Une ONG dénonce l'arrestation et la torture de transsexuelles
La police voulait obtenir des renseignements sur la communauté LGBT d'Ouganda.
Deux transsexuelles ougandaises ont été arrêtées le 10 septembre par des policiers en civils et relâchées huit jours plus tard, annonce l'organisation Sexual Minorities Uganda (Smug). George, devenu Georgina, et Kiiza (Brenda) étaient soupçonnées d'inciter à l'homosexualité, un crime passible de la prison à vie en Ouganda.Les deux militantes auraient subi des tortures destinées à les forcer à donner des renseignements sur des activistes de la communauté LGBT, dont la police avait une liste. L'existence d'un tel document "a augmenté la tension, la peur et la panique au sein de la communauté LGBT", constate dans un communiqué Smug, qui "condamne fortement ces actes inhumains contre les LGBT d'Ouganda". L'association appelle la société civile et les organisations de défense des droits humains à faire pression sur le gouvernement pour que les exactions prennent fin. La Commission internationale des droits gays et lesbiens (IGLHRC) demande pour sa part que cesse le "harcèlement" de Georgina et Brenda, qui doivent se rendre régulièrement au poste de police. Elle appelle à envoyer une lettre au président ougandais pour demander la fin du harcèlement et des intimidations envers les personnes sur la base de leur orientation sexuelle.











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