Une marche nantaise sous le signe de la jeunesse
La Marche des fiertés nantaises a attiré samedi près de 4000 manifestants sur le thème, "Liberté, égalité, fraternité: pour qui?".
Des slogans, du soleil et un village gay, avec un bus de dépistage, dressé pour la première fois. La Marche des fiertés nantaises a attiré samedi près de 4000 manifestants (2500 selon les forces de l'ordre) sur le thème, "Liberté, égalité, fraternité: pour qui?", où chacun a remarqué un fort contingent de jeunes. Ce qui ne pouvait que réjouir Isabelle, une "historique" des marches de la cité des Ducs: "C'est génial lorsque qu'on pense qu'au milieu des années 1990 nous n'étions qu'une cinquantaine lors du premier rassemblement." Tout comme elle pouvait se féliciter des slogans repris en chœur, tel "Les pédés pas au bûcher, les bûcherons aux pédés!", ou cette banderole ironique d'un collectif de filles: "La France des gouines qui se lèvent tard." Pour appuyer les revendications, certains élus municipaux socialistes et, surtout, des Verts n'avaient pas hésité à battre le pavé, mais point de député maire, venu pourtant l'an passé saluer les manifestants. Côté chars, celui baptisé "On ira tous au paradis", d'un regroupement de commerçants, a particulièrement eu la cote en s'inscrivant dans la tradition carnavalesque de la ville. Certains "purs et durs" n'ont peut-être que moyennement apprécié, mais "les citoyens de seconde zone", dixit Christophe Coussin, vice-président du centre LGBT, savent concilier fête et revendications. Et entretenir leur forme… À l'instar des Dérailleurs qui ouvraient à vélo le cortège en compagnie des gros cubes du Gai Moto Club. Photo: Nicolas Héry.











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