Six ans après son coming-out, le maire de Berlin ne regrette rien
Dans une interview exclusive accordée à "Têtu", Klaus Wowereit fait le bilan, et parle de la "situation assez différente" de Bertrand Delanoë.
"Je suis gay, et c'est aussi bien ainsi", avait lancé celui qui allait devenir maire de Berlin, en 2001. Dans une interview exclusive accordée à Têtu n°128 (en kiosques aujourd'hui), Klaus Wowereit évoque son coming-out et ses six années hors du placard. Il s'y confie avec franchise et parle de son homologue parisien, Bertrand Delanoë, avec qui il entretient des liens d'amitié.
À propos de la discrétion du maire de Paris, Klaus Wowereit évoque une situation "assez différente en France", où "la vie privée semble tenir une place moins importante dans les médias". Lui-même, contrairement à son homologue parisien, a choisi de vivre son homosexualité très ouvertement en s'affichant publiquement avec son compagnon aux réceptions officielles et se laissant photographier lorsqu'il l'embrasse à l'annonce de sa réélection: Klaus Wowereit voulait faire "comme tous les politiques".
Premier homme politique allemand à faire son coming-out ("Quand je l'ai fait, cela venait du ventre", confie-t-il à Têtu; "en y repensant, je pense que c'était une décision juste et bonne"), Klaus Wowereit estime n'avoir plus rien à cacher. Réélu l'an dernier, il estime aujourd'hui que son coming-out a même pu favoriser son élection: "J'ai constaté, surtout chez les jeunes, que ma démarche avait souvent été interprétée comme un témoignage de confiance de ma part. Cela m'a certainement attiré la sympathie des Berlinois." Toujours la cible des tabloïds, il constate toutefois que "la situation s'est désormais normalisée". Et c'est aussi bien ainsi.
Lire l'intégralité de l'interview de Klaus Wowereit dans Têtu n°128, actuellement en kiosques.




















