Une fête de "mariage" entre "pervertis sexuels" déclenche une manifestation
Le ministre de l'Intérieur marocain a donné des précisions sur une soirée privée, en novembre, qui avait provoqué une manifestation violente.
Le ministre marocain de l'Intérieur a donné, mercredi 28 novembre, des précisions sur la fête organisée le 19 novembre à Ksar El Kébir –une fête qui a provoqué une violente manifestation, car certains l'ont assimilée au mariage d'un couple homosexuel. "Il n'a pas été confirmé à ce jour aux services compétents qu'il s'agit d'un mariage entre pervertis sexuels comme cela a été rapporté par certaines composantes de l'opinion publique locale", a expliqué Chakib Benmoussa, d'après les propos rapportés par l'agence d'information Maghreb Arabe Presse. Il poursuit: "Dans l'attente des conclusions définitives des investigations, des données montrent qu'il s'agit d'une fête personnelle marquée par des rituels de charlatanisme que les personnes concernées avaient coutume d'exercer localement." Au moins six personnes ont été arrêtées après cette soirée, où certains étaient habillés en femme, comme semble l'attester une des vidéos diffusées sur le Web. Le procureur du roi Mohamed VI, d'après le tribunal de première instance de Ksar El Kébir, avait notamment ordonné à la police judiciaire de mener des investigations "approfondies" pour déterminer la nature de la fête et, le cas échéant, arrêter ceux qui avaient enfreint la loi du pays. Dans un communiqué, la confédération espagnole LGBT Colegas explique qu'elle "demandera au ministère des Affaires étrangères qu'il intercède auprès des gays détenus et exige une libération immédiate". Plus largement, elle "dénonce l'impassibilité des autorités marocaines devant les démonstrations répétées d'intolérance et d'homophobie de la part d'islamistes intégristes". Le royaume chérifien interdit les relations homosexuelles au travers de l'article 489 du code pénal, qui stipule: "Est puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende allant de 120 à 1.000 dirhams [entre 10,50 et 88 euros, NDLR], à moins que le fait ne constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe."











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