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A Montréal, les working-girls lesbiennes ont leurs soirées réseautage

Par Claire Gaillard mercredi 01 février 2012, à 15h11 | 5488 vues
Plus de: Montréal, Québec, lesbiennes, afterwork

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Au Québec, une centaine de lesbiennes se retrouvent chaque mois pour élargir leur réseau professionnel. Les soirées PINK28 fêtent aujourd'hui leur trois ans.

Montreal soirées réseautagePINK28, c’est tout sauf une soirée clubbing. Ce rendez-vous mensuel montréalais, imaginé par Dina Habib, fête aujourd’hui ses trois ans. Il a pour but de favoriser les rencontres professionnelles entre lesbiennes. «A la base, on n’est pas là pour faire des rencontres amoureuses, explique Dina. PINK28 c’est pour les femmes actives, pour celles qui ne se reconnaissent pas forcément dans l’ambiance et les bars du Village (le quartier gay de Montréal, Ndlr)». Il s’agit aussi d’attirer des femmes qui, ne se reconnaissant pas dans le milieu, sont parfois un peu isolées et invisibles dans la communauté.

Et il semblerait que l'idée fasse mouche. Émilie, une participante régulière, explique par exemple que les soirées PINK28 présentent l’avantage d’attirer «un autre type de clientèle que celle que l’on croise dans les lieux homos traditionnels». C’est aussi l’occasion de découvrir certains bars et hôtels chics de la ville. Même son de cloche chez Tzveta, qui a apprécié découvrir une ambiance «différente des soirées lesbiennes trash».

Véhiculer une autre image
Avec ces soirées, l’organisatrice voit d’ailleurs la possibilité de véhiculer une autre image de la communauté lesbienne et de valoriser les compétences de ses membres. «Pour moi, la question du modèle est importante. Il est nécessaire de montrer qu’il y a des femmes homos qui réussissent et que l’on peut occuper tous les espaces de la société comme n’importe qui d’autre.»

En France, certaines associations et collectifs ont tenté de mettre en place de telles initiatives, avec des résultats plus mitigés. Symboliquement, chaque soirée est d’ailleurs organisée à l’extérieur du quartier homo. Une décision prise par souci de discrétion. D'abord pour ne pas dissuader les participantes qui ne seraient pas out, mais aussi «pour montrer que l’on n’existe pas seulement dans les endroits homos». Chaque mois, ce sont donc une centaine de femmes, et leurs ami-e-s, qui se réunissent pour réseauter –c’est à dire pour nouer des contacts professionnels–, découvrir de nouveaux visages et échanger sur leurs activités et expériences.

Bouche à oreille et réseaux sociaux
Le succès s’est construit très progressivement, principalement grâce au bouche à oreille et aux réseaux sociaux. Mais c’est surtout l’investissement de Dina qui a su faire la différence. «J’essaye de présenter entre elles des personnes qui pourraient s'entraider ou avoir des intérêts communs», raconte-t-elle.

En France, certaines associations et collectifs ont tenté de mettre en place de telles initiatives, avec des résultats plus mitigés. A Paris, le réseau Primanotte organise, par exemple, les soirées Paris Planet, récemment rebaptisées Drink in the city par Sandra et Isabelle. Il y a un an, les deux femmes ont repris en main le réseau Primanotte et proposent, une fois par mois, un afterwork dans un restaurant privatisé pour l'occasion. Au programme, concert privé et possibilité de manger et boire un verre sur place.

Pas prêtes à s’exposer
«L’aspect ‘‘rencontre professionnelle’’, c’était à l’origine l’idée de ces soirées. Mais au final on se rend compte que ce n’est pas ce qui prime», observe Sandra. Si le lieu et l’ambiance diffèrent un peu de l’offre traditionnelle des soirées lesbiennes, l’objectif reste le même pour un grand nombre de femmes: trouver l’amour.

En France, serait-on plus frileuse dès qu’il s’agit d’affirmer la working-girl qui est en nous? C’est une hypothèse qu'évoquent Sandra et Isabelle: «Comme en France on n’est pas très ouverts, peut-être que les femmes professionnelles ne sont pas prêtes à s’exposer. Il y a une certaine pudeur, une peur d’être jugée, cataloguée. Dans notre clientèle, il y a des femmes avec de beaux postes mais elles veulent rester cacher.»

Photo: fotolia.

Sur le web

  • PINK28
  • Primanotte

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6 réactions de la communauté

 
MeloMeli

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De MeloMeli

Le 01 février à 15h47

Le mot "working-girls" ne devrait pas être utilisé dans cet article. On utilise ce terme aux USA pour désigner des prostituées!

 
hector dumas

0

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De Fred4150

Le 01 février à 17h36

Montréal, ce n'est pas les USA - même si le joual est un français mâtiné d'anglicismes...

 
Fred4150

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De Fred4150

Le 01 février à 17h34

mais elles veulent rester cacher.»
vous vouliez plutôt écrire "cachées", je suppose...
à moins que ce soit un lapsus religieux en étoile à 6 branches...

 
Minuit

0

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De Minuit

Le 02 février à 00h27

Je suis d'accord avec Mélo: en lisant "working-girls" , j'ai cru qu'il s'agissait de prostituées. (Et pour les anglicismes, on a ici la preuve qu'il ne s'agit pas d'un phénomène uniquement québécois.)

 
chicachica

0

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De chicachica

Le 02 février à 13h35

Le même type de réseau existe en France, à Strasbourg. Ils s'appelle Divas Club. Il rassemble des lesbiennes et des bisexuelles avec un seul objectif de l'entraide entre femmes de décision. Il rassemble des femmes de France, Belgique, suisse, Luxembourg et Allemagne. Le réseau existe depuis 3 ans. voir leur page sur fb

 
FlorianM

0

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De FlorianM

Le 02 février à 17h08

c'est peut-être aussi un peu plus dans la mentalité américaine. Ici en Europe, on a moins tendance à se regrouper en asso, faire des soirées ou des BBQ entre collègues...

 
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