De vpi79
Oui presque personne n'est prêt à mourir pour un drapeau. En tout cas pas en allant risquer sa vie pour juste ça. Et pas non plus pour accepter de se faire lyncher sans réagir (d'une façon ou d'une autre dans cette situation de combat subie, il n'y a plus le choix, mais la première chose qu'on fera tous c'est d'abord sauver sa vie.
On n'est pas là pour créer des armées. Ça ne veut pas dire qu'on se soumet et qu'on ne doit rien dire et ne pas manifester. Nos droits ne se défendent pas avec les armes, car on n'a aucune chance de l'emporter et ce combat serait tout bonnement complètement aveugle et en fait suicidaire (sans compter qu'il ferait trop de victimes collatérales si on devait aussi les tuer juste pour un mot de travers).
En revanche nos armes sont le lobbyisme, la manifestation, la présence dans les médias. Tant pis si on est critiqué (et même salis publiquement par des aprioris encore salaces de personnalités publiques qui nous accusent de la même chose que les pédophiles et abuseurs sexuels, qui confondent notre liberté consentie mutuelle, avec les crimes des abuseurs sexuels qui utilisent la force, la contrainte ou leur autorité pour profiter d'autres ; les pédophiles sont clairement à condamner qu'ils agissent dans des relations physiques homosexuelles ou hétérosexuelles).
Notre droit c'est la légitime défense à hauteur des préjudices subis, mais le premier c'est d'abord celui de s'échapper de ces contraintes. Si ce qu'on nous fait est un crime, on doit réclamer de la justice, pas se faire criminels soi-même.
« Mourir pour un drapeau » c'est du suicide, de la résignation : on indique qu'on tient bien peu à sa vie, et on excuse les agresseurs en les légitimant (ce n'est pas si grave puisqu'ils se sont attaqués à une vie sans valeur à leur yeux et aux yeux de leur victime).
Alors non Chicha ! :-(