Tusk ne cède pas sur l'adoption de la Charte des droits fondamentaux
Soutenu par la population, le Premier ministre brandit la menace d'un référendum pour contrer le véto présidentiel.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a eu des mots très durs pour qualifier l'opposition du président Lech Kaczyński à la ratification du traité européen de Lisbonne. "Faire peur aux Polonais en affirmant que les homosexuels (...) constituent une menace au sein de l'Union européenne est bête, indécent, contraire à nos intérêts élémentaires et très nuisible à l'image de la Pologne dans le monde", a déploré M. Tusk mardi 18 mars, après que le président Polonais a annoncé qu'il déposerait son veto si le parlement tentait d'adopter le traité de Lisbonne et la Charte des droits fondamentaux, craignant qu'ils obligent la Pologne à accepter les mariages entre personnes de même sexe (lire Quotidien du 18 mars 2008). Une majorité de Polonais est pourtant favorable à l'approbation du traité, et Donald Tusk n'a pas exclu l'organisation d'un référendum pour emporter la partie.
Par ailleurs, Bredan Fay (photo), un homosexuel new-yorkais, a annoncé qu'il allait déposer une plainte auprès du consulat polonais de New York pour "l'utilisation désobligeante" des images de son mariage par Lech Kazcyński. Dans un discours télévisé lundi soir, le président polonais avait déclaré son opposition à la ratification de la Charte et le discours était entrecoupé de différentes images, dont celles d'un mariage homosexuel.











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