Afrique du Sud: 18 ans de réclusion pour les meurtriers d'une lesbienne
En 2006 près du Cap, la jeune femme avait été lapidée, frappée puis poignardée à quelques mètres de son domicile.
La violence contre les gays et lesbiennes reste monnaie courante en Afrique du Sud. Quatre Sud-Africains ont été condamnés à 18 ans de réclusion aujourd'hui, dont quatre avec sursis, pour le meurtre d'une jeune lesbienne commis il y a six ans près du Cap.
«Un message fort»
Les quatre hommes, reconnus coupables en octobre, avaient lapidé, frappé puis poignardé Zoliswa Nkonyana à quelques mètres de son domicile, en 2006. Trois autres accusés, présents au moment des faits, ont été acquittés parce que le tribunal a estimé n'avoir pas de preuve de la participation au meurtre.
«Nous sommes contents que le tribunal soit d'accord avec nous, ces jeunes gens n'ont pas exprimé de remord et ne sont pas réinsérables», a commenté après la sentence un porte-parole du parquet Eric Ntabazalila, cité par l'agence de presse Sapa. Jayne Arnoff, responsable de l'association de défense des droits des homos Triangle Project, s'est félicitée de cette décision de justice, «un message fort», selon elle, qui consacre le fait que «Zoliswa avait le droit de vivre librement comme lesbienne» et que «nous devons respecter nos différences».
La menace des viols correctifs
L'Afrique du Sud est le seul pays africain doté d'une Constitution qui met sur un strict pied d'égalité les homosexuels, autorisés à se marier et à adopter. Mais dans la pratique, les idées de masculinité, les traditions et la religion sont profondément ancrées dans les quartiers noirs pauvres où vit la majorité de la population sud-africaine et où la violence est endémique.
Les lesbiennes y sont notamment menacées de «viols correctifs» (lire notre article), commis en groupe, par de jeunes hommes qui prétendent vouloir les «guérir» de leur homosexualité. Il y a trois ans, l'assassin d'une footballeuse homosexuelle, Eudy Simelane, victime d'un viol collectif avant d'être tuée en avril 2008 dans une township des environs de Johannesburg, avait été puni de la prison à perpétuité et son complice de 32 ans de réclusion (lire notre article).
Photo: Le Cap/fotolia.











LES CHAÃŽNES 














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De H.I.P
"18 ans de réclusion dont quatre avec sursis" .Qu'est-ce que ça veut dire ? Je suis une quiche en droit, je ne comprends jamais les termes juridiques et la distribution des peines.
Est-ce que ça veut dire qu'ils auront 14 ans de privation de liberté puis 4 ans de mesures restrictives mais sans être en prison (avec obligation de se tenir à carreau sous peine de faire les 4 années restantes) ?
Ou alors c'est 18 ans de privation de liberté avec les 4 premières années qui seront des années d'observation des condamnés, pour estimer des remises de peine auxquels ils peuvent prétendre ?
En plus je pensais qu'il n'y avait pas de sursis pour des peines aussi lourde.
Bref, il n'y a pas un tétunaute qui exerce dans la profession pour m’éclairer un peu ?
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De rb45
je ne suis pas juriste mais je crois que cela veut dire qu'ils vont faire 14 ans ferme (avec d'eventuelles remises de peine, sortie anticipée pour bonne conduite etc. en fonction de la législation du pays) puis 4 ans d'office en cas de nouvelle condamnation.
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De rb45
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sursis
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De Alex Simons
Bah 18 ans dont 4 avec sursis, ça veut dire que tu en fais 14 ferme, et quand tu sors pendant 4 ans faut pas que tu fasses de conneries sinon ce sursis peut se transformer en ferme.
ps: enfin, tout ça sous réserve que la loi soit la même qu'en France.
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De H.I.P
Hum ! Vos messages sont élitistes ! Je ne comprends pas :p
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(Nan, je déconne, j'ai pigé maintenant, merci les amis. Vous les plus gentils xD)