Tempête sur le Rocher à propos du concubinage homosexuel
"Au nom des principes du gouvernement princier", le chef du gouvernement refuse toute reconnaissance des couples homos.
Le 28 avril, l'examen au Conseil national de Monaco d'une proposition de loi relative aux violences domestiques a suscité une véritable polémique sur la notion de concubinage dans la Principauté. La présidente de la commission des Droits de la femme et de la famille, Catherine Fautrier, a redéfini sommairement les contours du concubinage comme "une situation de couple, donc également de couples de même sexe" afin de "ne pas créer une situation de discrimination". Jean-Paul Proust (photo), ministre d'État, et donc chef du gouvernement, a vivement protesté: "Le concubinage des gens de même sexe n'est pas conforme à notre société", a-t-il affirmé, réclamant le retrait de cet article pour que le gouvernement princier accepte le texte. Malgré les différents rappels des membres du conseil quant à la transparence de la Principauté vis à vis du Conseil de l'Europe et la ratification par Monaco de la Convention européenne des Droits de l'homme, le ministre d'État a campé sur ses positions, estimant qu'il n'avait "pas la même conception des droits de l'homme" et ajoutant: "Je n'accepterai pas au nom du prince des dérives qui n'ont rien à voir avec les droits de l'homme. (...) On ne va pas reconnaître le pacs ici." La conclusion de ses propos est éloquente: "Ce n'est pas le concubinage qui me gêne, c'est l'homosexualité au nom des principes du gouvernement princier." Finalement, cette proposition de loi a été votée à l'unanimité par l'Assemblée monégasque, mais elle doit encore être ratifiée par le prince et son gouvernement. Ce qui, visiblement, est mal parti…Photo: DR.











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